30.9.11

Médicaments dangereux

la France est au premier rang
pour la consommation de ces médicaments

29.9.11

ce matin

                                            côté ombre,côté lumière

23.9.11

Le sixième sens : quelques mots sans date

Le sixième sens comme il est dit
Que ferions-nous sans lui ?

Point de mots pour celui-là,
-Comme c’est étrange-
Il n’a point de regard
Encore moins de jolis cliquetis
Sa bouche est close
Rien où la main se pose.
Il n’est pas né d’hier
Les oiseaux l’ont aussi
L’amant se désespère
Dans la tiédeur du lit
Son chemin est tout droit
Pour choisir ses amis.

Mais si s’affole sa boussole
Au plus noir de la nuit
L’on voudrait bien
Des cinq sens communs
Témoignage certain
Voir, sentir, les entendre
Nous dire, ça va bien.
Les potirons se portent bien
Vos vœux sont exhaussés
Je sais où vont vos pieds
Noël à la veillée fera fuir nos chagrins
La lune s’est levée

Ma main tremble pourtant
A ne savoir comment
Sur le sable de nos matins
A signé le destin

21.9.11

Attendre

et faire de nouveau confiance à la médecine


16.9.11

Des goûts et des couleurs

On ne discute pas

Faites votre choix









15.9.11

côté pile côté face

Ne jamais s'avouer vaincu tant qu'on peut enfourcher sa mobylette
pour aller jusqu'à Liddle faire les provisions de prévision.Pas d'urgence!
Que dire?l'aider à s'installer sur la selle.Trembler un peu en le regardant partir
Sourire en le voyant revenir
Hier


et puisque c'est aujourd'hui son anniversaire
essayer de ne pas s'endormir aussitôt dans le fauteuil

13.9.11

Aujourd'hui

Non nous ne sommes pas partis.
Simple prudence.
C'est incroyable comme pèse une simple petite valise
Même pour monter ou descendre d'un taxi.
Alors on s'est assis , réussi à rire un peu.
Il y en tant qui n'ont pas de vacances.
Nous on est encore là tous les deux
A pouvoir nous inventer des vacances
A domicile.

"Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats"
Les raisins.


11.9.11

c'était hier

l'aube était rose

dans le ciel chemins tracés
transportaient bien des rêves

ici bas ce n'est pas la même chose
le chemin est barré

quelqu'un attend la liberté

9.9.11

Tardives vacances

voilà ce que j'ai découvert tout à l'heure!
tellement mon mari craint de pas partir
 fêter  son anniversaire chez sa fille!
 sa fille qui est aussi la mienne bien sûr


 mais ça y est nous partirons mardi pour une petite semaine.
 
veuillez invoquer tous les Saints du paradis
pour qu'ils nous préparent un joli voyage

7.9.11

Rien de plus

un ciel brouillé


des façades maussades

                                                                       un revêtement qui s'écaille

comment donc épurer 
les choses périmées ?






5.9.11

C'EST LA FIN DES VACANCES

ce train m'a paru délesté de ses vacanciers

pour la première fois Maria vient de relever son rideau

beaucoup de fenêtres sont ouvertes

un  distributeur de prospectus me fit un grand sourire

lui n'a guère changé d'habitudes

le quartier a vraiment repris vie


moi j'ai fait un voyage dans le passé
rouvert un nouveau blog
pour y rassembler quelques papiers
quelques instants de ma vie 
qui me font encore compagnie
quand je sens que l'automne vient d'arriver.

ce n'est pas dans "Au grenier des souvenirs"
mais ce qui subsiste dans la poésie des jours
"Jour poésie" ses  joies et ses  chagrins.

30.8.11

A la campagne

Au départ pas de grandes promesses du ciel

mais l'herbe a bien profité des averses:
deux petites jolies scabieuses parmi d'autres floraisons

et même plein de hardies sauterelles sitôt
que le temps s'éclaire

fera-t-il beau demain?

pour cueillir les dernières pommes précoces?
oui : un bon panier en tout

et puisque nous partons un ciel presque tout bleu!!

et quand la ville nous accueille

elle paraît toute pimpante sous son ciel pomponné

27.8.11

Il faut si peu parfois

pour qu'une plante fleurisse
si peu
pour qu'un coup de pied la brise
 
 j'irai voir si le vent sous la colère des cieux
 n'aura pas dévasté  de l'automne les fruits.
 il faut si peu pour qu'un arbre se brise
si peu pour que tremble un pas mal assuré.

26.8.11

il est des jours

où l'on a  du bonheur
A voir un petit moineau
pelotonné dans le feuillage
à l'abri du prédateur


 Par la fenêtre
deux générations se faisant signe
car il fait beau
                         

Suis allée dans la petite prairie
lui demander s'il ferait beau demain
Ils étaient là mes arbres familiers
à me faire croire à l'avenir

                               comme autant de bougies dans le soir

verdoyant comme chevelure


Seuls au bout de l'avenue
d'autres rousseurs précoces
me dirent qu'il était tard
que je devais poser la lampe
me reposer avant la nuit.

                                            Il a plu toute la nuit
                                            en rafales si convaincues
                                            qu'il me faut fermer ma porte
                                            et guetter par le trou de ma serrure
                                            s'il vient quelqu'un.

17.8.11

Bienvenue dans mon ciel d’été



D’où je cherchais à m’évader


                       Puis le   ciel s’est rempli de moutons dorés
 
 














 Devenus légers légers

Avec la lune comme berger



Je vais.. il faut….y aller.



Petits projets à rassembler


Mes moutons égarés

Petits écrits inachevés

Ceux d’hier partout éparpillés

qui me valurent hier un étrange dépaysement

Je ne reconnaissais plus mon réel présent

« Mon auberge était à la Grande Ours »

Ma maison complètement virtualisée.

Comment faire pour revenir dans mon quartier

Avec mes vêtements d’été ?

Et cacher petites plaies que j’avais aux pieds

D’avoir tant voyagé.

Alors j’ai retrouvé ce que déjà j’avais été écrit


Voici quelques années :

Ce vœu menteur pas encore exaucé !

                   Il y a trop

Il y a trop

Trop de feuilles séchées dans ma cour si petite

Trop de chemins au monde dont j’ignore le nom

Trop d’amis que je n’ai pas rencontrés

Trop de livres que je n’ai pas su ouvrir

Et voilà que ma mémoire s’embrouille

Que se ternit le blanc de ma cornée

Mes épaules fléchissent

Sous des paquets d’absence

Impossibles à porter..

Le temps tout frissonnant de roses inachevées

N’est plus qu’un lacet mince échappé du bouquet

Laissez-moi m’en aller sans plus penser à rien

Qu’au sein du grand néant

Mon âme se repose

Oct 2007