29.3.10

Ecris ce matin ..un peu élagué ce soir.

Que je vous raconte


Pendant que j’en ai envie ou plutôt que quelques mots voltigent à l’entour avec l’envie de se poser.
Ordinairement, je suis plutôt d’humeur paresseuse et je commence le plus souvent par aller vagabonder chez les autres voir si j’y trouve quelques mots à faire germer dans ma pensée, y réveiller quelque écho endormis parfois très farfelus

Non ,ce matin je suis toute habitée de tout petits riens gesticulants

Alors que je vous raconte depuis le début

Dès 6 heures à peine me voilà debout : un peu tôt pour la vieille heure pas bien reléguée mais toute habitée par mes rêves de la nuit… tout de suite mon ordi à allumer : quelqu’un est venu sans doute..qui bien gentiment bien poliment est venu voir mes pâquerettes sans s’apercevoir qu’elles n’étaientt pas de l’année. Petite tricherie inhabituelle puisque mes photos sont en général datées.. (pas esthétique, mais tellement authentique…)

Donc disais-je c’était bien autre chose puisque mon rêve était là : quelqu’un d’autre était venu qui n’avait pas signé.Un frôlement d’amitié . Son front presqu’enfantin contre le mien me confiant comme un câlin l’histoire du petit hérisson qui s’était s’était sauvé,  était passé sous le grillage vers la liberté..  puis me disant qu’il viendrait laver mes vitres et que tout serait sauvé .

J’étais pourtant bien réveillée car  me prit soudain ’une autre vérité : j’avais l’estomac dans les talons- tiens pourquoi dans les talons ?? je n’avais pas déjeuné.

Tout en prenant soin de garder le frôlement d’amitié de mon rêve je descends à la cuisine : mon bol est préparé depuis la veille au soir, comme de coutume, par les soins de qui dort encore profondément : mes petits pains , le pot de miel et.. mes médicaments .Reste à sortit le yaourt, verser l’eau, la mettre à chauffer au micro onde …y inclure le nescafé (une cuillère à soupe), tartiner le miel.. Tourner le bouton du poste radio et ….Ce jour ....:reste de sommeil à laisser infuser ..

Je m’y laisse glisser comme sans y penser et vais me rendormir

Quand je me réveille il est 8 heures !! tout entourée de nouveaux compagnons de nuit très gentils .Je descends mon mari est déjà à sa toilette. La table est débarrassée .La vaisselle dans l’évier .Me cramponnant un peu au bord j’arrive à la laver serrant les dents pour terminer .

mon mari arrive me dit bonjour… ça va ?
-j’ai fait des beaux rêves et toi ?
-hum ! pareil qu’hier , je vais essuyer la vaisselle puis m’asseoir et lire et toi ton dos ?
- Comme ça !
-vas mettre ta ceinture
- oui

j’ai touché sa joue sa main un peu froide écouté son souffle en me retenant d’avoir peur

Je fais une toilette rapide ajuste au pis aller ma ceinture, je m’assois, cramponne le bas de mon pantalon pour obtenir de mes pieds de bien vouloir arriver à portée de ma main et intégrer l’intérieur de mes chaussettes sans trop faire grincer mon dos. Ca y est je souffle un peu ..attrape la rambarde du couloir puis celle de l’escalier pour arriver à mon bureau et m’assoir. Ne pas oublier avant de faire pipi car en cas de besoin pressant ça n’attend plus

Et qu’est-ce que je fais ? qu’est-ce qui me prend à vouloir raconter bêtement….
C’est une drôle d’histoire d’avoir envie parfois de dire sa vie la dire aux autres sans tricher…telle que bêtement.

De temps en temps je sens encore comme dans mes rêves de cette nuit comme des présences qui viennent à ma rencontre. Bien sûr que que je ne crois pas que les pensées voyagent sur les ondes comme les mots sur les fils du téléphone . Pourtant.. pourtant .. on ne sait pas tout n'est-ce pas Pourtant pourtant..

Tiens je m’en souviens dans ces rêves de ce matin était venue un genre de diseuse d’avenir qui me voulait du bien aussi mais que j’ai remerciée bien gentiment

Je m’en souviens et ça marchait quand j’étais jeune bergère.. non jeune étudiante je jouais à être ma propre diseuse d’avenir en interrogeant mes rêves, mon subconscient..

je n’y joue plus guère je laisse aller les choses qui m’apportent encore de temps en temps des messages réconfortants . merci.

6 commentaires:

brigetoun a dit…

très joli -
et tu n'a pas eu à rager comme je le fais en ce moment contre blogger qui ne veut plus publier de photo

Petite Boussole a dit…

Entre rêve et réalité la frontière n'est pas toujours bien définie ; l'un et l'autre s'affrontent pour conquérir quelques arpents ...
C'est vrai qu'il n'y a presque plus de photos sur ton blog ...
On fait grève chez Blogger ?

micheline a dit…

brigetoun,
très honorée de t'avoir pour compagne privée d'images... je me demandais ce que j'avais bien pu faire pour mériter tous ces petits signes d'interdiction et refus de nouvelles images!! on verra demain mais pour toi la journée n'est pas finie!!

Petite Boussole,
et si c'était un coup des Tchéchène?

Air fou a dit…

Ahhhh... Mais où sont passées les jolies pâquerettes? Même si elles étaient d'un autre temps?

Ce billet est magnifique, les mots, l'atmosphère, m'ont rivée à mon écran, la tête bien penchée en avant. Je suis un brin dans une zone obscure, qui tente de tout en saisir le sens.

Blogger : je ne sais pas si ce n'est que temporaire ou si c'est une manière de globaliser ses affaires, encore : Google, Blogger, Picasa, où tout le monde vient à la pêche. J'ai dû mettre à ma portée l'album internet où normalement nos photos ajoutées sur Google sont versées depuis pas mal de temps, qu'on le veuille ou pas.

Un autre pas avant de nous faire payer pour bloguer, nous mettre au pied du mur pour accepter la pub? Selon moi,c'est bien vers cela que nous allons. L'Internet à la pièce. J'avais vu une vidéo sur YouTube qui annonçait cela pour 2011. Avec la télé et tout, visible sur le Net, il me semble que c'est le chemin qui achève.

Qu'en pensez-vous, vous autres?

Je souffle sur des vitres avec un peu de pluie fraiche entre les dents afin qu'elles se nettoient sans effort!

Je t'embrasse, Zed ¦)

Solange a dit…

J'ai bien aimé votre récit. Moi non plus je n'avais pas d'images ce soir c'est replacé. Bonne journée.

Air fou a dit…

Je viens de relire encore, émerveillée par la vérité et la poésie de ton récit, ta plume, cette parcelle de vie, telle qu'elle fut à ce court moment-là et surtout pas bêtement.

xxx Zed