30.12.07

Slpeen

Est-ce seulement le creux de l'entre deux fêtes?
Le creux de l'entre deux ans? ,
Un qui n'est pas tout à fait mort
Et l'autre pas encore né...

Quelques vers flottants ...
Pour y trouver remède.?. hélas
"La chair est triste et j'ai lu tous les livres"
Mais bon dieu
"Passionne toi pour une grisette
Pour un homard à la moutarde
Mais passionne toi pour quelque chose"
Et "je hais les tièdes!!"
"Frappe toi le coeur c'est là qu'est le génie"
Bon j'arrête....
Si cela vous amuse , ajoutez les noms d'auteur....
Ou d'autres choses plus drôles!
Merci!!

23.12.07

LE SIXIEME SENS (inspiré par les cinq sens de Camille)

Le sixième sens, comme on le nomme
Que ferions-nous sans lui ?
Car à chacun de nous,
L’histoire ne dit pas
Qu’il manquât.

Point de mots pour celui-là,
-Comme c’est étrange-
Il n’a point de regard
Encore moins de joli cliquetis
Sa bouche est close
Rien où la main se pose.

Il n’est pas né d’hier
Les oiseaux l’ont aussi..
L’amant se désespère
Dans la tiédeur du lit.
Son chemin va tout droit
Pour choisir ses amis.

Mais si s’affole sa boussole
Au plus noir de la nuit
L’on voudrait bien
Des cinq sens communs
Témoignage certain :
Voir, sentir, entendre
Savoir que tout va bien.
Sans attendre demain

Et la main tremble alors
A ne savoir comment
Sur le sable de nos matins
Signera le destin.

18.12.07

fin d'année... fin de vie

Je suis en train de lire :


« ENSEMBLE C’EST TOUT » ( ANNA GAVALDA) Dépôt 2005-2007 ; collection « j’ai lu »


Voici un petit extrait qui donne un aperçu du ton, du réalisme et de la tendresse qui lient les personnages, « ces quatre – là qui n’auraient jamais dû se rencontrer... Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour - appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu »
.
Frank est venu voir sa grand-mère Paulette Lestafier dans une maison de retraite. Elle espère toujours qu’il va la faire sortir de là
Mais pour Frank c’est impossible,et voici ce qu’il se décide à lui dire :


Ecoute-moi, Paulette Lestafier, écoute-moi bien :
« tu vivais seule
dans une maison que tu adorais et que j’adorais aussi. Le
matin, tu te levais à l’aube , tu préparais ta Ricorée et tu la buvais en
regardant la la couleur des nuages pour savoir quel temps il allait faire.
Ensuite, tu nourrissais ton petit monde, c’est ça ? ton chat, le chat des
voisins, tes rouges-gorges, tes mésanges et tous les piafs de la création. Tu prenais ton sécateur et tu leur faiais leur toilette à tes fleurs avant la tienne. Tu t’habillais, tu guettais le passage du facteur ou celui du boucher. Le gros Michel, cet escroc qui te coupais toujours des biftecks de 300 grammes quand tu lui en demandais 100 alors qu’il savait très bien que tu n’avais plus de dents… oh ! mais tu ne disais rien. Tu avais trop peur qu’il oublie de klaxonner le mardi suivant…Le reste tu le faisais bouillir pour donner du goût à ton potage. Vers onze heures, tu prenais ton cabas,et tu allais jusqu’au
café Grivaud pour acheter ton journal et ton pain de deux livres. Il y
avait bien longtemps que tu n’en mangeais plus, mais tu le prenais quand même … pour l’habitude…et pour les oiseaux… souvent tu croisais une vieille copine qui avait lu la rubrique nécrologique avant toi et vous parliez de vos morts en soupirant. Ensuite, tu lui donnais de mes nouvelles. Même si tu n’en avais pas… pour ces gens-là, j’étais aussi célèbre que Bocuse, pas vrai ? tu vivais seule depuis presque vingt ans, mais tu continuais de mettre une nappe
propre et de te dresser un joli couvert avec un verre à pied et des fleurs dans un vase. Si je me souviens bien, au printemps, c’était des anémones, l’été des reines-marguerites et en hiver, tu achetais un bouquet sur le match » en te répétant à chaque repas qu’il était bien laid et que tu l’avais payé trop cher…L’après midi, tu faisais une petite sieste sur le canapé et ton gros matou acceptait de venir sur tes genoux quelques instants. Tu terminais ensuite ce que tu avais entrepris dans le jardin ou au potager le matin même…tu n’y faisais pas grand’chose, mais quand même, il te nourrissait un peu et tu bichais quand Yvonne achetait ses carottes au super marché. Pour toi c’était le comble du déshonneur…
« les soirées étaient………( coupure)
Chaque fois que je revenais te voir…( coupure)
Je n’osais rien te dire, mais je voyais bien que ton jardin n’était plus aussi propre……….je voyais bien……( coupure)
……
Oui ne me regarde pas comme ça mémé … je les ai toujours vus tes énormes bleus que tu asseyais de cacher sous tes gilets… J’aurais pu te prendre la tête beaucoup plus tôt avec tout ça… te forcer à voir des médecins et t’engueuler pour que tu arrête de te fatiguer avec cette vieille bêche…..que te fliquer et de m’envoyer tes résultats d’analyses … mais non, je me disais qu’il valait mieux te laisser en paix et que le jour où ça n’irait plus, eh bien au moins tu n’aurais pas de regrets, et moi non plus ..au moins tu aurais bien vécu. Heureuse. Peinarde. Jusqu’au bout.
« Maintenant, il est venu ce jour. On y est là... et tu dois te résoudre, ma vieille. Au lieu de me faire la gueule, tu devrais plutôt penser à la chance que tu as de vivre plus de quatre vingt ans dans une maison aussi belle et….
Elle pleurait .....


Epilogue:...et la mémé finira par sortir..grâce à.....

16.12.07

j'ai retrouvé mes binettes,que j'avais perdues mais je ne sais vraiment pas comment, j'ai installé Zango!!!hourra!! je peux vous dire le temps qu'il fait.Upgrade your email with 1000's of cool animationsUpgrade your email with 1000's of cool animations



j'ajoute une image!!!la bassine à confiture d'une de mes correspondantes: Paulette Toublanc qui a connu l'oncle Félix, le frère de mon grand père Alfred Mavet, père de mon père Michel Mavet, ce dernier grand père de Catherine Lemaire et Pascal Lucas et arrière grand père de Céline Lemaire et de Fanny Lucas

voir ci-dessus, l'oncle Félix et sa femme Michelle à la Madeleine où je suis née micheline mavet

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12.12.07

Matière à réflexion

Les tours ont-elles un avenir? (Extrait du dossier: "Changer la ville" dans Sciences et avenir déc 2007)


ci-dessus un projet pour la Porte de la Chapelle à Paris.

"c'est la ville basse qui est une aberration,car elle consomme énormément de terrain, plaide l'architecte Jacques Ferrier,il faut densifier pour accueillir les milliers d'habitants qui arrivent chaque jour des campagnes et des autres pays. Densifier pour rendre les communications, les transports, plus rapides, plus immédiats,moins chers.. développer des villes mixtes, ne séparant plus des cités dortoirs des zones de bureaux, des pôles de loisirs"

Ces nouvelles tours font l'objet d'études et de projets divers pour tenir compte des impératifs écologiques en matière d'économie d'énergie , de dépollution... d'esthétique aussi



A gauche un immeuble du quartier BedZed, près de Londres, à droite la tour turning Torso, en Suède.

10.12.07

Contre la méchante ortie

Un truc bien pratique lorsque l'on n'a pas de gants et que l'on ne veut pas se piquer, passez-vous plusieurs fois la main (intérieur et extérieur) dans les cheveux.
C'est fait ?... alors, vous pouvez commencer votre cueillette sans crainte (sans oublier de vous repassez la main dans les cheveux au cours de la cueillette.), On peut soulager les piqûres d'orties en y frottant du plantain : c'est une plante à feuilles rondes et nervures prononcées, qui pousse généralement près des urticacées

Le plantin lancéolé









Et pour vous donner courage :
Encore quelques vertus ou emplois de l'ortie

Les fibres d'ortie ont servi à fabriquer des cordes et des tissus, surtout dans le nord de l'Europe et sont encore utilisées pour fabriquer le papier sur lequel sont imprimés les billets de banques (remplaçant celles du chanvre)





Les jardiniers et maraîchers voulant respecter les principes de l'agriculture biologique préparent avec les orties, par fermentation, du purin d'ortie qui a la propriété de repousser les insectes, notamment les pucerons ; il peut aussi constituer un engrais
Riche en azote, fer, potasse et oligo-éléments, le purin d'ortie constitue un bon fortifiant pour les plantes et stimule la croissance et la résistance naturelle contre les ennemis et les maladies.Il est utilisé en jardinage biologique pour renforcer l'immunité des végétaux et éviter les traitements et les pesticides

Le suc d'ortie, que l'on peut mêler à parts égales avec le suc des feuilles et des graines vertes de capucins favorise remarquablement la croissance et la repousse des cheveux. On en frotte vigoureusement les parties dénudées.

on peut acheter aussi en boutique
http://www.herboristerie.com/herboristerie-plante.php?ID=186
Certains produits, sous le nom mystérieux de "Dioïca" ne cache rien d'autre que notre bonne mauvaise herbe
Mais je n’ai pas d’intérêt financier dans ces entreprises commerciales !!..
(sourire !! )

9.12.07

L'ORTIE



En infusion 250 g de feuilles fraîche pour 1/2 litre d'eau bouillante laisser infuser 12 heures puis buvez froid.

En décoction une poignée de racines coupées pour un litre d'eau faire bouillir 10 minutes, à boire en deux jours.

Une c à c de feuilles dans une tasse d'eau bouillir puis infuser 10 minutes une tasse avant chaque repas.

Le suc obtenu en écrasant la plante est un remède contre les saignements internes en prendre 50 gr à 100 gr par jour.

Trés revitalisant mélanger les feuilles coupées fins dans la salade et les crudités, se servir des feuilles sèches réduites en poudre sur les plats pendant l'hivers.

Roulez les jeunes feuilles sur elles mêmes, de façon à emprisonner la partie supérieure du limbe, et écrasez les entre vos doigts; vous pouvez alors les manger sans aucun risque. Une dizaine de feuilles donnent plus de tonus qu'une barre de céréales ...

les mal aimés


J'aime l'araignée (Victor Hugo)







J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour

6.12.07

En remerciement et pour reprendre le fil...des jours

Une pensée qui m'a été transmise:
Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort!”
"Freud"

Et un poème de Victor Hugo
En hiver la terre pleure

En hiver la terre pleure ;
Le soleil froid, pâle et doux,
Vient tard, et part de bonne heure,
Ennuyé du rendez-vous.

Leurs idylles sont moroses.
- Soleil ! aimons ! - Essayons.
O terre, où donc sont tes roses ?
- Astre, où donc sont tes rayons ?

Il prend un prétexte, grêle,
Vent, nuage noir ou blanc,
Et dit : - C'est la nuit, ma belle ! -
Et la fait en s'en allant ;

Comme un amant qui retire
Chaque jour son coeur du noeud,
Et, ne sachant plus que dire,
S'en va le plus tôt qu'il peut.

Victor Hugo 1802-1885

1.12.07

en pause

pour quelques jours..(indépendante de ma volonté)

30.11.07

L'ECOLE AILLEURS

j'extrais d'un billet fort documenté de Brigetoun ( voir dans mes liens) cette information, pensant bien qu'elle n'y verra aucun inconvénient. merci à elle.

« La majorité (54%) des 121 millions d’enfants qui ne vont actuellement pas à l’école primaire sont des filles… Dans les pays en voie de développement, il y a environ 57 millions de jeunes hommes et 96 millions de jeunes femmes âgés de 15 à 24 ans qui ne savent ni lire, ni écrire

29.11.07

Contre jour

Et encore Pennac selon, cette fois Polac
Je cite en vous priant d’excuser les coupures pour réduire le texte sans en trahir l’esprit

« Pennac a eu un prix…. Pour un livre- pas un roman, c’est pourquoi je l’ai lu…où il décrit sa jeunesse de cancre ( la meilleure partie)et son expérience d’adulte, professeur surdoué( et là, je cale)…..ce brillant sceptique met quand même à sa façon les pieds dans le plat. Il ‘y a pas de solution…. Il faut avoir le don, un point c’est tout….. Pennac n’est pas prétentieux, mais comme prof il a l’air très content de lui : sympa, humain, compréhensif, un vrai chef scout. La recette pour échapper à la cancritude : tomber amoureux, Pennac, ce fut d’une khâgneuse ;
Et Polac d’ajouter, moi de la fille d’un prof de physique et chimie. Cette année là , j’ai été dans les trois premiers, mais cette année là seulement

Je pense que là est toute la différence Pennac n’a pas étudié une année pour les beaux yeux d’une fille il est devenu professeur et il parle en effet d’amour . et pas d’un, mais de trois profs, qui l’ont sorti de sa cancritude .. avec de l’amour sans doute mais pas celui qu’on pourrait imaginer celui que j’ai eu la chance de rencontrer moi aussi sur ma route et dont je donnerai quelque portraits authentiques : L’amour du métier mais surtout l’amour des cancres qui pour une raison ou une autre sont voués à l’échec .
L’amour de l’humain tout simplement et pour quelque raison qu’il vous ait été inspiré : le souvenir de ses propres humiliations ou souffrances ? , une disposition généreuse et intelligente envers la nature humaine ?.. va savoir … Ils sont rares ? peut-être.

Mais Polac pose une vraie question :

"Bon, mais que faire des profs mal doués et même néfastes. Personne ne nous le dit"
Et de souligner que les profs cancres, bien protégés par leur statut de fonctionnaires.. sont indéboulonnables « comme aussi bien les privilèges des magistrats, les mauvais peuvent dormir sur leurs deux oreilles comme les mauvais profs…. »
D’accord il y en a toujours eu dans toutes le branches de ces brebis galeuses
Questions : y en a-t-il vraiment de plus en plus de ces profs "j’m’en foutistes" qui n’attendent que les vacances, ?
on pourrait peut-être mieux les détecter dans leur recrutement et pendant leur formation ?
le recrutement parlons en : après sélection d’un minimum insuffisant on largue des remplaçants sans formation pour un salaire de misère dans des emplois précaires car pouvoir donner de l’amour c’est aussi , être dans de bonnes conditions matérielles et sociales . Ce manque de personnel qualifié n'est pas d'aujourd'hui mais s'est encore aggravé surtout dans les secteurs défavorisés

Voici un petit aperçu qui fait suite au texte « j’aimais bien la dictée »( 1946)

« De temps en temps on me demandera de faire un remplacement dans d’autres classes, au pied levé, cours de géographie en seconde par exemple. Ça c’était dur. Mais ça ne se refuse pas, de faire plaisir à l’administration toujours soucieuse de ses picaillons. Taillable et corvéable à merci, j’avais la faiblesse de me sentir importante. Cela a duré trois ans.
Chaque année je retrouvais mon poste. J’ai su plus tard qu’on me le réservait, qu’on ne le déclarait pas vacant pour un éventuel titulaire. Moi je me trouvais à mon aise. Je ne demandais pas autre chose et imaginais que cela pouvait durer toujours.
»

La grande misère de l’enseignement , des profs dépassés malgré toute bonne volonté cela existe aussi: bien des choses à dire: des classes surchargées…des enfants, des familles en grande difficultés sociales dans des ghettos de banlieues , un climat social dégradé , disciminations sociales par l’argent dans d’autres quartiers… cherchons les causes au lieu d’accabler « ces baudets d’où provient tout le mal ». de La Fontaine
( à suivre…)

28.11.07

LA DICTEE

selon Pennac : très court extrait du riche chapitre 11 "de Chagrin d'école"

« J’ai toujours conçu la dictée comme un rendez-vous avec la langue. La langue telle qu’elle sonne, telle qu’elle raconte,telle qu’elle raisonne,la langue telle qu’elle s’écrit et se construit……

Quelles qu’aient été mes terreurs d’enfant à l’approche de la dictée- et dieu sait que mes professeurs pratiquaient la dictée comme une razzia de riches dans un quartier pauvre !-, j’ai toujours éprouvé la curiosité de sa première lecture. Toute dictée commence par un mystère : que va-t-on me lire là ? Certaines dictées de mon enfance étaient si belles qu'elles continuaient à fondre en moi comme un bonbon acidulé, longtemps après que la note infamante qu'elles m’avaient pourtant coûtée. »

1946: enseigner après la dernière guerre en 6ème à Troyes.

Mais ce que j’aimais, c’était enseigner. J’en savais assez pour mes gamines de douze ans. Et j’apprenais mes leçons avec elles, c’était plus marrant. Je perfectionnais mon orthographe aussi. J’aimais bien la dictée. Je choisissais très soigneusement un beau texte, et je le disais de tout mon cœur, les aidant au passage à déjouer les pièges, à sentir les musiques. Dans ces baraquements improvisés dans la cour et qui nous servaient de salles de classe, peu de lumière, pas de profil perdu d’arbre ensoleillé, mais des filles de bonnetiers, aux ongles douteux, la clé de la maison pendue au cou et qu’on perdait parfois aux heures de gymnastique. Des cahiers défraîchis mais toujours par-ci par-là, un regard qui se lève d’entre la misère et demande autre chose.
Alors je corrigeais à tour de bras des feuilles un peu cornées qui sentaient la cuisine.
Tard après la classe nous avions des conciliabules de pleurs, de repentir et de promesses. Je forçais un peu sur l’émotion. Nous lisions la mare au diable. Nous allions la mettre en scène. Oui, elles voulaient bien sacrifier le samedi après-midi.
La maman retrouverait le soir les courses à faire, la vaisselle : notre professeur de français faisait cours de théâtre. Puis on irait dans les bois. On serait la petite Marie, Germain, la jument grise dans le brouillard. C’était bien autre chose que la rue E. Zola grouillante de désœuvrés.

27.11.07

La maison qui brûle


Au feu les pompiers

Y a la maison qui brûle

Au feu les pompiers

La maison est brûlée

C'est pas moi qui l'ai brûlée

C'est la cuisinière

C'est pas moi qui l'ai brûlée

C'est le cuisinier

25.11.07

Le Pouvoir d'achat en question

le problème est que le pouvoir d'achat devrait reposer sur la répartition des richesses produites et que les richesses produites reposent maintenant plus sur les machines et ceux qui les possèdent et non sur les hommes qui mouillent leur chemise

24.11.07

Les enfants d'autrefois

Selon Jean de La Bruyère 1645-1696.- (Les caractères)
"Les enfants sont hautains, dédaigneux, colères, envieux, curieux, intéressés, paresseux, volages, timides, intempérants, menteurs, dissimulés : ils rient et pleurent facilement, ont des joies immodérées et des afflictions amères sur de très petits sujets ; ils ne veulent point souffrir le mal, et aiment à en faire : ils sont déjà des hommes. "

Vu par "Le petit Chose" de Alphonse Daudet qui, à partir du 27 novembre 1866, parut sous forme de feuilleton, dans LE PETIT MONITEUR UNIVERSEL
"Un jour, je me senti débordé. Mon étude était en pleine révolte et je n'avais plus de munitions pour faire tête à l'émeute.Mes punition à force d'être prodiguées, se déprécièrent et tombèrent aussi bas que les assignats de l'an IV. Je me vois encore dans ma chaire, me débattant comme un beau diable, au milieu des cris. Et les encriers pleuvaient, et les papiers mâchés s'abattaient sur mon pupitre, et tous ces petits monstres, sous prétexte de réclamations se pendaient par grappes à ma chaire avec des hurlements de macaques ».

23.11.07

CHAGRIN D'ECOLE

Rien écrit depuis ces 3, 4 jours derniers… tellement chargés
J’ai eu seulement envie de revenir à ce bouquin " Chagrin d'école" de Pennec, déjà présenté. Parce que, par un biais, il répond à bien des questions sociales qui nous agitent en ce moment.

Je l'ai à nouveau feuilleté, relu , cherchant un passage qui aurait pu donner un reflet du contenu pour qui ne l'aurait pas lu. Mais je n’ai pas trouvé. Rien vraiment rien à détacher du contexte, sans trahir le tout.

Si peut-être à la fin, un petit mot qui n'a l'air de rien
Voici un petit fragment de dialogue qui termine l’avant dernier chapitre
:
« ....le moyen d'enseigner....il y a une méthode?
- c'est pas ce qui manque, les méthodes, il n'y a même que ça, les méthodes! Vous passez votre temps à vous réfugier dans les méthodes, alors qu'au fond de vous, vous savez très bien que la méthode ne suffit pas. Il lui manque quelque chose.
-qu'est-ce qu'il lui manque?
- je ne peux pas le dire.
-pourquoi?- c'est un gros mot.
-pire qu'"empathie"
- sans comparaison. Un mot que tu ne peux absolument pas prononcer dans une école, un lycée, une fac, ou tout ce qui y ressemble.
-A savoir?
-non vraiment je ne peux pas..
- allez, vas-y!
-je ne peux pas, je te dis! si tu sors ce mot en parlant d'instruction, tu te fais lyncher
-...
-...
-...
- l'amour.


Et le livre se termine par un sorte de parabole : une hirondelle est entrée dans une pièce et s'est assommée contre un mur. « Une hirondelle assommée est une hirondelle à ranimer, point final. »

Ça peut paraître banal, un peu simplet, à première vue..
Quel métier peut-on faire honorablement sans l'aimer?
Cependant il ne s'agit pas ici d'aimer un métier mais d'aimer des enfants , non pas les siens, non pas quelques uns ...mais tous,non seulement les élèves que l'auteur appelle les « élèves friandises » qui réussissent si bien ou normalement, mais les autres aussi, les cancres, les teigneux, les petits voyous et cela voyez- vous, ça demande autre chose que la bonne méthode,que de la conscience professionnelle, ça demande de l'amour, de l’amour tout court.
Un amour si plein de bonheur mais si plein d’interrogation et d’angoisse aussi que seul celui qui l’a vécu peut en parler
Et Pennac en parle parce qu’il parle de ce qu’il a vécu. De l’intérieur.
Parce qu’il a senti, compris, qu’un remède possible aux problèmes de nos sociétés réside dans les forces cachées au fond du cœur des jeunes d’aujourd’hui pour peu qu’on leur tende la main. À tous et surtout à ceux qui sont laissés pour compte dès les bancs de l’école.
Mais où sont donc, aujourd’hui, les Pennac qui pourraient les sauver ! oh le grand mot !! Et Pennac n’aimerait pas; parce rien n’est jamais acquis…seulement en voie d’acquisition, une flèche dans le bon sens .
Les Pennac, disons les prof d’aujourd’hui on ne les aime plus, on ne les respecte plus, on ne les admire plus comme il n’y a plus d’autorité parentale etc.parce qu'il n'y a plus d’autorité tout court, de discipline, de sanctions, de morale et vite fait bien fait de religion pendant qu’on y est. (Mais elle revient et pour cause, la religion !)
J’ajoute parce qu’il n’y a plus d’amour, et de moins en moins de justice tout simplement .
Et que les profs sont seulement de pauvres types, socialement, les cancres des petits salauds, les parents des démissionnaires méprisables. Qu’il faut rétablir l’autorité. L’autorité de l’état d’abord en la personne d’un sauveur. Voilà . Point final.
Je dis que l’on se trompe .
Que ce sauveur, si plein d’amour comme il le proclame la main sur le cœur et de bonne foi peut-être, se trompe .Et que nous nous trompons en nous en remettant à lui pour faire advenir un peu plus de justice et d’équité . Il se trompe et nous trompe.
Comment comprendre qu’on puisse demander des sacrifices aux travailleurs de l’ombre et dans le même temps s’octroyer une augmentation de salaire substantielle ? Un point de détail sans doute mais qui suffirait à faire dresser l’oreille aux plus naïfs.
Comment comprendre qu’on aille en Chine
- prêcher pour la planète alors que la croissance en France consiste à dégager profits et capitaux pour fabriquer et vendre le plus possible, des avions supersoniques, des centrales nucléaires, et pour le petit peuple des gadgets inutiles ou dangereux, des marques super branchées de blouson ou de basket qui signent la supériorité sociale et alimente la violence des enfants dans les cours d’école. ?
-demander le respect de la propriété intellectuelle comme si la recherche, la création , l’invention était une marchandise qu’on garde pour soi à des fins de domination .
Que les chercheurs, les inventeurs, les artistes gagnent leur vie et bien leur vie et qu’ils soient protégés est une chose que leur génie soit récupéré par des multinationales en est une autre !
Et qu’on exporte notre culture de l’argent maître et seigneur de la planète est une bien dangereuse entreprise.

Mais pour un peu d’espoir
Voici un petit texte qui ne date pas d’hier mais qui pourrait être d’aujourd’hui et dont l’esprit habite encore des maîtres d’aujourd’hui, comme Pennac.

"
Maintenant, comment rendre compte de ce que j’ai vécu cette année là. Il y faudrait toutes sortes de superlatifs qui me répugnent. Dois-je dire le sommet de ma carrière, le cœur de mes illusions d’enseignante, le brasier d’un amour transposé ? Mes élèves, 70 à 80, je les voulais tous. Je les aimais tous. Ceux-là ils ne les auront pas, ces sagouins de l’enfance, de la pauvreté, des laissés pour compte et ce Brevet, qui m’avait tant humiliée, je l’aurai ou plutôt ils l’auront. Ils le veulent ce papier, ce passeport pour un autre avenir, ces doubles de moi-même, maladroits, honteux, teigneux, mais qui en veulent. Je régurgite toutes mes rancœurs. Je sais où sont les récifs, les blessures, les routes barrées...... Nous avons soudé nos regards, cousu nos certitudes et nos doutes, notre volonté de vivre et de vaincre. Effrontés ou sournois, doux ou peureux, ils finissaient par se donner en des silences magiques, des bras de fer loyaux, des amours clandestines. Je leur ai offert la voix au chapitre, la contestation, la dignité d’être des personnes, la fierté d’avoir un cœur troublé sous le sein naissant ou tremblant à travers la voix qui trébuche dans l’aigu.
Cela passait par des textes, des poèmes, ceux qu’on découvre mais aussi ceux qu’exhale naturellement l’adolescence.
Nous avons crée un journal. Il avait un titre un peu bête, mais pas tant que cela au fond sous son air de plagiat des vocables en usage. Cela s’appelait « Résistance écolière ». Merci aux parents qui nous aidèrent à le réaliser prenant en compte qui le papier, qui le ronéotype. Ils étaient contents aussi les parents.

Eh bien que dire ? Que nous n’avons eu qu’un seul malheur. Un seul élève n’a pas été reçu au Brevet : un des plus jeunes et des plus faibles que nous n’avions pas pu tirer jusqu’à la rive. Malgré cette ombre nous étions satisfaits. J’avais été responsable des 4/5 des épreuves puisque le sort avait voulu que ce soit les sciences naturelles qui soient tirées au sort.




.
.

19.11.07

catastrophe naturelle ?

pendant que des hommes fabriquent des gadgets et des armes de guerre,pillent la planète d'autres meurent par milliers dans la quasi indifférence ...


A Mirzaganj. Heure après heure, les secouristes du Bangladesh découvrent de nouveaux cadavres dans les zones balayées il y a quatre jours par le cyclone Sidr. Le bilan des morts s'élève officiellement à 2.400 mais les responsables répètent qu'il devrait s'alourdir encore au fur et à mesure que les sauveteurs atteindront les régions isolées. /Photo prise le 18 novembre 2007/REUTERS/Rafiqur Rahman

Ils ont baissé les bras

il a suffit d'une nuit de gelée pour que les pieds d'aôme
hier encore si fièrement dressés s'inclinent vaincus par la froidure

pas morts encore pourtant, mais il est temps de les protéger

mon abeille charpentière au coin de mon ordi, bien à l'abri et qui me dit l'été fini

17.11.07

DANS LA RUE...suite..

Merci à tout un chacun d’avoir apporté son éclairage sur un sujet sensible qui ne laisse personne indifférent
Je voudrais seulement essayer de nuancer un certain pessimisme profond sur la nature humaine que j’ai cru percevoir dans les commentaires.
A savoir que la majorité des humains est inéluctablement méchante, bornée dans ses appétits et ses jugements, que l'électeur est incapable de se soustraire aux sirènes de la démagogie et qu'il s'en prend aux autres pour justifier ses bévues au lieu de s'en prendre à lui-même, et qui, le plus souvent ne réclame du temps que pour se vautrer dans les délices de Capoue et que c’est sans remède.
Ces gens des 35 heures+ transports seraient aussi coupables d’acheter un vêtement chinois qu’un artiste qui paye ses impôts en Suisse, aussi coupable de ne pas connaître les manigances de zoé que les préposés aux relations avec le Darfour. Ni plus ni moins. Aussi voraces, aussi égoïstes, bêtes et imprévoyants que ceux qui vendent des centrales nucléaires qui leur retomberont sur le nez s’ils n’ont pas pris la précaution de se faire construire des abris en béton. Ni plus ni moins.
Ils feraient pareil s’ils en avaient les moyens c’est bien cela que j’ai cru comprendre, donc sans remède et se résigner. Je ne suis pas tout à fait d’accord même s’il y a une part de vérité là dedans.
Il y a toujours eu des forts et des faibles et des forts qui asservissent les faibles mais aussi une dignité de certains esprits ouverts qui essaient de transgresser ces injustices, de lutter pour un peu plus de justice et de fraternité et partant plus de paix, et peut-être dans un intérêt bien entendu.
Ce ne sont pas les croquants qui ont fait la révolution, la nuit du 4 août , mais des bourgeois éclairés au siècle des lumières , des Montesquieu, des Rousseau, des Voltaire et plus avant des Montaigne. Ils ont lutté pour leur propre camp c’est vrai mais en même temps pour des idées plus généreuses, valables encore aujourd’hui.
Et il y a eu des luttes sociales qui ont amélioré la condition de certains travailleurs. Et il y a dans les facs et ailleurs bien des jeunes qui réfléchissent sur les problèmes de notre société.
Rien n’est simple ni complètement linéaire.
Peut-être y aurait-t-il, aujourd’hui, une dignité à ne pas se ranger du côté des plus forts, d’avoir un peu de compassion pour ceux qui n’ont que le tort d’être pauvre, sans ouverture sur les grandes mutations de notre temps, sans pouvoir savoir même ce qu’ils bouffent dans leurs emballages de plastique, ni vérifier ce que les média leur serinent à longueur de journée à propos des super produits de consommation ou du super sauveur de notre démocratie.
Travailler pour gagner sa vie et nourrir sa famille comme ce fut de toujours. Mais ce « toujours », ce « travailler » et « sa vie » c’est quoi ?
Travailler où et comment ? dans une petite entreprise artisanale, au fond d’une mine de sel,dans une usine d’armement, à la chaîne ou derrière une caisse de super marché est-ce toujours la même chose ?
Gagner « sa vie » est-ce pour pouvoir se nourrir et nourrir sa famille, ou avoir le moyen de s’acheter une bagnole, ou une super villa au bord de la mer ou un yacht ? des livres, des œuvres d’art.. ? Est-ce la même chose ?
La dignité et la fierté peuvent-elles résider dans la pauvreté ? Heureux les pauvres : un slogan que dieu inventa pour les faire tenir tranquilles, les délices se trouvant dans l’au-delà !. Et plus heureux encore les pauvres en esprit. !
Ni honte ni fierté dans la pauvreté, une circonstance défavorable pour manger bio, pour se faire soigner, pour lire et s’informer, pour se détendre et reconstituer ses forces, pour faire instruire ses enfants dans des établissements choisis, , pour avoir l’ opportunité de choisir son métier.. Si la pauvreté était une occasion d’être digne et fier et heureux cela se saurait et on n’a jamais vu un riche revendiquer ce privilège à part les mystiques qui y voient un moyen de gagner leur paradis.
Et je me répète : avoir le temps de, une condition sine qua non, nécessaire et non suffisante, une première marche pour accéder à autre chose que gagner son pain à la sueur de son front..
Si ce sont les plus forts qui nous dirigent ce ne sont pas forcément les meilleurs et il appartient à ceux qui se sont un peu sortis de la spirale de lutter pour ceux qui ne le peuvent guère, ne peuvent se permettre de se mettre en grève par exemple et qui pâtissent encore en attendant qu’un peu de temps leur soient gagné, que l’instruction, la documentation, les loisirs leur deviennent accessibles sans descrimination de race ou de rang social. Et que la raison du plus fort ne reste pas la meilleure.

16.11.07

DANS LA RUE

Comment ne rien dire,du fond de mon petit trou de grillon solitaire?
- Qu’un métier n’est qu’un métier si beau qu’il soit.,
- Que l’homme n’est pas seulement une machine à produire
Qu’il a toujours lutté pour conquérir un peu de temps pour être un homme libre et indépendant depuis la nuit des temps , pour accéder à plus de loisirs pour cultiver son intelligence acquérir des connaissances, accéder aux plaisirs supérieurs de la culture réservés seulement à une minorité qui s’enferme elle-même dans un ghetto dominant des pauvres gens dont ils ne sont pas fiers .
Et voilà qu’on leur demande à ces travailleurs de l'ombre de travailler plus, de produire toujours plus, de consommer toujours plus. En dehors de la croissance point de salut, point de salut pour ceux qui n’en profitent même pas, aveuglés par la puissance de l’argent qui ligotent les forces vives de leur intelligence, déserte les vrais enjeux de l’humanité : survivre en paix , lutter contre ses ennemis naturels :les variations climatiques , les catastrophes naturelles, les infirmités ou les énigmes de notre condition humaine, de notre corps dont fait partie notre cerveau . .
Et voilà que s'exporte de par le monde, un système pervers au nom de la démocratie. La démocratie, le droit de fabriquer toujours plus et toujours plus d’armes pour protéger tous ces surplus qui – il n’y a pas de raison de s’arrêter dans la course à se détruire! - contribueront à fabriquer ,des pensionnaires aveugles d’une planète qu’elle asphyxie,des consommateurs de produites inutiles, ou toxiques…des obèses, des stressés, des automates de la production au service des marchands de canons
Et voilà que se reproduit au niveau mondial cette course effrénée à la production d’armes de destruction massives que sont les activités inutiles et nocives du "produire plus pour consommer plus" sans discernement que le profit.

Monsieur le président donnez un peu de temps pour penser et réfléchir à une majorité de gens qui n’en a pas le temps .Quelques uns pourtant ont payé de leur sang ou de leur liberté, les avancées que le monde du travail a pu faire au cours du temps. Il n’y a pas de raison qu’on retourne en arrière.
Mon père a travaillé presque sa vie entière 12 heures de nuit et ma mère tout autant de jour, bien contents de travailler quelques dimanches pour avoir le congé nécessaire pour aller voir leurs parents et pour que leurs enfants puisse un jour vous écrire comme je fais en ce moment.
Monsieur le président :Donnez nous du temps, non des petits bonbons coloriés qui transitent aux frontières tout chargés de la sueur des enfants. Ne tirons pas sur le pianiste, même s’il s’est installé dans la rue et nous empêche de circuler….
Monsieur le président, je ne veux pas la faire.....

Le déserteur

Le déserteur est un thème récurent de la chanson française : il apparaît dans trois versions : Boris Vian, Mouloudji, Renaud
Voici la version bien connue de Boris Vian peut-être les autres versions la prochaine fois
Boris Vian écrit le déserteur dans un contexte particulierement guerrier, la seconde guerre mondiale est encore dans toutes les mémoires, la guerre froide bat son plein, et la France vient d’essuyer une cuisante défaite à Dien-Bien-Phû. C’est pourquoi dans un premier temps cette chanson pacifiste fait un scandale terrible Le déserteur est un chant de protestation, mais aussi un symbol de la liberté d’expression exposée à la censure, baffouée par l’ordre établi…
1ère Version
Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C’est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m’en vais déserter
Depuis que je suis né J’ai vu mourir mon père J’ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants Ma mère a tant souffert Elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j’étais prisonnier On m’a volé ma femme On m’a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J’irai sur les chemins
Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence Et je dirai aux gens : Refusez d’obéir Refusez de la faire N’allez pas à la guerre Refusez de partir S’il faut donner son sang Allez donner le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n’aurai pas d’armes Et qu’ils pourront tirer
Nota : La version initiale des 2 derniers vers était : "que je tiendrai une arme , et que je sais tirer …" Boris Vian a accepté la modification de son ami Mouloudji pour conserver le côté pacifiste de la chanson !

14.11.07

ne tirez pas sur le lapin ..surtout quand il n'a plus de thym... ne tirez pas non plus sur les humains

Gilbert Bécaud
Monsieur le Président Dr Général et le lapin

Paroles: Pierre Delanoë. Musique: Gilbert Bécaud 1966


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Monsieur le Président Directeur Général,
Je ne suis qu'un lapin de garenne banal.
Je suis entre vos mains,
Vous pouvez d'une balle
Dans ma tête...

Monsieur le Président Directeur Général,
Il fait beau ce matin, c'est le temps idéal
Pour broutiller le thym.
Ne me faites pas mal
à la tête !
Avouez que ce serait dommage
Pour un lapin de mon lignage
De mourir à la fleur de l'âge.
Avouez que c'est bien déchirant,
Quand on a perdu ses parents
Et qu'on a des petits enfants plein, plein plein...

Monsieur le Président Directeur Général,
Dites vite à vos chiens de rentrer au bercail.
Mon terrier est trop loin,
Je n'ai plus le moral
Sous vos balles.
Allez donc retrouver vos copains :
Un lapin de plus ou de moins
Ne compte point dans vos festins.
Vous moquez pas de mes oraisons :
Voici la fin de la saison,
Et j'ai déjà pris plein de plomb, plein plein plein.

Monsieur le Président Directeur Général,
Je ne suis qu'un lapin de garenne banal.
Accordez-moi la paix !
Président, s'il vous plaît,
S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous...

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[18710] http://www.paroles.net - Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.

12.11.07

ADIEU DERNIERS BEAUX JOURS

Et quelques vers de Lamartine (Le Lac)
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits!
Salut, derniers beaux jours!



Salut! bois couronnés d'un reste de verdure!
Feuillages jaunissants sur les gazons épars
Le deuil de la nature
Convient a la douleur et plaît a mes regards



Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits

10.11.07

NOËL, on y pense déjà!!

Déjà les magasins font leur plein de tentations.

Mais s'il est un choix qui demande une vraie réflexion c'est bien le choix d'un animal .Pensez-y dès maintenant afin qu'on ne voie pas comme chaque année et particlièrement au moment des vacances, des animaux abandonnés dans les rues ou sequestrés dans des refuges surpeuplés.
songeons aussi que dans des appartements exigus certains animaux sont malheureux de ne pas avoir un espace suffisant, de la compagnie, pour y vivre en bonne santé

cliquez pour lire

7.11.07

comment les aimez-vous, les cheveux???

Les cheveux -quand on en a-, on les porte comme on peut ou comme on veut et selon les priorités qu'on accorde

à l'esthétique,aux symboles : (la force de Sanson ou la séduction d' Aphrodite née de l'écume des eaux: jeu de rôles entre le féminin et le masculin)

ou que l'on privilégie d'autres valeurs et exigences de la vie moderne


Socialement l'apparence de la chevelure fut et est encore aussi une manière d'afficher une contestation ou revendication : telle la mode des cheveux courts pour les femmes après la guerre de 14-18 et les mouvements féministes qui ont suivi; celle des cheveux longs des hommes en 68 .Les crânes rasés,les crètes muticolores et multiformes de ceux d'aujourd'hui sont autant de manière de se démarquer comme individu ou groupes contestataires..voire provocateurs..


Reste à savoir si les conquêtes individuelles ou sociales tiennent à un cheveu!!et si l'importance qu'on accorde à sa chevelure est prioritaire par rapport à celle qu'on accorde à cultiver ce qu'il y a dessous!!!

C'est vraiment un truc à se faire des cheveux!! à se demander comment un cheveu long mal entretenu peut tomber dans la soupe , ou si, beau et luisant, il ne va pas se coincer dans une portière ou un outil..

A chacun son décor, à chacun sa pratique..mais un petit signe certain de la personnalité de chacun .

Le cheveu qu'on le coupe en quatre ou non, il n'a pas fini de faire sa vie dans le langage et les slogans .. et dans les préoccupations de la vie quotidienne.


"elle s'était fait couper les cheveux parce que c'est la mode commode"qui se souvient de ce refrain? d'après la guerre de 14-18 et mouvement féministes qui ont suivi , ou de celui là, déjà moins ancien? : "cheveux longs, idées courtes"


UNE publicité intensive en faveur des cheveux longs alimente actuellement un commerce très lucratif : celui de l'extention des cheveux et par voie de conséquence le désir de garder à tout prix ses propres cheveux les plus longs possible..



Ces cheveux humains ajoutés proviennent( je cite: D'Inde ou de Chine uniquement, car " ce sont les plus beaux et les seuls correspondants aux normes Remy Hair.3
Les cheveux européens, sont quasiment introuvables et ont déjà subi tellement de produits chimiques liés à nos habitudes culturelles : colorations, méchages, permanentes, shampooings très fréquents, brushings, gels, laques ... qu'ils sont fragilisés et ne permettent plus de transformations ou de personnalisations.
> Les cheveux que nous vous proposons proviennent principalement de dons faits aux temples.
Ces offrandes font partie des traditions culturelles et religieuses. Les moines vivent, entre autre, de leur commercialisation, à tarifs raisonnables... Vous pouvez les porter et les apprécier sereinement. Les personnes ont coupé ou fait couper leurs cheveux volontairement, selon le respect de leurs coutumes."
> Les cheveux longs proviennent aussi de coiffeurs spécialisés dans la coupe, pour la réalisation des perruques. Ils travaillent en direct avec nos ateliers de création. Les femmes, plutôt que de donner leurs cheveux au temple, viennent les vendre à ces salons. La somme qu'elles reçoivent est considérable, comparée à leurs coûts de vie locaux.


j'ajoute surtout elles vendent leurs cheveux par nécessités économiques et on n'est pas loin du trafic d'organes ,voire d'enfants .

On exploite la misère des peuples pour se parer des plumes du paon. Et la publicité nous impse bien des goûts et préférences que nous croyons personnelles


Longs ou courts gardons donc les nôtres comme ils sont et adaptons les à notre mode de vie.

6.11.07

clin d'oeil à Pennac qui vient de recevoir le prix Renaudot


DANIEL PENNAC






A la surprise générale, les jurés du Renaudot lui ont attribué lundi leur prix 2007 pour son livre "Chagrin d'école", dans lequel l'écrivain raconte son enfance de cancre, alors qu'il ne figurait même pas sur la liste des livres sélectionnés………..……..
Il a quand même fallu au jury dix tours de scrutin pour se décider.
Au 10e tour, Pennac et Christophe Donner, pour "Un roi sans lendemain" chez Grasset, se sont retrouvés à égalité. La voix du président comptant double, Pennac l'a finalement emporté par 6 voix contre 5.
A 62 ans, Daniel Pennac est le contraire d'une révélation.
Une imagination débridée et le cosmopolitisme des quartiers populaires pour idéal le propulsent en tête des ventes..
Et ce "Chagrin d'école" (Gallimard), Prix Renaudot 2007, dans lequel l'ancien cancre devenu prof fait son coming out: un cancre jusqu'au bout des zéros qui "se perdait en bavardages" même en cours de français, raconte-t-il.
"Elève gai, mais triste élève", comme le notait alors l'un de ses professeurs, dans lequel plusieurs jurés Renaudot se sont pourtant retrouvés.
C'est un livre digne de Pagnol, un vrai plaisir de lecture ……... Pennac y a vu, pour sa part, "un joli clin d'oeil" et s'est plu à rappeler qu'il avait joué pendant un an et demi une pièce intitulée "Merci", où il se "moquait copieusement des prix". Le jury "s'est vengé", a-t-il plaisanté

4.11.07

UN GROUPE D'ARTISTES rencontrés à l'APA.

au milieu du groupe: Anne Poiré,à droite: Patrick Galleno, à gauche; Karin Bernfeld

3.11.07

Les progrès de la Science

Pendant que des humains meurent de faim par milliers dans l'indifférence, qu'ils s'affrontent en combats de plus en plus dangereusement meurtriers, que la planète nous envoie en vain des signes de détresse d'autres s'évertuent à chercher des remèdes à tous ces maux, par des moyens qui ppourraient faire l'accord des consciences dans la mesure où ils reposent sur ce qui est vérifiable et non sur des idéologies transcendantes nées d'un imaginaire aveugle,souvent sectaire.
Sans ignorer que la recherche scientifique côtoie aussi quelques précipices hasardeux je pense que c'est encore la meilleure voie pour nous débarrasser de préjugés qui font tant de mal et améliorer quelque peu la condition humaine avec le moins possible de risques



j'ai entendu hier soir Etienne Baulieu lors d'une interview sur La 5 à la Télé. Il m'a m'a particulièrement enthousiasmée, tant par ses qualités humaines, son espoir en l'avenir que par ses nombreuses contributions aux progrès en matière de santé, de conditions de vie et de liberté
En voici un petit aperçu

Fils du médecin Léon Blum, qui décède alors qu'il a trois ans, Etienne Blum a 16 ans en 1943 lorsqu'il entre dans la résistance communiste, qui lui donne le nom d'Emile Baulieu.
Directeur de l'unité 33 de l'Inserm en 1963 (Institut national de la santé et de la recherche médicale) le professeur Etienne-Emile Baulieu fait, en 1980, la synthèse de la pilule abortive RU 486 (dite pilule du lendemain).
En 1994 il devient professeur au Collège de France et relance la pilule DHEA (sulfate déhydro-épiandro-stérone), mise au point en 1960, qualifiée de pilule anti-vieillissement.
La pilule abortive RU 486 a été mise sur le marché en France en 1988 et aux Etats-Unis elle est autorisée depuis septembre 2000 ; la Chine, notamment, fabriquerait, sans autorisation, un clone

Il est Chevalier de l'Ordre du Mérite et Grand Officier de la Légion d'honneur et a reçu plusieurs prix et distinctions en France et à l'étranger.

1.11.07

champignons: pied violet et pied bleu

pied violet:photo prise sur le web qui correspond bien à celle que j'ai prise

Nom commun Pied violet
Nom scientifique Lepista personata
Se rencontre dans les pelouses et prairies, assez courant.
Chapeau de 8 à 12 cm,charnu, beige grisâtre, plus pâle à la marge. Lames beige rose pâle. Pied lilas violacé vif. Chair pâle

par contre celle du pied bleu est ici plus véritable que celle de mon appareil photo mais conforme à notre récolte
Pied bleu
La chair est de couleur blanc violacé et les spores de couleur crème rosâtre. Le pied bleu est en fait une appelation commune à plusieurs champignons comestibles que l'on peut classer en deux groupes : l'un de prairies, l'autre de bois. On ne peut le confondre qu'avec d'autres champignons de sa famille qui sont tous comestibles. L'espèce typique est un comestible de très bonne qualité.

31.10.07

Vacances d'automne

En arrivant un petit air de feu ça fait du bien


Il a même plu ce matin sur les dernières roses


Vive le soleil qui est revenu


C'est la féérie dans le feuillage des arbres


Mais à chacun sa nuance!


Quelques superbes pieds violets dans la prairie au bord d'une haie


le chapeau est d'un beau beige de velours un peu gélatineux


Les petits Gris aussi sont fidèles au rendez -vous
Deux bonnes petites fricassées assurées dégustées aussitôt


Pour ces pieds bleus , il faut aller un peu plus loin en forêt
je regrette vraiment que cette photo ne rende pas du tout le superbe bleu de ce champignon




En y mêlant quelques ceps encore de quoi se régaler en rentrant