30.5.09

Les CAPRICES DE LA NATURE


le trèfle à quatre feuilles et plus
Il y a bien longtemps que je n'en avais plus trouvé

29.5.09

LA ROSE

Un si joli nom; CUISSE DE NYMPHE EMUE






Cuisse de Nymphe émue est une variété ancienne de rosier issue d'une variation[1] de 'Cuisse de Nymphe' dont elle se distingue surtout par la teinte de la fleur d'un rose carné un peu plus soutenu. Elle a été sélectionnée par le rosiériste français Jean-Pierre Vibert.



L'EAU DE ROSE



L'eau de roses est utilisée depuis longtemps par les femmes soucieuses de garder un joli teint frais ou désirant purifier leur peau tout en douceur... Les vertus de l'eau de roses ne sont pas négligeables :
Elle resserre les pores et raffermit la peau
Elle rafraîchit la peau et ravive le teint
Elle apaise les petites irritations cutanées
Enfin, elle laisse sur la peau un parfum délicat


Comment préparer sa propre eau de rose ?
Rien de plus simple : Il vous faut quelques pétales de roses issues, si possible, d'un rosier non traité par des pesticides et de l'eau minérale ou de source.
Ingrédients :
25 cl d'eau minérale ou de source
Une belle poignée de pétales de roses séchées


Préparation :
Faire bouillir l'eau, l'enlever du feu, puis y laisser infuser 30 min les pétales de roses. Filtrer, laisser refroidir et conserver dans un flacon en verre, à l'abri de la lumière.



28.5.09

Ces fleurs qui chaque année reviennent

Je redis sans me lasser vos noms que j'ai peur parfois d'oublier


FLEURS.

Des ancolies. Myosotis.
Le géranium Robert.
L’hellébore ma commère
Et le précieux orchis dans le spongieux du pré.
La mauve et son regard.
Regard mauve
Des scabieuses.

Tous ces noms ma chérie de soleil et de vent
Où marche la prairie.
La véronique bleue
Si tenue.
Et le plantain lancéolé - tu connais ?-
Qui brille de rosée dans les herbes élancées.
La carotte sauvage, ombelle raffinée.

Le lapin est absent...
Ancolie de la mélancolie.

Le delphinium compliqué
L’absence rayonnante,
Son nom pas de chez nous,
Son bleu
Son bleu cru, aigu,
Qui nous parle latin
En nos jardins gaulois.

juin 1994 (à ma petite fille)

Le DELPHINIUM aujourd'hui
d'un bleu qui a un peu pâli


27.5.09

l'orchidée de Petite Boussole

....."savez vous que certaines orchidées se déguisent en femelles d'insectes "
pour assurer au mieux la pérénité de leur espèce.


Une ruse du dieu des orchidées qui dirige ainsi leur destin ou le hasard d'une sélection naturelle favorable à leur survie?.


C'est tout le débat ouvert par Darwwin face au Créationnisme qui continue d'agiter certains esprits.


Et donc dans la foulée : l'homme est-il la réalisation du projet préexistant d'un être supérieur ou le résultat d'une évolution constructive remontant aux origines de la vie, elle même issue d'éléments plus simples et dont on commence à percer le mécanisme ?.et notamment comment les espèces vivantes ont évolué par sélection naturelle.


Vient de paraître (Science et Vie juin 2009) un aricle intéressant sur la théorie de Darwin qui en montre non seulent la richesse mais ce qu'elle contient d'adaptabilité aux nouvelles découvertes





cliquer pour lire


Résultats d'un sondage dans population française de 15 ans et plus

Les êtres humains sont apparus après des millions d'annéesd"évolution à partir de formes de vie moins évoluées. Dieu a orienté ce processus........................................................................17%

Les êtres humains sont apparus après des millions d'années d'évolution à partir de formes de vie moins évoluées. Dieu n'a joué aucun rôle dans ce processus.....................................................................63%

Dieu a créé les êtres humains dans leur forme actuelle il y a environ 10 000 ans............................................................................................8 %

Sans opinion.........................................................................12%

26.5.09

Petit conte en forme de devinette

Fleur des champs

Elle était née un jour dans une grande prairie. Elle n’était pas laide du tout, pas d’une grande beauté non plus, pas avec ce teint de transparence qu’on voit à la chair des roses dans la première lueur du matin. Entourée de hautes herbes vigoureuses, solidement ancrée dans la terre nourricière par une longue racine, elle n’était pas fragile non plus.

Elle regrettait seulement de ne pouvoir voyager, mais l’hirondelle qui venait d’arriver lui dit que les transports étaient très fatigants, souvent dangereux et qu’il fallait toujours revenir au même endroit. Elle aurait bien voulu savoir chanter comme le vent, mais le grillon lui dit qu’il apportait la pluie, arrachait parfois les grands arbres et décoiffait les petites filles. Elle aurait bien voulu épouser le coquelicot, mais il n’était pas de son monde; fier et éphémère il disparut sitôt venu.

De tout petits moucherons venaient parfois danser autour de sa corolle, cela la distrayait un instant ; leurs arabesques étaient si jolies ! Un jour un gros bourdon doré vint lui rendre visite, riche et somptueux, mais quel fardeau pour son mince pétiole ! Elle fit ce qu’elle put pour ne pas se courber dangereusement.
Pourquoi n’était-elle pas opulente comme le gros pissenlit qu’il lui préféra ? . Soudain un joli papillon la frôla d’un geste amoureux. Quel bonheur ! Quelle délicatesse que ses pattes de velours ! Elle lui offrit un peu de son pollen.

Quand il eût bien pillé son nectar, ses réserves d’eau et de miel, il s’en alla sans un adieu.

25.5.09

La roue du temps

Une vieille Comtoise

NOUVELLEMENT VENUS.

Le seringa

Les Pivoines
les Premiers Bigarreaux
L'Eglantine
la Pleine Sève du sapin
L'Iris

CE QUI S'ACCROCHENT

Le Bourdon derrière la Vitre
Les Petites Poules en sortie
Une main vieillie

INCIDENT DE PARCOURS

Un Martinet foudroyé en plein Vol

CE QUI SUBSISTE LONGTEMPS

Un vieux Dictionnaire
Avec ses lettres en forme de Rébus

CE QUI TOMBE EN CENDRES

21.5.09

la semaine des quatre jeudis (à la campagne)

Un,deux, trois, je m'en vais au bois
Quatre, cinq, six, cueillir des cerises



Sept, huit, neuf, dans mon panier neuf
Dix, onze, douze, elles seront toute rouges div>

20.5.09

19.5.09

petits bonheurs du matin

Par ma fenêtre

et ce qui va s'ouvrir

contre le prunier

joyeux nuages

ce n'était pas le bordel partout mais il reste à faire



18.5.09

Des reliques du Bouddha à Paris

le Bouddhisme est-il une religion??
cliquer sur le titre ci dessus :
c'est un forum

je penche pour l'argumentation de Mokta
tout en étant loin de tout savoir sur la question

17.5.09

Le canapé rouge

Ça y est j’ai fini mon petit bouquin
Comment ça finit ?. ça finit comme ça avait commencé
Alors il n’y a pas d’histoire ?
Si une vraie histoire que je me suis appropriée comme si elle m’appartenait à moins que ce ne soit l’inverse, que l’auteur l’ait piégée à travers le fleuve qui nous relie les uns aux autres, juste entre le jour qui meurt à nouveau et la nuit limpide qui recommence.

16.5.09

petite trève dans les rangements......lire.

Je ne lis plus guère. J’ai déjà dit je crois. Je ne relis guère non plus, De mes lectures ne me souviens guère plus
Mais beaucoup de flash je crois, des phrases, un auteur, un titre parfois et puis des idées, des traces d’idées comme cristaux indélébiles, les petits cailloux du Petit Poucet qui d’un clic me permettent de retrouver la queue d’un vers quand les miettes de pain , sur le chemin, les oiseaux ont mangées
Quelques astérisques dans mon carnet de mémoire ..... la lenteur …… Kundera .. je sais que j’ai aimé.Une petite étoile pour le mot lenteur, . la lenteur profonde de l’amour .. je m’évade ..
La madeleine…. Proust … tous ces petits méandres insistants….me reste la madeleine, son petit goût souple et fluide sous la langue et tout le reste qui est à moi !
Du temps de mes vertes années de grandes forêts à théorèmes dont les squelettes, sur lit de sable dans ma pensée sont sédiments solides et rassurants auxquels j’accroche encore quelque cerf-volant.
et tout e qu'on a appris par coeur!!
Mais je lis lentement, surtout quand j’entre, complice, en un lieu où accourent tant de personnages clandestins que ce n’est plus un livre mais une conspiration intempestive. Voler des mots, en faire toute une histoire ….jacter à la place de l’auteur et le saluer de bonheur.

« Le canapé rouge » Il est tout petit celui là. Ca me va . Petit cadeau arrivé par la poste..
Pas si petit que ça a dit le Petit Prince …

Le fil ténu d’une âme d’ici qui file à la recherche d’une âme évadée dans les espaces slaves ; un voyage en train à la frange de terres imprécises où émergent ça et là, la silhouette grêle et blanche des bouleaux sibériens , un fil d’ amour perdu doux comme une soie sans accroches dont un bout est resté relié au canapé rouge d’étoffe fanée où une vieille femme dorlote une vie de souvenir et de substitution sédentaire .
Et qui avait encore tant ri de joie quand sa voisine de cœur lui avait lu ce joli dialogue avant de partir :

- "Qu’aimez-vous par-dessus tout ?
-Faire l’amour, la terre après la pluie, faire l’amour, les chats de gouttières, faire l’amour, les fleurs, faire l’amour, quelques enfants très rares, faire l’amour, les gens qui savent se juger, faire l’amour, l es rivières, faire l’amour, les ports, faire l’amour, la propreté et la gentillesses, faire l’amour".


Voilà je ne vais quand même pas trop recopier.
Et puis,je n’en suis qu’à la page 76 sur 138 . et il faut que j’en garde pour demain.

-C’est bien ?
-oui ou plutôt ça me va
-ou une dernière phrase volée au hasard « J’étais absent de moi plutôt nuage indécis, un passant pas très sûr d’être vraiment quelqu’un »

l'auteur je vous le dirai demain à moins que vous ne le connaissiez déjà

15.5.09

ça ne peut plus durer

Il faut absolument que je fasse le ménage:voici le chantier, réouvert hier., toujours avec autant de stupeur!

Cependant, un petit mot mémoire pour mon bureau: il fut réalisé avec le bois d'un cerisier où j'ai grimpé enfant,y manger sur place les cerises de mon goûter avec une tranche de pain.J'avais 25 ans quand un artisan du village en utilisa le bois pour en faire mon premier bureau. Il ne m'a jamais quitté.
Le petit panier à papier sur la fenêtre servit à ma fille pour une petite chorégraphie enfantine. Cette année elle prend sa retraite. Souvenirs.. souvenir.


et voici le coin de l'ordi!

Je me donne encore un an ...pour faire ce que mon grand oncle Félix fit et qu'il intitula Incinération. Pas tout tout de même mais quel travail pour relire et trier Après.... (et vous savez pourquoi)- je ne mettrai plus que des petites fleurs d'occasion ou j'irai squatter chez les autres en espérant continuer à pouvoir mettre des liens, pour vous en faire profiter, comme de ce que je viens de découvrir tout à l'heure.

juste pour le plaisir des yeux
cliquer sur le lien suivant

12.5.09

Il fait si gris aujourd'hui

Mais les ROSES VONT VENIR

Les roses
Vidéo envoyée par coralline

dans le champ du gros Louis aujourd'hui

A la recherche des oeufs de Pâques
Sur la tondeuse

le champ du gros Louis

j'ai parlé dans un message précédent du champ du gros Louis
cliquer sur le titre

Le champ du gros Louis

dans mon dernier message, j'ai évoqué le champ du gros Louis
j'essaie d'y faire référence à l'aide de cette adresse

http://micheline84.blogspot.com/2005/12/le-champ-du-gros-louis.html

11.5.09

ON NE PEUT PAS TOUT RACONTER

On ne peut pas tout raconter. Ni ce qui passe ni ce qui vient
Les lilas qui ont pâli, le silène qui fleurit


Ni les Saint- Georges sur le déclin exhalant leur dernier parfum
Mais peut-être une avalanche, un torrent de fleurs blanches, étonnant mais dont le nom m’a fui


Deux arbres bien serrés l’un contre l’autre rivalisant à qui fera plus beau contraste de la feuille ou bien du fruit. l'érable à gauche, l'orme à droite.

les fruits de l'orme

Dans cette débauche de fruits roux, à peine une ébauche de feuilles qui commencent à poindre

Les fruits de l'érable dans leur bouquet de feuilles

Dire un peu ce que j’ai vu dans les nuages en arrivant le premier un soir : la petite y voyait un cheval de vent pour galoper bien loin à travers les espaces, son papa la mer immense aux rochers accrochée, le crocodile qui menace d’engloutir tout ce qui passe ..et moi j’ai joué le jeu aussi un long moment à la tombée du jour


Et puis comme soudain s’est affolée la petite aiguille au compteur du temps, quand j’ai voulu conduire mes pas raidis jusqu’aux confins du champ du gros Louis. Tout ce petit coin de paradis que je raconte, ces quelques jours si fugaces que bientôt n’en restera trace dans une vie qui s’abolit.
Les oeufs des petites poules

On ne peut tout raconter sans être sûr que nos paroles vont bien se mélanger avec celles qu’on guette sur la toile …et bien se faire une petite place dans leur vie.
La brume du matin

Mon pc m’a fait la gueule refusant obstinément de me connecter. Le bas débit c’est plus de mode qu’il m’a dit..et je lui ai fait la gueule aussi.

En rentrant j’étais si lasse que bien vite ai dit bonjour à celui-d'ici, décacheté une lettre amie, dit merci par la pensée, et puis presqu’aussitôt bonsoir et suis allée au lit, retrouver mon petit orgue devenu solitaire qui peut encore – quand il veut bien- fermer la porte de la journée et m’ouvrir les portes de la nuit.

7.5.09

nouveau billet d'absence jusqu'à dimanche

pour les mêmes motifs que la semaine dernière

ne pas envoyer de pps Svp
ni de grandes images

mais des petits mots gentils à croquer comme une pomme aux joues roses :.. oui

je vous souhaite un bon weekend sans travail . sauf si vous travaillez dans les transports, ou spectacles en tout genre...en attendant qu'internet fasse tout cela pour nous!!!

technique

merci aux tehniciens
1) pour le dépannage à domicile : prière de communiquer vos tarifs SVP!!!
2) ça ne va pas comme j'ai l'habitude de faire. je me demande si blogger n'est pas en maintenance?? ou alors c'est moi !!
j'essaie La méthode JC
je crois que je vais devoir aller sur place vérifier la suite de la production des saint- georges
" au wagon "
wagon

nouvel essai
je crois que je vais finir par aboutir à un résultat et pouvoir partir tranquille chercher le reste des champignons au wagon

EUREKA merci jean- claude!!!

6.5.09

VOYAGES

Vaguement je me prépare pour notre réunion de l’APA , les 3, 4, et 5 juillet prochain à Ambérieu ( dans l’Ain )

Le thème cette année est Voyages et ce n’est pas rien. Je dois choisir où j’irai écrire ou écouter , dire ou ne rien dire .. ça va , je prends surtout l’habitude de ne rien dire c’est tellement plus reposant !!

Des voyages que j’ai faits j’en ai noté quelques aperçus, pas vraiment fait des descriptions minutieuses à enrichir le guide Michelin, mais vécus dans mon atmosphère intérieure
Ma patrie intérieure je l’emmène toujours un peu à la semelle de mes souliers.
Et j’ai toujours du mal à partir …je ne vais quand même pas dire que je n’aime pas les voyages. Je suis contente d’avoir un peu visité la France profonde, ou moins profonde, une frange d’Europe, un soupçon d’Afrique un doigt d’Amérique et un zeste d’Asie.

Alors qu’est-ce que je peux vous dire, surtout envie de faire un clin d’œil quand je rencontre sur la blogosphère des vrais de vrais, exilés du Cantal ou de la Lozère, des apatrides ambulants, des promeneurs solitaires ,ou des petits mots qui font tilt comme la Rosée du matin

La Rosée du matin : le nom de l’ hôtel où nous avons passé une huitaine de jours .Ce fut à Nasbinals, en janvier 1984 ; quelques mois après le décès de ma sœur .
Alors que je vous raconte.. ou plutôt un fais un copié collé de ce que j’ai pu en raconter à l’époque .

« En janvier, nous partons à Nasbinals sur le plateau de l'Aubrac.
Je suis pleine de crainte. J’ai peur de l'insertion de ma vie dans un nouvel espace. Moi qui essaie patiemment de ne pas me voir, je vais être cernée par des lignes inhabituelles, éclairée de lumières naïvement impitoyables. Et tourneront, tourneront tous les pourquoi de ma vie dérisoire. Non sois sage. Tais-toi. Ma révolte fléchit comme cette dure pelote de noir chagrin dont le fil mincit avec la trame des jours.
Alors j'écume quelque mousse de bien être : l'installation dans le train du départ, avec un peu d'inconnu devant. Un roulement doux.
Pierre a tout prévu. Rien à faire. Rien à penser.
Arrivée à l'hôtel : léger, léger voile de plaisir. Confort. Propreté deux étoiles. Des pierres, du bois, des poutres, de la mosaïque, des moquettes. Rien de spécial. J'y jette pourtant un regard mi-curieux, mi-satisfait. Ce doit être cela le luxe. Pourtant ce très grand lit pour deux où l'on peut vivre sa nuit sans sentir l'autre vivre est bien excessif. Chacun a une belle lampe pour lire le soir. Bien. Bien aussi, cette grande tablette où lire, écrire à l'aise. Bien ce radiateur électrique où la manette individuelle délivre le degré de chaleur exacte. Ne pas économiser. On a payé pour ne pas économiser, pour utiliser toutes ces serviettes de bains d'une blancheur immaculée, qu'on change chaque jour à peine dépliées. J'ai payé pour faire travailler cette femme harassée qui change mes draps tous les deux jours. Petite nausée. A peine. C'est l'heure du repas.
Table ornée, mets imprévu, gourmandise flattée. Menus plaisirs.
L'hôtelière est gentille. Elle est contente d'avoir fait cette terrine, de vous la présenter :
- C'est fait maison.
Comment ne pas terminer cette grosse et succulente tranche de pâté ? cette côtelette sauce moutarde, et ces petites pommes de terre sautées, et le fromage, et la bonne tarte maison au sucre et au beurre ? Tant pis, pour une fois ! Merci Madame. C'est très bon.
- Ça vous plaît ? Voulez-vous plus ?
- Non merci, mais je grignote encore un peu de cette énorme part de quiche.
Cette fois c'est dit, j'en laisse et je m'excuse. J'ai payé. Je suis bien libre.
Tout à l'heure j'irai à la pharmacie acheter un léger laxatif.
J'ai mangé des tripoux que je ne connaissais pas : des tripes de moutons avec un peu d'ail, du persil, bien cousues dans un morceau de panse, agrémentés d'une petite sauce et de carottes. Délicieux. C'est l'entrée. Suivent la dinde en sauce, les petits légumes, le fromage, la tarte. Une autre fois je découvre l'aligot : de la tome fondue dans une purée de pommes de terre, avec de la crème fraîche. Splendide. Et le civet de sanglier donc, le grand ramequin de mousse au chocolat, celle que j'aime avec du vrai chocolat noir très fin ! Tout de même je ne finirai pas tout. Je m'excuse. Le boudin aux pommes non plus. On a dit qu'il est de bon ton d'en laisser un peu. Cela prouve bien qu'on est comblé.
Nous bavardons avec la Patronne. Elle est simple et nous confie qu'elle soupe le soir d'un grand bol de bouillon de légumes et de fromages. Elle a un bel hôtel, c'est sûr. Superbe. Avec son mari, ils l'ont fait construire et l'ont ouvert il y a deux ans. Elle raconte simplement. Ses parents tenaient un hôtel à une vingtaine de kilomètres de là. Bien plus petit. Mais le travail ne manquait pas. A dix ans, il fallait aider, pour le vin, pour la vaisselle, il fallait se tenir dans la cuisine. Le salon c'était pour les clients. Alors maintenant elle a son appartement séparé. Elle a une fille de vingt ans, en pension à Toulouse, qui a du mal à décrocher son Bac. Et qui ne viendra pas pour les vacances de février. C'est trop court. Voilà. L'hôtel est bien calme en ce moment, c'est une chance car sa santé devient fragile. Elle fait le feu à la cheminée. Son mari finit la confection et l'installation de la lustrerie. De grands abat-jour de peau. C'est joli. "Oui, on a fait beaucoup par nous-mêmes. C'est nous qui avons proposé les plans, organisé tout l'agencement intérieur. Nous en avons eu du plaisir, plus même que maintenant où tout est à peu près fini".
Cette conversation simple me plaît. Moi aussi j'aime surtout les choses à faire ou en train de se faire.
Nous allons voir la lingerie, les belles machines neuves et modernes, avec cartes perforées, les grandes tables où s'empile le linge à repasser. Tout est propre, net. Le petit atelier où le mari prépare les abat-jour. De grandes peaux achetées directement aux abattoirs attendent d'être découpées avec soin après avoir été tannées.
Cette rampe d'escalier dans l'entrée, c'est le mari qui l'a dessinée. Tout en chêne massif. Je me sens apprivoisée par ces gens, par ces choses en gestation.
La grande salle qui sent le bois, le feu de cheminée, les grosses pierres apparentes, tout cela est juste assez naturel, assez conventionnel aussi pour que mon esprit glisse sans accrocher. Pas de prise à la bête sournoise, meurtrie de brûlures inconscientes et qui dort. Ne pas l'éveiller surtout. Tenir en laisse un mince filet de vie. Tout simple.
La neige. Toute blanche. Toute propre. Mon ensemble de ski est tout à fait douillet autour de mon corps. A Ginette je dois le confort des bottes de cuir fourrées, du bonnet et de la longue écharpe moelleuse.
Je pense à ses pieds qui marchaient dedans, à son souffle qui traversait la laine. Je ne suis pas triste. Je suis un peu elle. Je suis un peu morte à l'intérieur et elle... elle est bien à l'abri aussi. Mon esprit s'endort. De la neige fouettée me cingle les paupières. Je marche contre le vent. Il faut marcher. C'est une idée comme ça, que j'ai encore. L'idée que ça fait du bien. Il faut se faire du bien. On est venu pour ça. Je sens l'air entrer profondément dans mes poumons et sortir à longue haleine. On force un peu le pas, pas trop, juste ce qu'il faut pour sentir que l'on marche. Pierre marche aussi, sans rien dire, un peu en avant. D'accord. De parti pris, d'accord avec tout. Quitte à exploser, à l'improviste pour on ne sait quelle obscure raison, dévastant d'un seul coup notre fragile équilibre.
Une seconde j'imagine que je suis là, toute seule à marcher sur cette route inconnue.
Impossible. Je me repose sur lui. Je lui abandonne les repères, les distances, l'orientation des routes. Je force un peu mon indifférence à choisir ou reconnaître les lieux. Je préfère ne pas regarder, je marche comme une bête. Je vois un arbre tout blanc. Tout propre. C'est suffisant.
Nous rentrons un peu étourdis. Deux anoraks, deux paires de ski dans l'entrée, seuls témoignages d'autres êtres ici. On les apercevra à peine. Tant mieux. Lui un petit moustachu aux longs cheveux, elle une asiatique aux cheveux raides, noir jais.
La neige fond. Le ciel est tout chargé. La route grisaille. Diversion : l'hôtelier nous propose une virée à Laguiole, à une quinzaine de kilomètres. Il va là-bas, en 2CV, porter des tables au "collègue".
Je grimpe à l'avant, sur les genoux de Pierre, tassée et crispée contre son estomac. Nous fonçons sur la route mi-enneigée, mi-dégagée. Pas de chaînes, ni de clous. C'est pour les touristes, paraît-il. Ici on a l'habitude.
Nous nous enfonçons dans un univers clos de partout par l’ouate blanche. C'est bien de n'être nulle part. A la station, il faut reprendre pied. Petite animation des chalets-restaus, comme partout. Les pentes entre les sapins. Les tire-fesses. Les skieurs amateurs. Un petit air du temps où nous emmenions les enfants quand ils étaient à nous, avec encore tout plein de possibles devant. Tout plein ? Non, seulement quelques trajectoires non abouties sur des pistes balisées.
Un grog, au chaud derrière la vitre, puis nous repartons. Pierre est à l'arrière de la fourgonnette, vide maintenant. L'atmosphère s'est un peu allégée, on aperçoit l'hôtel des Œuvres Laïques tout près d'Aubrac, quelques burons endormis, par ici, par-là, dans l'amorce d'un paysage lent et doux.
Savez-vous ce que c'est un buron ? Pas tout à fait une grange, pas tout à fait une ferme. Une bâtisse de pierre solide, une seule grande pièce aménagée sommairement sur une cave où attendra le fromage.
A partir du 25 mai les troupeaux montent aux alpages. C'est le grand départ pour les herbages parfumés. Une cinquantaine de kilomètres à parcourir de la pointe du jour jusqu'au soir.
Le buron c'est le point de ralliement des bêtes pour la traite le soir. Le lait dans les grands pots est mis à cailler près de la cheminée, puis la tome mûrit dans les moules de bois cylindriques en attendant d'être plus élaborée et transformée en fourme, bleus, etc...
Le 13 octobre on redescend aux mas. C'est pour moi une image très littéraire, comme un voile sur mon chagrin.
J'aimerais voir peut-être. Voir l'été ici, revenir dans ce petit troquet où nous prenons un "petit rouge".
Le matin suivant la nature en a rajouté au conventionnel de paix et de solitude : la neige absolument vierge. Un petit soleil tout jaune. Des capuchons blancs aux toits. Un sapin tout givré. L'odeur du fumier qu'un tracteur transporte. Il fait doux. On marche. Un bistrot.
Un bougnat de la Porte de Montreuil de retour au pays. Une parisienne aussi, rapatriée dans son lieu d'origine, légèrement insolite avec son maquillage de ville, le crayon noir des sourcils soulignant un regard fatigué.
Notre séjour s'achève. Nous rentrons demain.
J'ai bien tenu.

5.5.09

PARADOXES ET UTOPIES

La fête du travail ?…ou la fête des travailleurs ?

Ce travail si beau, si sacré, ça devrait se fêter en travaillant n’est-ce pas ?
Eh bien non ! On chôme.

Ce qui me laisse à penser qu’il y a là comme un hic

La fête du cochon c’est quand on le tue n'est-ce pas?
Et si la fête du travail c’était comme la fête du cochon
Si on lui faisait sa fête au travail ?
Ce n’est pas toujours le travail qu’on aime
C’est le salaire ,un peu salé comme la chair du cochon
Alors si on tuait le travail, le sale travail naturellement, celui qui laisse du caca dans nos maisons
Comme le cochon dans nos étables..
Le cochon pourrait aller dans la prairie
Et le vrai, le beau le noble travail se promènerait dans la vie..
Sans plus dépendre du salaire.

Plus d’ êtres humains qui crèvent dans les mouroirs, qui se pendent dans les prisons, se shootent au désespoir

Mais font de la dentelle ou du tricot, un œuvre d‘art ou une machine pour faire avancer le bonheur.

Et déjà se profile une autre fête…c’est fou ce que c’est bien ce mois de Mai..
On va fêter la Libération, une bien belle fête celle là, pour lui faire sa fête à la guerre.
On les avait bien reconduits hors de nos frontières et même un peu plus loin nos envahisseurs, ceux qui sont devenus nos amis. C’était en 1945 Donc fête de la libération. Fin de la guerre donc.

Mais là aussi il y a comme un hic !! la guerre c’est comme l’hydre de Lerne, plus on lui coupe de têtes et plus il en repousse un peu plus loin.

Et puis voilà si on arrête de faire la guerre et toutes ces choses inutiles et nuisibles, ça va en faire des chômeurs !!!

Non, des êtres humains qui ne crèvent plus dans les mouroirs, ne se pendent plus dans les prisons, ne se shootent plus au désespoir mais font de la dentelle ou du tricot, une œuvre d‘art , une machine pour faire avancer le bonheur. Et non pour gagner des sous.


On a bien séparé l'Eglise et l'Etat (enfin presque!!)

Séparons le Travail des Salaires.


C'était le 1er Mai: du travail sans salaire

Entretenir son jardin et l'offrir aux passants


Des grilles qui accueillent et qui nenferment pas



Nourrir son petit chat , et sourire aux voisins



Leur ouvrir un chemin


Et même refaire sa façade avec de jeunes mains