25.10.08

ciels de feu

les oublier un peu pour des paysages plus calmes en cette première semaine de petites vacances scolaires









23.10.08

pendant que le yoyo continue à fructifier..un petit retour sur des vérités annoncées par jacques Duboin

Jacques Duboin, (1878-1976) un économiste utopiste ?Par Bernard Kapp

Jacques Duboin, ancien banquier, est l’auteur dans les années 30 d’un livre posant les bases d’un programme économique ambitieux. Il défend la création d’un revenu égal pour tous, la réduction massive du temps de travail et l’instauration d’une "monnaie de consommation" rendant toute thésaurisation impossible...
Texte publié dans Le Monde, le 22 juin 1999

pour plus de détails:
http://ecodistributive.chez-alice.fr/fr_FR/Texte_ED_qqs-pages_Ind10d.pdf

http://www.jeanpierrepoulin.com/economie_distributive.html
http://www.jutier.net/contenu/distribu.htm

22.10.08

LE SUREAU NOIR

nom scientifique Sambucus nigra
ce sureau est très commun

fleurs

baies de ce sureau


Les baies :
Outre le fait que ces fruits soient appréciés en confiture, ils renferment nombre de substances actives : glucoside, tyrosine, nitrate de potassium, carotène, différents acides…
Le rob, entendez le concentré du jus des baies de sureau, est reconnu pour ses propriétés sudorifiques, idéal donc pour soigner grippe, bronchite et autres toux rebelles.

21.10.08

Paroles .. paroles....et politique

ça ne date pas d'hier et pourtant!!on croit encore s'en sortir avec des mots dont on nous abreuve tous les jours...."Ayez confiance", et même "je sais ce qu'il nous faut "( Mac Cain )

Extraits d'un entretien accordé au Matricule des Anges, 1994 :( Christian Bobin)

L'écriture est le travail politique par excellence. C'est un travail sur la langue et sur le monde. Donc sur la vérité. Actuellement, il y a un discrédit qui est jeté sur le politique et de façon presque uniforme. C'est dangereux. Les hommes politiques sont malades du langage parce qu'ils ont réponse à tout. Une réponse immédiate à tout. Il n'y a aucune vérité de présence dans leur parole. ............ L'écrivain, c'est l'inverse de cela. Il parle en son nom propre. Il donne une information sur le monde, irremplaçable, parce que c'est la sienne, à un tel moment, de tel jour, de telle année, de telle seconde.

Quand j'écris, les mots me viennent dans la bouche, avant de venir sur la page. Même en écrivant, je me tiens au bord de l'oral. Un exemple concret, quand j'écris La Part manquante, qui est une icône autour de la mère et de l'enfant, et bien je tourne comme un insensé autour des deux. Autour de la fusion des deux. La rencontre a vraiment eu lieu. L'écriture me vient toujours comme ça, du dehors pas du dedans. C'est le dehors qui me rentre dedans. Comme un train fou.
Christian Bobin

19.10.08

Fleurs et fruits d'automne

Mais si ma tomate a bien mûri et pèse 420grammes, 2 autres de 210grammes chacune ont déjà été mangées!!
Les autres se préparent avant les gelées
Asters entre bitume et mur: un rien leur ont suffi
La vigne vierge dans tous ses états
Le vinaigrier lui fait concurrence



Touffe de dahlias
La viorme a investi pompeusement un arbuste

rajout du post suivant qui a disparu:

20.10.08

les viornes
J'ai été prise d'un doute en voyant que ma viorne n'avait pas l'air bien connue.Depuis le temps de mon adolescence où nous nous essayions à fumer cette liane en cachette avec mon cousin, je ne connaissais que cette viorne que l'on appelait aussi bois de pipe et que l'on rencontre encore au détour du moindre chemin.Mais surprise! voici ce que je trouve sur le web : des petits arbustes à fleurs ....
.certains très courants mais qui n'avaient pas spécialement attiré mon attention(cliquer pour lire)Bien me prit cependant d'afficher "bois de pipe" et voilà !c'était bien elle!!avec tous ses noms scientifiques ou populaires Clématite des haies ou Clématite Vigne-blancheou Aubavis ou Aubervigne ou Bois à fumer ou Bois de pipe ou Cranquillier ou Herbe aux gueux ou Vigne de Salomon ou Viorne des pauvres Clematis vitalba

Bon ce n'est qu'une viorne des pauvres!! alors pas une vraie viorne, ma viorme??Pour moi c'est la seule véritable, celle que j'ai rencontrée encore hier sur mon chemin.Quand cette liane est sèche , de fins caneaux creux à l'intérieur permettent d'aspirer la fumée d'une tige allumée à un bout.Au fait, je ne me suis jamais demandé si c'était toxique!!




16.10.08

la poésie

L'aimez-vous saignante, à point , ou bien cuite!!???
je me suis essayée à revoir ma copie d'Hier..

et voir si, en m'astreignant aux règles classiques de la prosodie, je pourrais garder l'esprit de mon texte.

Voici ce que cela donne:

L’air était doux hier, la lumière arrêtée
Si belle et transparente en cet après midi
Qu’il vint y voltiger la chanson oubliée
D’un poème dormant dans mon cœur assourdi

Délaissant des maisons la coutumière haleine
J’ai dirigé mes pas vers le petit chemin
Et j’ai trouvé la porte qu’avait poussé(e) Verlaine.
Laissant venir à moi du passé le parfum.

Point de Velléda tout au fond du jardin
Mais le lacis ombreux de branches et de fleurs.
Point de lys orgueilleux, de chaises de rotin
Mais une humble tonnell(e)qui consola mon cœur.

Et des portes menaient vers bien d’autres jardins
Chantant la poési(e), sans souci d’autres temps,.
Des jardins ouvriers, tout humides de suint,
Moutonnant de bleu clair sur des fonds d’or pimpant

Les choux et les asters y chantaient de concert
Le soleil pâlissant et les fruits de la terre.
Le temps était si doux la lumière si claire
Que m’en suis revenue allégée de ma peine.

il reste des irrégularités que j'ai renoncé à corriger:il y a longtemps que je ne m'estreins plus à ce genre d'exercice par paresse et manque de talent et un peu aussi par ce que la poésie libre permet une souplesse parfois enrichissante.

j'ai souligné en gras les e muets supplémentaires, intercalés devant consonne et qui sont interdits.
il faudrait aussi que les rimes soient plus riches et pour l'oeil autant que pour les sonorités.
mais j'abandonne.
cependant je garde le dernier mot peine, tout seul là , comme un point d'orgue que je revendique au nom de la poésie libre.

auriez-vous un avis?

et pardon pour mon air d'en avoir l'air!!! je ne ferai plus!!!

15.10.08

hier

Il faisait si doux hier
La lumière était si claire
Si doucement nostalgique dans l’air
Qu’il y flottait des vers

Délaissant des maisons la coutumière haleine
Je me suis promenée dans le petit chemin
Et j’ai trouvé la porte qu’avait poussée Verlaine.
Laissant venir à moi du passé le parfum.



Point de Velléda tout au fond du jardin
Ni de lys orgueilleux, de chaises de rotin
Mais le lacis des branches et des fleurs
En tonnelle secrète pour abriter les cœurs
Et des portes menaient vers bien d’autres jardins
Chantant la poésie, sans souci d’autres temps,.
Des jardins ouvriers, tout humides de suint,
Moutonnant de bleu clair sur des fonds d’or pimpant











Les choux et les asters y chantaient de concert
Le soleil pâlissant et le fruit de la terre.
Le temps était si doux la lumière si claire
Que m’en suis revenue allégée de ma peine


14.10.08

Aptès trois ans

Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,,


Je me suis promené dans le petit jardin

Qu'éclairait doucement le soleil du matin
Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.
Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin...

Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
Les roses comme avant palpitent; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent.
Chaque alouette qui va et vient m’est connue.
Même j'ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue,
- Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.

VERLAINE

Fontaine


Tonnelle de

feuillage

13.10.08

Liberté,Liberté chérie



Le projet de travailler le dimanche
Dans les supermerchés est relancé :
Au nom de la liberté de choisir
De travailler plus pour gagner plus
Pour pouvoir enfin payer le loyer
Au lieu d’un câlin aux enfants
D’un regard aux devoirs
D’un sourire au conjoint
D’une causette au bistrot du coin
D’une promenade solitaire
Ou d’un billet pour le parterre
Ces choses si dérisoires
En temps de crise monétaire.
Faut bien aussi stimuler la consommation
De ceux qui n'ont pas de pognon

Au nom de la liberté de choisir
Des lendemains qui déchantent


La liberté
Estampe, Portrait De Modena, En Liberté Enchaînée

Auteur : Calamatta Luigi

11.10.08

je t'aime, un peu, beaucoup,........


trouvé ce petit flash sur le web:

Faut-il être d’accord pour s’aimer ? Peut-on partager son lit mais pas son vote ?

Anne Muxel, directrice de recherche au Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po) s’est penchée sur la relation entre alcôve et politique:

«Pour la plupart des gens, il faut être d’accord politiquement pour s’aimer»

En 1978, 46 % des couples ne votaient pas pareil. En 2007, ils sont seulement 27 %

9.10.08

auront-ils le temps de mûrir?

il est bien tard pour cette petite courge dont j'ignore tout
tomates coeur de boeuf, encore vertes
les mêmes qui commencent à s'éclaircir
quand on est petit il faut courir plus vite pour arriver avant les autres

"...... j'avais compris que lorsqu'on est boursier, qu'on porte une blouse, qu'on s'appelle “ le petit Chose ”, il faut travailler deux fois plus que les autres pour être leur égal"....., ( Le Petit Chose: Alphonse Daudet)
et sûrement quatre fois plus vite pour les dépasser , parfois même sans y arriver

7.10.08

La MC93 de Bobigny menacée

La MC93 menacée
Soutenez la MC93
Ecrivez-nous à l'adresse suivante
soutien@mc93.com

texte de la pétition
POUR DES THEATRES ET NON PAS UN SEUL
La MC93 n’est pas une salle dont on pourrait disposer comme d’un bien
immobilier, c’est un théâtre. Avec une histoire, une spécificité, une
singularité, que l’on pourrait résumer par le mot diversité.
La disparition de la MC93, son avalement par la Comédie-Française serait
un coup très dur porté à la diversité, la multiplicité que le Théâtre exige
pour exister en toute liberté.
Notre art est contradictoire de la concentration. Il est paradoxal,
foisonnant, il s’oppose à lui-même, il naît par contradiction. À la MC93,
depuis toujours, et nous espérons, pour longtemps encore, ce n’est pas
UNE troupe qui invente le Théâtre, mais des dizaines.
Les plateaux de la MC93 débordent de ce foisonnement, ce qui s’y fait ne
se fait pas ailleurs, parce que c’est un théâtre de désirs, d’amour pour les
oeuvres et les hommes qui les font, pour les publics qui y assistent.
L’ouverture remarquable de sa programmation à toutes les formes
d’expressions théâtrales, des plus accessibles aux plus exigeantes,
étrangères ou très françaises, n’est pas un empilement éclectique, mais la
réponse, poétique et politique d’un homme aux questions que pose le
monde.
Les soussignés en appellent fortement à qui de droit pour que
l’enthousiasmante richesse humaine et artistique de cette maison ne soit
pas sabordée, pour que ses moyens soient réactualisés.
Nous nous opposerons avec détermination à toute action qui tendrait à
aller à l’encontre de sa mission et des moyens de l’accomplir. Patrick
Sommier dit : « En temps de paix, on n’a jamais vu un théâtre en faire
disparaître un autre pour s’agrandir ».
Sommes-nous en guerre ?

HIER lundi 6 octobre à 15 H 30 a eu lieu à la MC93 un rassemblement pour signer la pétition en attendant les résultats de la conférence de presse organisée par le ministre pour "présenter des futurs projets de collaboration entre
la Comédie-Française et la MC93 Bobigny"

Cette conférence a été avancée et donc confirmée très tardivement !
voici quelques photos de ce rassemblement:

Boulevard Lenine : l'arrière de la maison de la culture
l'activité continue: on apporte les décors
Devant on commence à s'assembler
interview de Patrick Sommier Directeur de la MC93, scène nationale

d'autres participants




A l'intérieur

4.10.08

le temps d'une aurore

Le ciel flamboie

Un matin comme je les aime encore avec toute la journée devant,après le café que j'aimais brûlant et que je préfère presque tiède maintenant.Aller ouvrir l'ordi, la boîte de réception , nettoyer les impostures publicitaires tout autour du nom précieux d'une visite, rare si tôt le matin puis aller quérir d'autres nouvelles recueillir les joies et les chagrins.. essayer de cueillir quelques fleurs dans le champ des pensées quelque peu nauséeuses d'avoir croupi toute la nuit entre rêves et réalité....pause toilette avant ou après - c'est selon-, bisou au mari et...les graines aux cocottes...on ne voit pas le temps passer

Mais ce jour là l'enfant allait venir ...
enfant de toujours et femme encore jeune d'aujourd'hui.Trois jours à préparer et à remplir de tout ce qu'on ne peut pas dire ou faire de loin... et puis se dire adieu"au revoir", bien sûr brigetoun. ô ces mots inconscients!
Ils partaient tous les trois de bonne heure pour des lieux différents: le fils au boulot, le père à ses affaires,la fille pour le train de retour .

mes rideaux sont lavés, mes vitres éclaircies, mon poème a gardé le bruit de son baiser.

les vieux

2.10.08

clin d'oeil à tanette...souvenir de vacances..

1961
Les enfants ont huit et trois ans quand nous rallions le Portel au bord de cette mer du Nord rouleuse de coquillages et de souvenirs. Le fort du Heurt et son troupeau de moules dont il est encore tout à fait possible de se régaler ! Les surprises de crabes ou d’araignées à crocheter sous les rochers. Le vent du large. L’horizon mouvant où, de notre fenêtre, nous voyons naître les bateaux ou se mourir le soleil. Mon petit bonhomme et ses délices de gratouillis de bestioles vivantes sous les meubles. Ses irremplaçables zézaiements : « A monte ou a redétant ? » et puis pour finir, sa rougeole qui nous obligea à retarder notre départ de quelques jours pour un autre bout du monde, une deuxième location faite un peu au hasard et sans précaution, à la Vachette, du côté de Briançon.

Quand on eût enfin repéré cet ancien relais de diligence, bien passé à l’eau de Javel vaisselle et planchers, décroché les rideaux qui tombaient en guenilles et en poussière, je m’endormis la mort dans l’âme au bruit de la Clarée, le torrent qui jouxtait la route, en contrebas de la maison. Notre logeuse, la Victoire ne déparait pas le décor, épiant de ses mains crochues, les poubelles pour y recenser les éventuels dégâts faits à la vaisselle.
Et pourtant nous passâmes là, d’authentiques vacances avec plein de sauterelles et de papillons, une cabane au bord de la Clarée, un livre de lecture aussi pour la bonne conscience des parents. Et puis de longues marches à perte de soirées, quand la montagne devient violette et qu’il faut enfin hisser Pascal sur les épaules de son père...
Un matin, surprise ! Toute une kyrielle d’escargots de Bourgogne, nés dans la nuit, d’un ravin desséché et d’une ondée d’orage ! Quel régal en perspective !