1.8.10

ce qui trottait dans ma tête

                                                     
                          Symétrie décalée


Dans un hall luisant des hôpitaux privés
Deux êtres m’ont paru tout à l’heure égarés

Sous la lumière vive ils cherchent un chemin
Qui soit moins périlleux que celui du destin.

Pareils tous les deux, le temps n’importe pas
Venus seulement s’aider à bien franchir le pas

L’un qui va partir, l’autre qui son souffle retient
Pour empêcher que ne tremble sa main

Ainsi tous allons- nous tout au long de la chaîne
Serrés l’un contre l’autre tant que dure l’haleine

-Qui des deux voyageurs aura plus grande peine
Quand finit le chemin où se poursuit l’antienne ?

Et je m’interrogeais, les voyant s’avancer :
-Qui prendra soin de vous mes enfants bien aimés

Pour aller sous la terre, tranquilles reposer
Je ne serai plus là pour voir et méditer

4 commentaires:

brigetoun a dit…

devenir égoïste à ce moment, l'un de ceux que l'on vit seul (même entouré)

Air fou a dit…

Il y a un petit dessin (estampe? oublié...) d'Edvard Munch, le peintre de la mort, de l'angoisse, pas à mon avis un très grand peintre, mais qui a eu ses moments de grâce, qui a produit une œuvre (peut-être était-ce un dessin préparatoire) qui est toujours restée dans ma tête et mon cœur, me hanter. J'ai cherché et seulement trouvé le même thème, tellement moins fort en peinture et l'image inversée. Aucun rapport, l'énergie n'y est plus, mais ça rappellera peut-être le tout petit dessin, si tu l'as déjà vu.

Ce petit dessin, encre noir, représente une petite fille (plus ou moins 5 ans) en train de devenir complètement folle, qui se tient debout à côté du lit de sa mère, morte. La détresse est électrique, court circuit, yeux, cheveux, tout, d'elle.

N'y a-t-il pas des actes solitaires qui sont tellement moins horrible à vivre, ce dernier, bien entourés de ces amours multiples.

micheline a dit…

Air fou,
merci pour la référence à ce peintre que je ne connais pas et que je suis allée un peu reconnaître.
excuse si j'ai ravivé en toi le souvenir d'une émotion macabre obsédante .
consciemment la mort ne m'obsède pas surtout quand elle est dans l'ordre des choses de l'humaine condition.
mais il suffit parfois d'un instant,d'une image pour qu'elle se déguise en mots qui en disent un peu plus qu'on ne voudrait.

Journée apaisée aujourd'hui.

Air fou a dit…

Pas besoin de t'excuser, Mimi, c'est gravé en moi comme tant de choses si sérieuses que la seule solution est de me transformer le plus souvent possible en bouffonne.

Je t'embrasse bien fort, Zed xoxox