C’est pas tout ça les enfants, faudrait p’tre passer aux choses sérieuses
Pendant qu’on folâtrait dans le p’tit bois aux champignons
Elle tournait la terre et savez pas quoi ?, elle n’a pas que de p’tites fleurs pour le printemps, dans ses bagages, la terre.
Moi j’me sentais bien .J’avais comme qui dirait pris le large, ça fait du bien un grand bol d’air.
J’me sentais bien.
Mais pendant c’temps là, elle tournait la terre et elle tâchait de racler le ciel pour y trouver un peu du pipi du bon dieu pour assainir son atmosphère.
El’ s’tortillait le derrière pour faire sortir de ses entrailles tout le feu des enfers
Son p’tit dernier, le virus que vous savez, galopait du pôle à l’équateur
Bien décidé à éradiquer la race humaine.
C’est qu’c’est sournois ces bestioles là ça vous dévore même les gentils et bien élevés.
Même ceuse qui sont les plus haut placés
Moi j’me sentais bien.
J’avais même concocté un p’tit poème hier, cherché la rime comme autrefois avec des p’tits pieds bien droits :,une petite nostalgie d’autrefois quand on n’avait pas le droit de libérer son cœur, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, etd' échapper aux grandes lois
Mais voilà :
J’ai encore rêvé la nuit dernière qu’elle tournait pas très rond , la terre et que « la carte n’est pas le territoire » (
voir citation 1 )
La carte c’est d’la géo n’est-ce pas ? –(-ou ben eun’ chose comme ça, que j’l’ai trouvé chez l’ami
Claude
http://jeanclaude2009.canalblog.com/archives/couleur/index.htmlAutrefois on avait une terre bien ronde 2 pôles, un équateur et tout ce qu’il faut pour la mesurer à la chaîne d’arpenteur.
J’me suis dit cré non de dieu c’est pourtant vrai que la carte , c’est pas le territoire, qu’on n‘peut pas croire tout qu’est bien borné, calligraphié pour l’éternité dans les livres sacrés.
Libérez les idées, libérez l’alphabet, les mots ne sont pas un parterre fleuri, ils sont guindés parfois et corsetés par la grammaire.
Libérez la poésie pour qu’elle chante sans souci la poésie du cœur
Libérez l’orthographe, libérez la prosodie, vite le train passe et c’est déjà demain
O mon écriture chérie vous n’êtes pas le territoire celui qui s’évade sur les ondes,
Fluide comme un souffle de l‘esprit et vite s’efface devant le bel aujourd’hui.
Il faut que vieillesse se passe nous aurons dans nos espaces des ondes bien plus loquaces
Que celles de nos vieux manuscrits pour ensemencer la planète de grains d’amour rajeuni.
Respectons leur papier qui s’effrite, protégeons les des souris mais ne restons pas comme momies
Emmaillotés de bandelettes qui emprisonnent à jamais des yeux ternis
L’écriture finalement c’est un très bon conservateur mais c’est comme dans la cuisine ça ne vaut pas les petits pois frais cueillis.
Et vive Internet !
Et les jardins sans clôtures opaques pour la joie des regards ravis
Citation 1 relevée sur le site de jean claude ci-dessus, parceque c'est celle qui m'agrée
" La célèbre phrase “la carte n’est pas le territoire” ne vient pas d’un géographe, mais du fondateur de la “sémantique générale”, Alfred Korzybski, dans les années 1930. Elle signifie que la représentation ne peut pas être ce qu’elle représente, parce que sa fonction même est d’appliquer des filtres pour rendre cet objet intelligible. Elle exprime un espoir : le monde est toujours plus riche que ce que vous croyez ; il existe toujours d’autres possibilités que celles que vous pouvez percevoir et même concevoir ; il y a toujours quelque chose à découvrir. Ce n’est pas pour rien que la Programmation neuro-linguistique (PNL) fait de cette phrase son tout premier postulat." et puis ce petit poème d'hier,je ne vais quand même pas le jeter, vu qu'on avait demandé où il était ce petit bois.....et que j'y ai mis de la bonne volonté!!! Le petit bois aux Saint GeorgesC’est un petit bois qui rythme les saisons
Pour l’arpenter point besoin de boussole :
A peine quatre ou cinq ares de frondaisons.
Quelques arbres centenaires parmi les herbes folles
Il est à nous certainement, ce petit coin perdu
Pas question d’en révéler l’entrée à quelque malotru
Depuis toujours y poussent des champignons.
Derrière la maisonnette baptisée « le wagon, »
Bon an mal an je n’ai jamais perdu leur trace,
Depuis ce jour d’avril , où le pépé encore vaillant,
M’en indiqua, sous la mousse, la place.
Les ronciers et le lierre y font la farandole
Gare à vos mollets petits enfants frivoles
Mais si doucement les brindilles écartez
Mousserons tendres et dodus trouverez.
En fricassée, souples lamelles, chapeaux charnus
Feront dans nos assiettes délices bienvenus.
M.L