11.5.09

ON NE PEUT PAS TOUT RACONTER

On ne peut pas tout raconter. Ni ce qui passe ni ce qui vient
Les lilas qui ont pâli, le silène qui fleurit


Ni les Saint- Georges sur le déclin exhalant leur dernier parfum
Mais peut-être une avalanche, un torrent de fleurs blanches, étonnant mais dont le nom m’a fui


Deux arbres bien serrés l’un contre l’autre rivalisant à qui fera plus beau contraste de la feuille ou bien du fruit. l'érable à gauche, l'orme à droite.

les fruits de l'orme

Dans cette débauche de fruits roux, à peine une ébauche de feuilles qui commencent à poindre

Les fruits de l'érable dans leur bouquet de feuilles

Dire un peu ce que j’ai vu dans les nuages en arrivant le premier un soir : la petite y voyait un cheval de vent pour galoper bien loin à travers les espaces, son papa la mer immense aux rochers accrochée, le crocodile qui menace d’engloutir tout ce qui passe ..et moi j’ai joué le jeu aussi un long moment à la tombée du jour


Et puis comme soudain s’est affolée la petite aiguille au compteur du temps, quand j’ai voulu conduire mes pas raidis jusqu’aux confins du champ du gros Louis. Tout ce petit coin de paradis que je raconte, ces quelques jours si fugaces que bientôt n’en restera trace dans une vie qui s’abolit.
Les oeufs des petites poules

On ne peut tout raconter sans être sûr que nos paroles vont bien se mélanger avec celles qu’on guette sur la toile …et bien se faire une petite place dans leur vie.
La brume du matin

Mon pc m’a fait la gueule refusant obstinément de me connecter. Le bas débit c’est plus de mode qu’il m’a dit..et je lui ai fait la gueule aussi.

En rentrant j’étais si lasse que bien vite ai dit bonjour à celui-d'ici, décacheté une lettre amie, dit merci par la pensée, et puis presqu’aussitôt bonsoir et suis allée au lit, retrouver mon petit orgue devenu solitaire qui peut encore – quand il veut bien- fermer la porte de la journée et m’ouvrir les portes de la nuit.

7.5.09

nouveau billet d'absence jusqu'à dimanche

pour les mêmes motifs que la semaine dernière

ne pas envoyer de pps Svp
ni de grandes images

mais des petits mots gentils à croquer comme une pomme aux joues roses :.. oui

je vous souhaite un bon weekend sans travail . sauf si vous travaillez dans les transports, ou spectacles en tout genre...en attendant qu'internet fasse tout cela pour nous!!!

technique

merci aux tehniciens
1) pour le dépannage à domicile : prière de communiquer vos tarifs SVP!!!
2) ça ne va pas comme j'ai l'habitude de faire. je me demande si blogger n'est pas en maintenance?? ou alors c'est moi !!
j'essaie La méthode JC
je crois que je vais devoir aller sur place vérifier la suite de la production des saint- georges
" au wagon "
wagon

nouvel essai
je crois que je vais finir par aboutir à un résultat et pouvoir partir tranquille chercher le reste des champignons au wagon

EUREKA merci jean- claude!!!

6.5.09

VOYAGES

Vaguement je me prépare pour notre réunion de l’APA , les 3, 4, et 5 juillet prochain à Ambérieu ( dans l’Ain )

Le thème cette année est Voyages et ce n’est pas rien. Je dois choisir où j’irai écrire ou écouter , dire ou ne rien dire .. ça va , je prends surtout l’habitude de ne rien dire c’est tellement plus reposant !!

Des voyages que j’ai faits j’en ai noté quelques aperçus, pas vraiment fait des descriptions minutieuses à enrichir le guide Michelin, mais vécus dans mon atmosphère intérieure
Ma patrie intérieure je l’emmène toujours un peu à la semelle de mes souliers.
Et j’ai toujours du mal à partir …je ne vais quand même pas dire que je n’aime pas les voyages. Je suis contente d’avoir un peu visité la France profonde, ou moins profonde, une frange d’Europe, un soupçon d’Afrique un doigt d’Amérique et un zeste d’Asie.

Alors qu’est-ce que je peux vous dire, surtout envie de faire un clin d’œil quand je rencontre sur la blogosphère des vrais de vrais, exilés du Cantal ou de la Lozère, des apatrides ambulants, des promeneurs solitaires ,ou des petits mots qui font tilt comme la Rosée du matin

La Rosée du matin : le nom de l’ hôtel où nous avons passé une huitaine de jours .Ce fut à Nasbinals, en janvier 1984 ; quelques mois après le décès de ma sœur .
Alors que je vous raconte.. ou plutôt un fais un copié collé de ce que j’ai pu en raconter à l’époque .

« En janvier, nous partons à Nasbinals sur le plateau de l'Aubrac.
Je suis pleine de crainte. J’ai peur de l'insertion de ma vie dans un nouvel espace. Moi qui essaie patiemment de ne pas me voir, je vais être cernée par des lignes inhabituelles, éclairée de lumières naïvement impitoyables. Et tourneront, tourneront tous les pourquoi de ma vie dérisoire. Non sois sage. Tais-toi. Ma révolte fléchit comme cette dure pelote de noir chagrin dont le fil mincit avec la trame des jours.
Alors j'écume quelque mousse de bien être : l'installation dans le train du départ, avec un peu d'inconnu devant. Un roulement doux.
Pierre a tout prévu. Rien à faire. Rien à penser.
Arrivée à l'hôtel : léger, léger voile de plaisir. Confort. Propreté deux étoiles. Des pierres, du bois, des poutres, de la mosaïque, des moquettes. Rien de spécial. J'y jette pourtant un regard mi-curieux, mi-satisfait. Ce doit être cela le luxe. Pourtant ce très grand lit pour deux où l'on peut vivre sa nuit sans sentir l'autre vivre est bien excessif. Chacun a une belle lampe pour lire le soir. Bien. Bien aussi, cette grande tablette où lire, écrire à l'aise. Bien ce radiateur électrique où la manette individuelle délivre le degré de chaleur exacte. Ne pas économiser. On a payé pour ne pas économiser, pour utiliser toutes ces serviettes de bains d'une blancheur immaculée, qu'on change chaque jour à peine dépliées. J'ai payé pour faire travailler cette femme harassée qui change mes draps tous les deux jours. Petite nausée. A peine. C'est l'heure du repas.
Table ornée, mets imprévu, gourmandise flattée. Menus plaisirs.
L'hôtelière est gentille. Elle est contente d'avoir fait cette terrine, de vous la présenter :
- C'est fait maison.
Comment ne pas terminer cette grosse et succulente tranche de pâté ? cette côtelette sauce moutarde, et ces petites pommes de terre sautées, et le fromage, et la bonne tarte maison au sucre et au beurre ? Tant pis, pour une fois ! Merci Madame. C'est très bon.
- Ça vous plaît ? Voulez-vous plus ?
- Non merci, mais je grignote encore un peu de cette énorme part de quiche.
Cette fois c'est dit, j'en laisse et je m'excuse. J'ai payé. Je suis bien libre.
Tout à l'heure j'irai à la pharmacie acheter un léger laxatif.
J'ai mangé des tripoux que je ne connaissais pas : des tripes de moutons avec un peu d'ail, du persil, bien cousues dans un morceau de panse, agrémentés d'une petite sauce et de carottes. Délicieux. C'est l'entrée. Suivent la dinde en sauce, les petits légumes, le fromage, la tarte. Une autre fois je découvre l'aligot : de la tome fondue dans une purée de pommes de terre, avec de la crème fraîche. Splendide. Et le civet de sanglier donc, le grand ramequin de mousse au chocolat, celle que j'aime avec du vrai chocolat noir très fin ! Tout de même je ne finirai pas tout. Je m'excuse. Le boudin aux pommes non plus. On a dit qu'il est de bon ton d'en laisser un peu. Cela prouve bien qu'on est comblé.
Nous bavardons avec la Patronne. Elle est simple et nous confie qu'elle soupe le soir d'un grand bol de bouillon de légumes et de fromages. Elle a un bel hôtel, c'est sûr. Superbe. Avec son mari, ils l'ont fait construire et l'ont ouvert il y a deux ans. Elle raconte simplement. Ses parents tenaient un hôtel à une vingtaine de kilomètres de là. Bien plus petit. Mais le travail ne manquait pas. A dix ans, il fallait aider, pour le vin, pour la vaisselle, il fallait se tenir dans la cuisine. Le salon c'était pour les clients. Alors maintenant elle a son appartement séparé. Elle a une fille de vingt ans, en pension à Toulouse, qui a du mal à décrocher son Bac. Et qui ne viendra pas pour les vacances de février. C'est trop court. Voilà. L'hôtel est bien calme en ce moment, c'est une chance car sa santé devient fragile. Elle fait le feu à la cheminée. Son mari finit la confection et l'installation de la lustrerie. De grands abat-jour de peau. C'est joli. "Oui, on a fait beaucoup par nous-mêmes. C'est nous qui avons proposé les plans, organisé tout l'agencement intérieur. Nous en avons eu du plaisir, plus même que maintenant où tout est à peu près fini".
Cette conversation simple me plaît. Moi aussi j'aime surtout les choses à faire ou en train de se faire.
Nous allons voir la lingerie, les belles machines neuves et modernes, avec cartes perforées, les grandes tables où s'empile le linge à repasser. Tout est propre, net. Le petit atelier où le mari prépare les abat-jour. De grandes peaux achetées directement aux abattoirs attendent d'être découpées avec soin après avoir été tannées.
Cette rampe d'escalier dans l'entrée, c'est le mari qui l'a dessinée. Tout en chêne massif. Je me sens apprivoisée par ces gens, par ces choses en gestation.
La grande salle qui sent le bois, le feu de cheminée, les grosses pierres apparentes, tout cela est juste assez naturel, assez conventionnel aussi pour que mon esprit glisse sans accrocher. Pas de prise à la bête sournoise, meurtrie de brûlures inconscientes et qui dort. Ne pas l'éveiller surtout. Tenir en laisse un mince filet de vie. Tout simple.
La neige. Toute blanche. Toute propre. Mon ensemble de ski est tout à fait douillet autour de mon corps. A Ginette je dois le confort des bottes de cuir fourrées, du bonnet et de la longue écharpe moelleuse.
Je pense à ses pieds qui marchaient dedans, à son souffle qui traversait la laine. Je ne suis pas triste. Je suis un peu elle. Je suis un peu morte à l'intérieur et elle... elle est bien à l'abri aussi. Mon esprit s'endort. De la neige fouettée me cingle les paupières. Je marche contre le vent. Il faut marcher. C'est une idée comme ça, que j'ai encore. L'idée que ça fait du bien. Il faut se faire du bien. On est venu pour ça. Je sens l'air entrer profondément dans mes poumons et sortir à longue haleine. On force un peu le pas, pas trop, juste ce qu'il faut pour sentir que l'on marche. Pierre marche aussi, sans rien dire, un peu en avant. D'accord. De parti pris, d'accord avec tout. Quitte à exploser, à l'improviste pour on ne sait quelle obscure raison, dévastant d'un seul coup notre fragile équilibre.
Une seconde j'imagine que je suis là, toute seule à marcher sur cette route inconnue.
Impossible. Je me repose sur lui. Je lui abandonne les repères, les distances, l'orientation des routes. Je force un peu mon indifférence à choisir ou reconnaître les lieux. Je préfère ne pas regarder, je marche comme une bête. Je vois un arbre tout blanc. Tout propre. C'est suffisant.
Nous rentrons un peu étourdis. Deux anoraks, deux paires de ski dans l'entrée, seuls témoignages d'autres êtres ici. On les apercevra à peine. Tant mieux. Lui un petit moustachu aux longs cheveux, elle une asiatique aux cheveux raides, noir jais.
La neige fond. Le ciel est tout chargé. La route grisaille. Diversion : l'hôtelier nous propose une virée à Laguiole, à une quinzaine de kilomètres. Il va là-bas, en 2CV, porter des tables au "collègue".
Je grimpe à l'avant, sur les genoux de Pierre, tassée et crispée contre son estomac. Nous fonçons sur la route mi-enneigée, mi-dégagée. Pas de chaînes, ni de clous. C'est pour les touristes, paraît-il. Ici on a l'habitude.
Nous nous enfonçons dans un univers clos de partout par l’ouate blanche. C'est bien de n'être nulle part. A la station, il faut reprendre pied. Petite animation des chalets-restaus, comme partout. Les pentes entre les sapins. Les tire-fesses. Les skieurs amateurs. Un petit air du temps où nous emmenions les enfants quand ils étaient à nous, avec encore tout plein de possibles devant. Tout plein ? Non, seulement quelques trajectoires non abouties sur des pistes balisées.
Un grog, au chaud derrière la vitre, puis nous repartons. Pierre est à l'arrière de la fourgonnette, vide maintenant. L'atmosphère s'est un peu allégée, on aperçoit l'hôtel des Œuvres Laïques tout près d'Aubrac, quelques burons endormis, par ici, par-là, dans l'amorce d'un paysage lent et doux.
Savez-vous ce que c'est un buron ? Pas tout à fait une grange, pas tout à fait une ferme. Une bâtisse de pierre solide, une seule grande pièce aménagée sommairement sur une cave où attendra le fromage.
A partir du 25 mai les troupeaux montent aux alpages. C'est le grand départ pour les herbages parfumés. Une cinquantaine de kilomètres à parcourir de la pointe du jour jusqu'au soir.
Le buron c'est le point de ralliement des bêtes pour la traite le soir. Le lait dans les grands pots est mis à cailler près de la cheminée, puis la tome mûrit dans les moules de bois cylindriques en attendant d'être plus élaborée et transformée en fourme, bleus, etc...
Le 13 octobre on redescend aux mas. C'est pour moi une image très littéraire, comme un voile sur mon chagrin.
J'aimerais voir peut-être. Voir l'été ici, revenir dans ce petit troquet où nous prenons un "petit rouge".
Le matin suivant la nature en a rajouté au conventionnel de paix et de solitude : la neige absolument vierge. Un petit soleil tout jaune. Des capuchons blancs aux toits. Un sapin tout givré. L'odeur du fumier qu'un tracteur transporte. Il fait doux. On marche. Un bistrot.
Un bougnat de la Porte de Montreuil de retour au pays. Une parisienne aussi, rapatriée dans son lieu d'origine, légèrement insolite avec son maquillage de ville, le crayon noir des sourcils soulignant un regard fatigué.
Notre séjour s'achève. Nous rentrons demain.
J'ai bien tenu.

5.5.09

PARADOXES ET UTOPIES

La fête du travail ?…ou la fête des travailleurs ?

Ce travail si beau, si sacré, ça devrait se fêter en travaillant n’est-ce pas ?
Eh bien non ! On chôme.

Ce qui me laisse à penser qu’il y a là comme un hic

La fête du cochon c’est quand on le tue n'est-ce pas?
Et si la fête du travail c’était comme la fête du cochon
Si on lui faisait sa fête au travail ?
Ce n’est pas toujours le travail qu’on aime
C’est le salaire ,un peu salé comme la chair du cochon
Alors si on tuait le travail, le sale travail naturellement, celui qui laisse du caca dans nos maisons
Comme le cochon dans nos étables..
Le cochon pourrait aller dans la prairie
Et le vrai, le beau le noble travail se promènerait dans la vie..
Sans plus dépendre du salaire.

Plus d’ êtres humains qui crèvent dans les mouroirs, qui se pendent dans les prisons, se shootent au désespoir

Mais font de la dentelle ou du tricot, un œuvre d‘art ou une machine pour faire avancer le bonheur.

Et déjà se profile une autre fête…c’est fou ce que c’est bien ce mois de Mai..
On va fêter la Libération, une bien belle fête celle là, pour lui faire sa fête à la guerre.
On les avait bien reconduits hors de nos frontières et même un peu plus loin nos envahisseurs, ceux qui sont devenus nos amis. C’était en 1945 Donc fête de la libération. Fin de la guerre donc.

Mais là aussi il y a comme un hic !! la guerre c’est comme l’hydre de Lerne, plus on lui coupe de têtes et plus il en repousse un peu plus loin.

Et puis voilà si on arrête de faire la guerre et toutes ces choses inutiles et nuisibles, ça va en faire des chômeurs !!!

Non, des êtres humains qui ne crèvent plus dans les mouroirs, ne se pendent plus dans les prisons, ne se shootent plus au désespoir mais font de la dentelle ou du tricot, une œuvre d‘art , une machine pour faire avancer le bonheur. Et non pour gagner des sous.


On a bien séparé l'Eglise et l'Etat (enfin presque!!)

Séparons le Travail des Salaires.


C'était le 1er Mai: du travail sans salaire

Entretenir son jardin et l'offrir aux passants


Des grilles qui accueillent et qui nenferment pas



Nourrir son petit chat , et sourire aux voisins



Leur ouvrir un chemin


Et même refaire sa façade avec de jeunes mains

2.5.09

1 er MAI

La Grasse matinée

Il est terriblele petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
elle est terrible aussi dans la tête de l'homme
la tête de l'homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tête couleur de poussière
ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
dans la vitrine de chez Potinil s'en fout de sa tête l'homme
il n'y pense pas
il songe
il imagine une autre tête
une tête de veau par exemple
avec une sauce de vinaigre
ou une tête de n'importe quoi qui se mange
et il remue doucement la mâchoire
doucement
et il grince des dents doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il compte sur ses doigts un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
et il a beau se répéter depuis trois jours
Ça ne peut pas durer
ça dure
trois jours
trois nuits
sans manger
et derrière ces vitres
ces pâtés ces bouteilles ces conserves
poissons morts protégés par les boîtes
boîtes protégées par les vitres
vitres protégées par les flics
flics protégés par la crainte
que de barricades pour six malheureuses sardines..Un peu plus loin le bistrot
café-crême et croissants chauds
l'homme titube
et dans l'intérieur de sa tête
un brouillard de mots
un brouillard de mots
sardines à manger
oeuf dur café-crème
café arrosé rhum
café-crème
café-crème
café-crime arrosé sang !...Un homme très estimé dans son quartiera été égorgé en plein jour
l'assassin le vagabond lui a volé
deux francs
soit un café arrosé
zéro franc soixante-dix
deux tartines beurrées
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.Il est terriblele petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim.

Jacques PRÉVERT, Paroles (1945)

30.4.09

C'EST PAS TOUT CA!!

C’est pas tout ça les enfants, faudrait p’tre passer aux choses sérieuses
Pendant qu’on folâtrait dans le p’tit bois aux champignons
Elle tournait la terre et savez pas quoi ?, elle n’a pas que de p’tites fleurs pour le printemps, dans ses bagages, la terre.

Moi j’me sentais bien .J’avais comme qui dirait pris le large, ça fait du bien un grand bol d’air.
J’me sentais bien.
Mais pendant c’temps là, elle tournait la terre et elle tâchait de racler le ciel pour y trouver un peu du pipi du bon dieu pour assainir son atmosphère.
El’ s’tortillait le derrière pour faire sortir de ses entrailles tout le feu des enfers
Son p’tit dernier, le virus que vous savez, galopait du pôle à l’équateur
Bien décidé à éradiquer la race humaine.
C’est qu’c’est sournois ces bestioles là ça vous dévore même les gentils et bien élevés.
Même ceuse qui sont les plus haut placés

Moi j’me sentais bien.

J’avais même concocté un p’tit poème hier, cherché la rime comme autrefois avec des p’tits pieds bien droits :,une petite nostalgie d’autrefois quand on n’avait pas le droit de libérer son cœur, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, etd' échapper aux grandes lois

Mais voilà :
J’ai encore rêvé la nuit dernière qu’elle tournait pas très rond , la terre et que « la carte n’est pas le territoire » ( voir citation 1 )
La carte c’est d’la géo n’est-ce pas ? –(-ou ben eun’ chose comme ça, que j’l’ai trouvé chez l’ami Claude
http://jeanclaude2009.canalblog.com/archives/couleur/index.html


Autrefois on avait une terre bien ronde 2 pôles, un équateur et tout ce qu’il faut pour la mesurer à la chaîne d’arpenteur.
J’me suis dit cré non de dieu c’est pourtant vrai que la carte , c’est pas le territoire, qu’on n‘peut pas croire tout qu’est bien borné, calligraphié pour l’éternité dans les livres sacrés.

Libérez les idées, libérez l’alphabet, les mots ne sont pas un parterre fleuri, ils sont guindés parfois et corsetés par la grammaire.
Libérez la poésie pour qu’elle chante sans souci la poésie du cœur
Libérez l’orthographe, libérez la prosodie, vite le train passe et c’est déjà demain

O mon écriture chérie vous n’êtes pas le territoire celui qui s’évade sur les ondes,
Fluide comme un souffle de l‘esprit et vite s’efface devant le bel aujourd’hui.
Il faut que vieillesse se passe nous aurons dans nos espaces des ondes bien plus loquaces
Que celles de nos vieux manuscrits pour ensemencer la planète de grains d’amour rajeuni.
Respectons leur papier qui s’effrite, protégeons les des souris mais ne restons pas comme momies
Emmaillotés de bandelettes qui emprisonnent à jamais des yeux ternis

L’écriture finalement c’est un très bon conservateur mais c’est comme dans la cuisine ça ne vaut pas les petits pois frais cueillis.
Et vive Internet !
Et les jardins sans clôtures opaques pour la joie des regards ravis

Citation 1 relevée sur le site de jean claude ci-dessus, parceque c'est celle qui m'agrée
" La célèbre phrase “la carte n’est pas le territoire” ne vient pas d’un géographe, mais du fondateur de la “sémantique générale”, Alfred Korzybski, dans les années 1930. Elle signifie que la représentation ne peut pas être ce qu’elle représente, parce que sa fonction même est d’appliquer des filtres pour rendre cet objet intelligible. Elle exprime un espoir : le monde est toujours plus riche que ce que vous croyez ; il existe toujours d’autres possibilités que celles que vous pouvez percevoir et même concevoir ; il y a toujours quelque chose à découvrir. Ce n’est pas pour rien que la Programmation neuro-linguistique (PNL) fait de cette phrase son tout premier postulat."

et puis ce petit poème d'hier,je ne vais quand même pas le jeter, vu qu'on avait demandé où il était ce petit bois.....et que j'y ai mis de la bonne volonté!!!

Le petit bois aux Saint Georges

C’est un petit bois qui rythme les saisons
Pour l’arpenter point besoin de boussole :
A peine quatre ou cinq ares de frondaisons.
Quelques arbres centenaires parmi les herbes folles

Il est à nous certainement, ce petit coin perdu
Pas question d’en révéler l’entrée à quelque malotru
Depuis toujours y poussent des champignons.
Derrière la maisonnette baptisée « le wagon, »

Bon an mal an je n’ai jamais perdu leur trace,
Depuis ce jour d’avril , où le pépé encore vaillant,
M’en indiqua, sous la mousse, la place.
Les ronciers et le lierre y font la farandole

Gare à vos mollets petits enfants frivoles
Mais si doucement les brindilles écartez
Mousserons tendres et dodus trouverez.
En fricassée, souples lamelles, chapeaux charnus
Feront dans nos assiettes délices bienvenus.
M.L

29.4.09

Petit truc pour le lilas

Les fleurs se conservent plus ou moins bien dans un vase
En dehors des précautions à prendre pour que l'eau reste stérile le plus longtemps possible, en y ajoutant quelques gouttes d'eau de javel ou un un cachet d'aspirine qui équivaut à un sachet de conservateur, il convient de couper les tiges en biseau et de les fendre en 4 pour permettre à l'eau de s'y infilter facilement.

Mais avez-vous remarqué que le lilas tient particulièrement mal dans un vase?
2 petites astuces qui réussissent : au lieu de couper la tige au sécateur, la casser à la main ou prendre un marteau pour l'écraser soigneusement à la coupure

eau sans conservateur

mais tige cassée à la main: pas très joli mais très efficace

28.4.09

quelques petites photos souvenir

Pas d'âge pour faire un bouquet de fleurs des champs
le grand tilleuil plein sud qui fait de l'ombre en été sur la maison
Un géranium Robert niché à la fourche d'un cerisier parmi le lierre
Fanny et son papa
pâquerettes et coucous
en bas et à droite un pommier blessé, victime de la tempête qui persiste à fleurir
Le coucou des prairies
les fleurs mâles du noyer
le plus précoce des pommiers et à sa droite un grand cerisier

27.4.09

Rêve

Encore un petit coin de bonheur cette nuit

Je trouve que je suis gâtée,
Même s’il n’en reste qu’une fumée
Si ténue et difficile à raconter,
En quelques phrases mirliton à fourrer
Dans mon panier aux champignons
Mais tellement insistante
Sur l’importance négligée d’une journée ...
.

« J’arrivais pour la rentrée dans une classe
Très encombrée d’élèves en ébullition
Alors je leur ai fait la leçon sans livres et sans cahier,
J’ai établi la conversation.
Vous dire les mots c’est impossible mais au bout d’un bon moment j’ai demandé l’heure comme je faisais souvent, refusant inconsciemment de mesurer le temps par une montre à mon poignet.
Le calme s’était fait sur un accord secret , je sentais qu’il fallait conclure.
La toute petite dans les rangs que j’avais tout à l’heure interpelée l’appelant par son nom - celui d’une grande sœur aînée connue en autre temps : « on ne mange pas pendant les cours », souriait… .
Restait à se projeter le futur : la prochaine fois ce serait grammaire :
En une dizaine de lignes essayez d’écrire un petit texte où vous introduirez le plus beau mot de la langue française : le verbe aimer au conditionnel, à la forme affirmative puis un second à la forme négative »


Voilà comme il me revient dans mon sommeil des petits brins de souvenirs d’antan

Ravivés, pour en faire un rêve, par la petite que son papa avait , avant-hier, assez longtemps embarquée dans des calculs de poids de champignons à partager : une part pour chacun des deux hommes , une demi part pour mamy qui ne veut plus grossir, une demi part pour Fanny parce qu’elle est une petite fille., étant donné qu’en cuisant le « plus que kg du départ » s’était peu à peu vu diminué du poids de la tare, du poids des épluchures , et que la moitié du reste s’était évaporé en cuisant.. etc… etc… si bien qu’à la fin Fanny de conclure :- je ne veux pas aller à l’école demain… ?? -papa te ferait l’école ? ,…-.
-oui mon petit bonheur..
en écho à- pour la première fois- : mamy on voit bien qu’elle a été maîtresse

Mais il fallut rentrer à la maison, rapatrier nos deux poules…et tout le saint frusquin..
sur le siège arrière:une des poules passe sa tête hors du carton que fanny surveille


Et c’est ainsi que dimanche matin, petite pluie passant son chemin
....on regagna notre banlieue
Mis lilas, pivoines, menthe poivrée, en bonne et due place
Ainsi que petits scions portant greffes de pommiers à donner.
Retrouvé mon vrai PC..
Et tout ce qu’il me reste à répondre..à quelques curiosités ou à rectifier quelqu’erreur signalée
Mais ce sera tout pour aujourd’hui…il me faut conclure par le plus beau mot de la langue française..j'aimerais bien continuer à vous lire longtemps.




26.4.09

oui ils sont bien arrivés : mea culpa d'avoir douté

juste le 23 j'ai vu se pointer l'avant garde

une jolie petite trace prometteuse

le 25 la cueillette pouvait commencer

un bon petit panier que Fanny fut chargée de peser: 1kg 350 sur la balance Roberval.En soustrayant le poids du panier: restait 1kg 200 de champignons



et quand ils furent épluchés restait 0kg 850 à fricasser

ça faisait encore une belle poêlée



à faire fondre doucement


puis rissoler avec un peu d'huile d'aïl et de persil

ET PUIS SE REGALER

23.4.09

ça y est

j'ai pu me libérer de mes 75 mails en allant sur flasmail saquer les importuns et garder le meilleur,les vôtres dont je vous remercie.en attendant de mieux le faire en rentrant à la maison dimanche merci surtout de votre intervention en haut lieu:Saint georges a été libéré et a pu acheminer quelques spécimens de mignons champigons dans le petit bois qui jouxte mon île de Seine et Marne
nous avons un temps superbe. Tout va bien.
amitiés à tous.
à bientôt.
micheline

22.4.09

MESSAGE D’OUTRE MER

Je suis bien arrivée sur mon île enchantée, tout y est resplendissant de verdure, de fleurs et de lumière. De grandes nappes d’herbe verte piquetées de l’or des pissenlits, du blanc nacré des pâquerettes aux yeux d’or, des clochettes embaumées des coucous rivalisent avec les arbres en voie de fleurissement divers pour nous isoler encore un peu plus du monde civilisé
Hélas les mousserons de la Saint –Georges qui siègent ordinairement dans le bosquet attenant, viennent de me faire savoir que leur voyage, était grandement compromis, tout au moins retardé, leur Saint patron étant retenu en otage pour n’avoir pas livré à temps le carburant nécessaire au chauffage des nappes souterraines.. On dit toujours qu’il vaut mieux s’adresser au bon dieu qu’à ses saints, donc si vous avez quelque crédit auprès de la haute instance divine voyez comment vous pouvez diligenter efficacement vos prières en plus de ce que vous avez déjà fait pour moi et dont je vous remercie bien vivement
En ce qui concernent vos messages qui sont les seuls liens qui me réunissent au monde civilisé et me maintiennent en survie affective, ils sont parfois l’objet de tracasseries de la part des transports informatiques. Les petits paquets des blogs ne sont guère suspectés …
Seuls les gros paquets des PPS me posent problème pour le réceptionner car je suis en bas débit sur mon île !!!
A bientôt donc amitiés à tous. Retour Dimanche.
Et portez vous bien comme disait ma grand’mère.

21.4.09

Billet d'absence pour La Saint- Georges

Bien sûr que c'est mon Saint préféré!
C'est dans deux jours qu'on va le célébrer
Dans un un petit coin de campagne
Où il veille sur mes champignons chaque année.

Les champignons de la Saint Georges c'est sacré.
Saint Médard qui gouverne la pluie lui aura fait escorte
Avant que Saint Barnabé ne lui coupe le nez,
Pour que dans la mousse ils puissent hardiment se hausser

Alors tout à l'heure nous partons...
Faites donc une prière à tous les saints du paradis
Pour que ce 23 avril nos paniers soient remplis
Et que revenant dans quelques jours,je puisse vous les montrer.

20.4.09

premiers

Bouton de rose

Petits fruits

D'abricots

Ainsi la vie est faite (extraits)

Jean-claude
http://www.ombredor.com/jcpix/index.php?x=about

"Le soleil commençait sa descente derrière le mont Chauve.
En remplissant les mangeoires des oiseaux, j'ai découvert une abeille qui se noyait dans leur abreuvoir.
Ramassant une branche brisée, je soulevais l'abeille hors de son bain mortel et la posa en plein soleil afin qu'elle puisse bénéficier de la chaleur des derniers rayons.
Quelques minutes plus tard, secouant ses ailes, elle s'envolait.
Une vie était sauvée.
Mon frêre Christian meurt ce Jeudi matin, une vie fût reprise.
Ainsi la vie est faite."

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Autre EXTRAIT (anonyme)

Elle

Elle qui ne croyait à rien
Sa vie ne fut qu’une longue prière
Elle qui n’était que douce humilité
Son chant ne fut qu’un cri
De révolte et de haine
Elle qui n’était qu’amour
Cria dans le désert
Elle qui n’était que terre et fleur au bout des doigts
Ne fut que pierres et crevasses stériles
Et que le sang renfermé
Elle qui n’était que le chemin qui va
Se perdit dans les sables
Et quand elle ne fut plus qu’un squelette séché
Un oiseau vint chanter.

19.4.09

le dessous des cartes ou comment on fabrique des stars en tout genre


Voici 2 tout petits extraits d’un billet extraordinairement documenté sur la machine à fabriquer des stars en tout genre mais particulièrement ceux du Show-biz. Aller sur le site
http://omo-erectus.blogspot.com/2009/04/79-star-academie-3.html

" [Troisième et dernier volet de ma série consacrée à Star Académie, j’aborde enfin ce que j’appelle la machine à faire des stars.

STAR ACADEMIESTAR ACADÉMIE (3)

Star Académie est un concept qui marie télé-réalité et variété dans le but de métamorphoser de parfaits inconnus en de véritables vedettes……….

. Pour être commercialement viable, ne suffit pas d’être une vedette. Il faut en projeter l’image. L’illusion est ici incontournable. C’est cette image, bien qu’illusoire, qui fait rêver et ultimement vendre.
…………………………
…………
En finale…

J’ai le plus grand respect pour………., je sais leur reconnaître le talent, la fougue et la fraîcheur de leur démarche……….

Ce qui m'attriste, c'est seulement qu’ils ( les vedettes en tout genre) soient utilisés comme ce que j’estime être des maillons d’une longue chaîne de placement de produits commerciaux au profit d’une machine rodée qui carbure au profit.

Lorsqu’un placement commercial concerne une marque de lessive ou une boisson gazeuse, je passe. Mais quand des humains sont impliqués, je décroche.
"


ET DANS UN AUTRE ORDRE

http://www.conspiration.cc/religion/mere_teresa_sainte_illuminati.html

à propos de Mère Thérésa

Extraits
Par Michael Parenti

"Au cours de ses 26 ans de pontificat, Jean-Paul II a élevé 483 individus au rang de sainteté soit, dit-on, plus de saints que tous les précédents papes réunis ensemble. Un personnage qu’il a béatifié, mais il n’aura pas vécu assez longtemps pour la canoniser est Mère Teresa, la religieuse catholique d’origine albanaise, qui a mangé et bu avec les riches et les célébrités de ce monde tout en étant saluée comme le défenseur des pauvres. La chérie des médias et des célébrités occidentales, faisant l’objet de l’adoration populaire, Teresa a été pendant de nombreuses années la femme la plus vénérée sur terre, ayant reçu une avalanche de félicitations et récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1979 pour son « travail humanitaire » et son « inspiration spirituelle"
...................
Teresa a parcouru le monde pour mener des campagnes contre le divorce, l’avortement et le contrôle des naissances. Lors de sa cérémonie de remise du prix Nobel, elle a déclaré que « le plus grand destructeur de la paix est l’avortement. » Elle a une fois laissé entendre que le sida était peut-être une juste punition pour de mauvaises conduites sexuelles.
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Mère Teresa est un exemple prédominant de cette sorte d’icône conservatrice acceptable, une culture propagée par le pouvoir en place, une « sainte » qui n’a prononcé aucune parole critique contre l’injustice sociale, ayant plutôt maintenu des relations cordiales avec les riches, la corrompus, et les puissants.




17.4.09

A chaque jour son éclosion (suite)

Le lilas commence à embaumer les rues
La Glycine par dessus les murs
met de tendres couleurs

Un chou portugais qui a passé l'hiver et fleurit

photo ci-dessous empruntée sur le web
se cuisine comme le chou ordinaire

16.4.09

à chaque jour son éclosion

Des pissenlits à foison autour des jonquilles

un pied d'estragon: erreur, je corrige: de ROMARIN merci Vincent


La chélidoine ou herbe à verrues la sève de couleur jaune appliquée sur de petites verrues les fait disparaître


Une touffe d'oranger du mexique
cet arbuste ne donne pas d'oranges, seulement une abondance de fleurs délicieusement odorantes





15.4.09

nouvel essai plus lisible

Galéré tous ces jours à essayer de me servir d'un nouveau logiciel OmniPage (installé par mon fils)pour pouvoir convertir un document scanné (d'une revue par exemple,) en un texte Word directement lisible en police convenable sur un blog..

Mon texte d'hier n'est pas vraiment convaincant!!il vaut dire que j'aime aussi compliquer les choses .. appliquer en plus une image en filigrane comme me l’avait indiqué tanette .( http://tanette.blogspot.com/.)..qui m'a donné la référence du logiciel PhotoFiltre.ink

Résultat: le texte n'est pas encore lisible sans cliquer pour agrandir..
Tout ce temps perdu pour rien ! C'est une manie chez moi J'ai toujours envie de découvrir autre chose et de faire ce que je ne sais pas faire .

Alors je remets une autre version où , en utilisant uniquement Word, - sans scan et sans filtre -on pourra au moins lire le texte de ce poème

Le résultat n'est pas encore ce que je voulais au moins brigetoun ne pourra pas dire qu'il me faut persévérer : il est des persévérances qui sont des acharnements …thérapeutiques !










TERRE GLAISE.


Lourde et forte comme une vie
Offerte à la création,
Douce et molle aux doigts d’enfant,
Impure et menacée au soleil des humains
Où s’écaille l’ébauche de leurs rêves violents,
Garderas-tu mémoire des chemins dérisoires
Où nous avons marché, voulu, aimé
Quand dormirons tranquilles
En ton mystère serein ?

Tu fus ma sève, mon feu et ma patience,
L’origine du temps à chacun imparti,
Les formes impétueuses que mes doigts ont pétries,
Ma survivance solitaire,
Mon bon pain pour demain.

Tu fus mon combat et mes défaites,
Le doux linceul de ceux qui nous quittèrent,
Le puits sans fond de mes larmes amères,
Les ornières sans nombre où s’égarèrent mes pas.

Hélas qu’avais-je à faire des combats incertains
Que se font les Idées au ciel platonicien ?

J’étais née de la terre
Pour être jardinière d’une rose éphémère.






M. Lucas.

11.4.09

Bonnes fêtes de Pâques à tous


A Pâques fleuries la pie fait son nid
A l'Ascension les petits s'envolont
A la Pentecôte il ne reste plus que les crottes.