22.10.05

Dernières floraisons



"une rose d'automne est,

plus qu'une autre, exquise"

a dit le poète

Dernières floraisons


petite plante grasse

et feuillage

dans les derniers

rayons d'automne

19.10.05

Egypte


j'ai trouvé cette image que je trouve très belle:

"Surle Nil"

à partir d' un logiciel:

afficher sur Google:EARTH
on peut télécharger gratuitement

15.10.05

INSOMNIE : pour bercer nos douleurs...

"De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair,
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose."
Verlaine.

et ce poème de Baudelaire

Recueillement

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma douleur, donne-moi la main ; viens par ici,
Loin d'eux.
Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;
Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Insomnies Pour Pierre et les autres.....

je n'ai pas l'habitude de faire de la pub pour quoi que ce soit
je suis très prudente voire réticente au regard de toutes les médecines dites douces ,y compris homéopathie et autres placebo mais chacun ses choix et expériences. Plantes ne signifie pas panacée sans danger:il y a des plantes très toxiques comme des animaux à venin...

je veux simplement indiquer un produit qui me réussit ,que j'ai découvert par relation de bouche à oreille. c'est absolument inoffensif, sans effets secondaires,facile à prendre , mais sur qq semaines, à base de silicium : Le G5 mis au point par un chercheur non reconnu: Loïc le Ribault. c'est un traitement de fond qui peut agir sur multiples dysfonctionnements, le stress etc ..
si cela vous intéresse envoyez une demande de documentation par mail à
"website:info"@loic-le-ribault.ch
attention:nombreuses contre façons de la formule originale.

13.10.05

MEDECINE



paru dans Sciences et avenir.
dernier ouvrage de wincker paru: les 3 medecins( edit.POL) 2004

MEDECINE

Témoignage .

U n spécialiste.

Un kyste est apparu sur ma paupière il grossit et me fait mal. J'alerte (entre 2 visites) mon généraliste qui ne peut me recevoir que dans 10 jours me signalant toutefois que cela relevait d'un spécialiste en ophtamologie.

je prends RV au service d'oph.de la polyclinique la plus proche pour le lendemain, où le spécialiste me déclare que cela relève de la chirurgie à l'hôpital A., rédige une lettre : 45 E.
à payer de suite ( pas besoin de ma carte vitale, pas de tiers payant, me remet une feuille de renboursement)
la visite a duré 5 minutes , ne pourrait-on refuser un service papier dont je pouvais très bien me passer en m'adressant directement à l'hôpital?

N'aurait-il pas été plus humain de dire: je ne peux rien pour votre cas, adressez-vous à l'hôpital A, et ne rien demander comme honoraires?

je téléphone à l'hôpital au service indiqué:
-- voulez-vous un RV en Public ou en Privé?
--en public
--le 20 novembre
--et en privé?
--le 2 novembre
-- et je devrai payer combien?
--110E
-- et je serai remboursée combien,
-- je ne sais pas!

Que penser de ces services coûteux pour la sécu et l'usager?

Comment mettre un peu d'huile dans les rouages du profit à tout prix? au détriment des services de santé ?

je crois que je vais essayer de brûler mon kyste moi-même.

12.10.05

NOS AMIS LES ANIMAUX


Je veille mais:


Entrez, je ne vous ferai aucun mal


si je lis l'amitié dans vos yeux.

Nos amis les animaux

Extrait du livre de NICOLAS HULOT: le syndrome du Titanic:

""L'amour du prochain et la compassion envers les animaux se nourrissent aux mêmes racines.

Vingt siècles après Plutarque, et à la lumière d'une histoire tragique, Marguerite Yourcenar n'exprime pas une idée différente :

"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'est fait la main sur les animaux. On aurait moins accepté les wagons plombés roulant vers les camps de concentrations si on n'avait accepté sans même y songer la souffrance des bêtes dans les fourgons menant aux abattoirs. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre"

cette affirmation, je la fais mienne sans réserve : le combat pour l'écologie ne peut être qu'un combat humaniste.""

11.10.05

secours d'urgence






document paru dans
SCIENCES et AVENIR octobre 2005:

" actuellement en cours de tests, cette paille filtrante pourrait subvenir aux besoins en eau de boisson d'un adulte pendant un an pou 2 dollars"

8.10.05

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Extrait:

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

7.10.05

Poême d''hier et d'aujourd'hui




LE MUR


C’était un grand village

Avec des cousins, des parents, des enfants.
Sur la place jouaient. . .

Parfois perdaient des billes...
Sur la place parfois chantaient...
Parfois venaient les filles
Pour un tour de valse
En leurs joyeux atours...

Il a plu sur la place

Ils ont construit le mur
Le mur de nos amours.
A chacun sa moitié
A chacun son fusil
Et depuis ce temps-là

Il pleut sur nos amours.

7 mai 1993

6.10.05

Nostalgie

Eh oui! le temps passe, les moeurs évoluent, l'ordinateur remplace la lecture, la ronge sournoisement, les blogs ( même s'ils sont pafois fugitifs) supplantent ces longues lettres qu'on guettait à l'arrivée du facteur . ( je n'ai plus guère qu'une correspondance de ce genre)
Non je ne regrette rien comme dirait Piaf..pourtant je retrouve avec un peu de nostalgie ce poème que j'écrivis en 1996 pour le dixième anniversaire de la bibliothèque de Bobigny.
Elle est toujours riche et accueillante mais "plus loin qu'avant".... pour mes jambes...


Dixième anniversaire de la Bibliothèque Elsa Triolet de Bobigny.


Elsa mon amour tu es venue
Vêtue de papier et de vent
Pour mettre au détour de la rue
- --L’estampille de ton nom.

Dans son béton de suie
Dans ses tours sans balcons
Le cœur de la cité mal-aimée
S’est pris d’amour-passion
Pour t’offrir la fleur tenace
De la mémoire et du pardon.
Pour t’ouvrir un peu d’espace
---Où bâtir cette maison.

Y sont venus tous les poètes
Toutes les folies des horizons
Des cœurs vaillants*, des ponts de pierre*
Des Jean Jaurès, des chefs de guerre
Eluard, Ronsard et Aragon
Et la jolie bergère *
---Qui garde ses moutons.

Depuis dix ans que cela dure
Que se chargent de rayons
Les mots serrés dans les grimoires
Les mots fugueurs, les drôles d’histoires
---Chacun y puise à sa façon.

J’y viens lorsque le jour décline
Et qu’il fait froid dans ma maison
Elsa mon amour ma jeunesse
Entends le doux bruit de la rue
---Qui monte ici épeler ton nom.

M.L. novembre 96.

vaillants,..pont de pierre...etc : allusion aux rues ou quartiers de Bobigny.
bergère: madame Tabah, directrice à l'époque.

Elsa Triolet: Elle rencontre Louis Aragon en 1928 à Paris dans une manifestation. Dès lors leur deux vies sont inséparables. A la fois compagne et inspiratrice du poète (il écrit pour elle "les yeux d'Elsa" en 1942),

4.10.05

Pour François...et les autres.....

- Le meunier son fils et l’âne.
- La Fontaine

Extrait (la fable est longue...J'ai cherché sur internet on y trouve presque tout ce qu'on veut..et en retraite on a le temps!....)

- " Parbleu ! dit le Meunier, est bien fou du cerveau
Qui prétend contenter tout le monde et son père”
……………………………………………………………
…………………………………………………………….
- Le meunier repartit : “ Je suis âne, il est vrai, j'en conviens, je l'avoue ;
Mais que dorénavant on me blâme, on me loue,
Qu'on dise quelque chose ou qu'on ne dise rien,J'en veux faire à ma tête.
” Il le fit, et fit bien.
Quant à vous, suivez Mars, ou l'Amour, ou le Prince ;
Allez, venez, courez ; demeurez en province ;
Prenez femme, abbaye, emploi, gouvernement :
Les gens en parleront, n'en doutez nullement. "

2.10.05

Les oiseaux aussi ont peur ou l'instinct de survie

Mémoire : extrait

"........... ce nid de mésanges, du temps où elle avait six ans, sept ans peut-être ? un nid comme tous les autres, caché dans un coin de haie, mais juste à la hauteur des yeux, juste à la portée d’une petite main d’enfant,… ces petits becs ouverts et qui piaillent de faim et ces parents qui n’en peuvent plus de sillonner le ciel !

Elle avait donc déposé tout près du nid une petite boîte en fer blanc avec de la nourriture dedans. Et les parents, pris de peur les avaient abandonnés !

Pour Miny, c’est plus qu’un souvenir poignant ; des petites vies d’oiseaux perdues, ça ne se compte plus. Ça ne compte guère même .

Ce qui lui reste, c’est une sorte d’émotion diffuse qui émane d’un tableau : la haie de charme taillé, le luisant des feuilles nervurées, l’écorce brune du rameau fourchu, la porte du jardin et ses lattes de bois délavé, le petit raidillon de terre et de pierraille qui y conduit, et l’allée qui file à l’ombre du grand cerisier, un beau jour de printemps.

En surimpression, une sorte de soleil noir, une tache... un jour d’automne, la haie arrachée, un affreux trou béant, une autre mort.

Son père avait osé. Sans rien lui dire...."

30.9.05

De l'incompréhension entre les êtres , les peuples

de La Bruyère
,…….. « au sortir d'un long dîner qui lui enfle l'estomac, et dans les douces fumées d'un vin d'Avenay ou de Sillery ……..
quel moyen de comprendre, dans la première heure de la digestion, qu'on puisse quelque part mourir de faim ? »

La Bruyère : les caractères.

de Montesquieu :Les lettres persannes.

"Dans le Paris du début du XVIIe siècle, Rica et Usbek, les deux protagonistes des Lettres persanes, ont quitté l’habit persan pour se vêtir à l’européenne. Dès lors, nul ne les regarde plus et, lorsqu’au hasard d’une conversation l’on apprend d’où ils viennent, chacun de s’étonner : « Ah ! Ah ! Monsieur est Persan ? C’est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ? »

Amour

je me contenterai d'une autre parole:

17 juin 1940 : Pétain s'adresse par radio aux Français : "Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur...."

28.9.05

hou la la !! mea culpa!!!!

C'est une erreur d'avoir attribué le récit ci-dessous " à Sartre dans "Les MOTS!"
un peu d'intuition m'aurait peut-être évité cette bourde! Comme il s'agissait d'un scan sur papier volant sans nom d'auteur je suis partie sottement sur titre en haut de la page :" MOTS"
(une amie avertie m'a fait signe)
Le plus gênant que je ne sais plus du tout qui est l'auteur de ce petit texte... En attendant que quelqu'un le trouve on se contentera du contenu qui est tout de même le plus important ??? et mille excuses!