6.5.10

malgré le vent,l a pluie, le froid

les petits fruits s'arrondissent

chez la voisine



les petites pêches aussi entre leurs feuilles souffreuteuses
 chez moi


cerises de Montmorency à l'aise contre le mur

1.5.10

quelques jours d'évasion aux Bois Francs en Normandie

repérer son bungalow en arrivant



 notre bungalow,la voiture est déchargée puis reconduite au parking
aucune voiture n'est plus autorisée à circuler pendant le séjour



                     seules les bicyclettes sont reines  ou quelques petits véhicules électriques



intérieur confortable et agréable

 


 
derrière: petite terrasseoù s'aventurent les merles familiers ou autres moineaux







  un grand pinqu'on dirait orné de bougies




 au bord da l'eau des canards solitaires ou en troupes




en longeant le cours d'eau vue sur les autres bungalows

25.4.10

pour une petite pause de quelques jours

le premier bouton de rose


les premiers lilas blancs

23.4.10

une semaine après

être sorti de l'hôpital il vient de reprendre sa mobylette et chacun s'étonne





           

21.4.10

PRIX NOBEL DE MEDECINE



quelques extraits de l'entrevue du 22/12:2005

18.4.10

Le quotidien,cet éphémère


des fleurs s'en vont



 


cultivons notre jardin




15.4.10

Retour à la maison

jeudi 15 avril .

fin de l'épisode Hôpital: sortie cet après midi.

traitement médicamenteux à la maison afin d'entretenir un réel rééquilibrage entre coeur et poumons qui reste à contrôler ainsi que carcinome de la vessie.

merci aux médecins attentifs et compétents.

quelques jours de soleil à venir.


12.4.10

AUPRES DE MON ARBRE

Même au printemps, subsiste le poids des ans .

C’est mon vieux frêne panaché tout près de ma fenêtre.

Il a vu passer bien des étés, tout fier de son panache

Si pimpant. La pie y a fait son nid, une merlette aussi

Puis il s’est un peu rabougri, son tronc a gercé au soleil

Il a fallu le rajeunir comme on dit, couper les nids.

Une abeille charpentière y a élu domicile

Y creusant sans façon les entrelacs de sa maison.


Mais toujours chaque printemps une sève nouvelle
A fait renaître les variations du vert feuillage

.. sur son vieux tronc

Il est de l’âge de mes enfants qu’il a vu naitre

Puis s’envoler vers d’autres lieux

Il est de l’âge à disparaître mais je vois bien

Qu’il s’évertue à vivre encore une saison.

Ce serait trop triste de mourir au printemps.

On s’est assis à l’ombre grêle pour deviner ce qu’il advient

De nos membres qui lui ressemblent, noueux et tordus comme les siens.

Mêmes douleurs mêmes remèdes : demander au soleil quelques rayons

Aux jardiniers leur savoir faire, aux médecins quelques potions.

Ce serait trop triste de mourir au printemps.


10.4.10

Arrêt sur image


                                                                la force de la vie

2.4.10

NOUVELLES

L’instant n’étant plus aux figures de style j’ai pensé que je devais la vérité toute nue à tous ceux qui sont venus me donner quelques instants de leur présence sur ce blog et à qui j’ai confié un petit bout de mes pensées et sentiments aussi depuis..2005

Les nouvelles ne sont pas bonnes
Résultat d'analyse du kyste de la vessie de mon mari : carcinome.
D'après l'urologue: trois solutions: 1) Ablation totale de la vessie: inenvisageable du fait de son âge et des problèmes pulmonaires et cardiaques en cours, 2) chimiothérapie: inenvisageable pour les mêmes raisons; 3) attendre 3 mois , si nouvelles proliférations importantes faire une nouvelle ablation comme la dernière fois .
Mardi prochain hospitalisation à l'hôpital Avicenne pour investigations pulmonaires et cardiaques .

Nous entrons forcément dans une nouvelle ère de notre vie, de notre fin de vie…je ne sais si et  quand je reviendrai mettre un mot ici… j’avais dit à partir de 90 ans.. ..que je ne mettrais plus que de petites fleurs d’images….ou images de fleurs. Voilà c’est arrivé un peu en avance de quelques mois, pour nous deux

Pierre toujours philosophe et déterminé arrive à plaisanter, lit son canard enchaîné, parait oublier sa mobylette journalière d’il y a à peine 2 mois..
Notre fils habite non loin dans notre rue . nous ne sommes pas isolés.

Je vous remercie pour tout ce que nous avons partagé jusqu’à présent

micheline

30.3.10

hier après midi

les vraies pâquerettes du jour et petite véronique bleue







29.3.10

Ecris ce matin ..un peu élagué ce soir.

Que je vous raconte


Pendant que j’en ai envie ou plutôt que quelques mots voltigent à l’entour avec l’envie de se poser.
Ordinairement, je suis plutôt d’humeur paresseuse et je commence le plus souvent par aller vagabonder chez les autres voir si j’y trouve quelques mots à faire germer dans ma pensée, y réveiller quelque écho endormis parfois très farfelus

Non ,ce matin je suis toute habitée de tout petits riens gesticulants

Alors que je vous raconte depuis le début

Dès 6 heures à peine me voilà debout : un peu tôt pour la vieille heure pas bien reléguée mais toute habitée par mes rêves de la nuit… tout de suite mon ordi à allumer : quelqu’un est venu sans doute..qui bien gentiment bien poliment est venu voir mes pâquerettes sans s’apercevoir qu’elles n’étaientt pas de l’année. Petite tricherie inhabituelle puisque mes photos sont en général datées.. (pas esthétique, mais tellement authentique…)

Donc disais-je c’était bien autre chose puisque mon rêve était là : quelqu’un d’autre était venu qui n’avait pas signé.Un frôlement d’amitié . Son front presqu’enfantin contre le mien me confiant comme un câlin l’histoire du petit hérisson qui s’était s’était sauvé,  était passé sous le grillage vers la liberté..  puis me disant qu’il viendrait laver mes vitres et que tout serait sauvé .

J’étais pourtant bien réveillée car  me prit soudain ’une autre vérité : j’avais l’estomac dans les talons- tiens pourquoi dans les talons ?? je n’avais pas déjeuné.

Tout en prenant soin de garder le frôlement d’amitié de mon rêve je descends à la cuisine : mon bol est préparé depuis la veille au soir, comme de coutume, par les soins de qui dort encore profondément : mes petits pains , le pot de miel et.. mes médicaments .Reste à sortit le yaourt, verser l’eau, la mettre à chauffer au micro onde …y inclure le nescafé (une cuillère à soupe), tartiner le miel.. Tourner le bouton du poste radio et ….Ce jour ....:reste de sommeil à laisser infuser ..

Je m’y laisse glisser comme sans y penser et vais me rendormir

Quand je me réveille il est 8 heures !! tout entourée de nouveaux compagnons de nuit très gentils .Je descends mon mari est déjà à sa toilette. La table est débarrassée .La vaisselle dans l’évier .Me cramponnant un peu au bord j’arrive à la laver serrant les dents pour terminer .

mon mari arrive me dit bonjour… ça va ?
-j’ai fait des beaux rêves et toi ?
-hum ! pareil qu’hier , je vais essuyer la vaisselle puis m’asseoir et lire et toi ton dos ?
- Comme ça !
-vas mettre ta ceinture
- oui

j’ai touché sa joue sa main un peu froide écouté son souffle en me retenant d’avoir peur

Je fais une toilette rapide ajuste au pis aller ma ceinture, je m’assois, cramponne le bas de mon pantalon pour obtenir de mes pieds de bien vouloir arriver à portée de ma main et intégrer l’intérieur de mes chaussettes sans trop faire grincer mon dos. Ca y est je souffle un peu ..attrape la rambarde du couloir puis celle de l’escalier pour arriver à mon bureau et m’assoir. Ne pas oublier avant de faire pipi car en cas de besoin pressant ça n’attend plus

Et qu’est-ce que je fais ? qu’est-ce qui me prend à vouloir raconter bêtement….
C’est une drôle d’histoire d’avoir envie parfois de dire sa vie la dire aux autres sans tricher…telle que bêtement.

De temps en temps je sens encore comme dans mes rêves de cette nuit comme des présences qui viennent à ma rencontre. Bien sûr que que je ne crois pas que les pensées voyagent sur les ondes comme les mots sur les fils du téléphone . Pourtant.. pourtant .. on ne sait pas tout n'est-ce pas Pourtant pourtant..

Tiens je m’en souviens dans ces rêves de ce matin était venue un genre de diseuse d’avenir qui me voulait du bien aussi mais que j’ai remerciée bien gentiment

Je m’en souviens et ça marchait quand j’étais jeune bergère.. non jeune étudiante je jouais à être ma propre diseuse d’avenir en interrogeant mes rêves, mon subconscient..

je n’y joue plus guère je laisse aller les choses qui m’apportent encore de temps en temps des messages réconfortants . merci.

28.3.10

Autre dérivatif

Premier sourire du printemps

Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "

Théophile GAUTIER (1811-1872)

26.3.10

Sans titre

Quelque chose qu’on appelait autrefois Dieu

Nous punit

D’être en nous mettant au monde

Plus petit

Quelque chose qu’on appelait autrefois Dieu

Nous punit

D’être en nous mettant au monde

Plus mal bâti

Quelque chose qu’on appelait autrefois Dieu

Nous punit

D’être en nous mettant au monde

Démuni

Et quelque chose-punition suprême-

Nous le dit

25.3.10

CES JOURS QUI VIENNENT

                      
                                          Le Verger



Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates,
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu,
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
Chancellent, de rosée et de sève pourvus,


 
Je viendrai, sous l’azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé ;
Mon cœur se dressera comme le coq qui chante
Insatiablement vers le soleil levé.


 
L’air chaud sera laiteux sur toute la verdure,
Sur l’effort généreux et prudent des semis,
Sur la salade vive et le buis des bordures,
Sur la cosse qui gonfle et qui s’ouvre à demi ;


 
La terre labourée où mûrissent les graines
Ondulera, joyeuse et douce, à petits flots,
Heureuse de sentir dans sa chair souterraine
Le destin de la vigne et du froment enclos.


 
Des brugnons roussiront sur leurs feuilles, collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement ;
La lumière emplira les étroites allées
Sur qui l’ombre des fleurs est comme un vêtement.


 
Un goût d’éclosion et de choses juteuses
Montera de la courge humide et du melon,
Midi fera flamber l’herbe silencieuse,
Le jour sera tranquille, inépuisable et long.


 
Et la maison, avec sa toiture d’ardoises,
Laissant sa porte sombre et ses volets ouverts,
Respirera l’odeur des coings et des framboises
Éparse lourdement autour des buissons verts ;


 
Mon cœur indifférent et doux aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l’eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos.


 
Je serai libre enfin de crainte et d’amertume,
Lasse comme un jardin sur lequel il a plu,
Calme comme l’étang qui luit dans l’aube et fume,
Je ne souffrirai plus, je ne penserai plus,


 
Je ne saurai plus rien des choses de ce monde,
Des peines de ma vie et de ma nation,
J’écouterai chanter dans mon âme profonde
L’harmonieuse paix des germinations.


 
Je n’aurai pas d’orgueil, et je serai pareille,
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité,
À mon frère le pampre et ma sœur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l’été ;


 
Je serai si sensible et si jointe à la terre
Que je pourrai penser avoir connu la mort,
Et me mêler, vivante, au reposant mystère
Qui nourrit et fleurit les plantes par les corps.


 
Et ce sera très bon et très juste de croire
Que mes yeux ondoyants sont à ce lin pareils,
Et que mon cœur, ardent et lourd, est cette poire
Qui mûrit doucement sa pelure au soleil...


Anna de Noailles .






24.3.10

PETIT DERIVATIF


Tandis que j’allais, hier, le front baissé, préoccupée
Songeant à ces choses inopinées
Qui menaient mes pas vers un improbable remède
Je vis tout près de moi au revers de la route
Deux gars
L’un farfouillant avec humeur sous le capot
d’une voiture..
Tourne vis en érection et voix vociférante
L’autre pas vraiment l’air catholique non plus
La voiture ?
Pas vraiment un petit amour de citadine non plus

« Eh les gars !! faut pas s’énerver comme ça !!
Regardez le beau soleil qu’il fait »
………………………….

J’allais sur mon chemin de retour toujours plongée dans mes pensées
Quand au ras du trottoir me frôle une voiture
Par la vitre baissée un joyeux luron me hèle :

« hé madame !! ça y est ! elle a démarré la voiture !! »

Et moi de sourire

Petits voyous auriez -vous donc besoin
qu’on fasse un peu attention à vous ?

23.3.10

journée occupée


par quelques démarches médicales pour mon mari


 

22.3.10

ELECTIONS REGIONALES

                                                          mission accomplie

                                                          résultats satisfaisants





  continuez vos efforts






                                 

21.3.10

L'ETERNEL RETOUR


la route est libre même pour les oiseaux


et tout recommence

19.3.10

Quelque part en Ardèche

un très beau texte poétique et politique sur les obsèques de Jean Ferrat (cliquer sur le titre)
de Daniel Schneidermann
source:  jean-claude [noreply-comment@blogger.com]

18.3.10

SOURIRE SVP

hier matin après m'être inquiétée du silence téléphone de mon mari j'entends, depuis la clinique, ses paroles qui me rassurent . Alors je me lève de mon bureau pour aller lui annoncer la bonne nouvelle en bas dans la salle à manger où il est certainement.

sourire SVP...
 
une toute petite fraction de seconde seulement
et la lumière fut