13.1.11

La mort du loup ( A de Vigny)

           dernière strophe  (cliquer sur le titre pour le texte entier)

"Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,

Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.


--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."

                         Alfred de Vigny

3 commentaires:

brigetoun a dit…

souvenir de l'exaltation de la fillette que je fus

Solange a dit…

Je ne connaissais pas c'est très beau.

Air fou a dit…

Je pense à toi, à vous.

Zed