15.1.10

Tragédies

Tiens je ne sais ce qui me fait le plus de peine ce jour du 13 janvier : un entrefilet aux informations du matin que la Télé se gardera bien de répercuter ou cette catastrophe à grand spectacle de Haïti

Des centaines de morts de silicose en Turquie( cliquer sur le titre), pour avoir pendant leur travail respiré la poussière de sable destinée à râper, blanchir, amincir la bonne toile des jeans fabriqués en Chine qu’on revendra en Europe à la mode « déglingue »… à bout d’usure afin qu’ils ne durent pas trop longtemps pour que les magnats du commerce et de l’industrie puissent continuer à se sucrer sur le dos des esclaves modernes : ceux qui produisent sans pouvoir en vivre décemment, ceux qui s’endettent à acheter du vent publicitaire

Ou les morts innocents de Haïti ces corps broyés par des forces d’une aveugle nature qui nous dépasse , dont on voudrait bien attribuer la responsabilité au dieu juste et bon qui créa ce monde pour se donner loisir de punir ses créatures des crimes qu’ils y commettent.

Quel est le plus révoltant ? ce que les hommes font aux autres hommes, dans l’ombre à longueur de temps ou ce que des forces cosmiques leur font dans leur aveuglement ?

L’homme est apparu sur notre planète à la fois généreuse et hostile pourquoi faut-il qu’il s’y déchire au lieu de s’unir pour chercher à en percer les secrets et se la concilier du mieux de son intelligence ?

Mais que vient donc faire Dieu là dedans ?

4 commentaires:

brigetoun a dit…

pleurer sur le désastre turc est malheureusement moins consensuel, et puis il devient tragiquement presque banal (et il est le fait des hommes).
Pour Haïti (r non Tahiti) il y a un peu de culpabilité condescendante devant la pauvreté du pays, et le tremblement des hommes devant la nature (plus des victimes de tout rang social)

micheline a dit…

oui brigetoun, j'arrive trop tard pour corriger ma faute: faut pas venir si vite!!!!

Solange a dit…

Les désastres naturels, on n'y peut rien, mais les morts causés par la bêtise humaine, c'est impardonnable.

Air fou a dit…

Ce qui personnellement me peine le plus, c'est l'obscurantisme, l'ignorance entretenue au profit de la corruption, du pouvoir, des privilèges de quelques-uns.

Ce qui me peine le plus, c'est que l'on envisage de construire (pas « re », vu que ce ne l'était déjà pas) sur cette bombe de moins en moins à retardement, une faille au beau milieu d'une époque de catastrophe accélérées par le réchauffement climatique.

Ce qui me peine le plus, c'est l'impuissance face à cette souffrance entretenue qui servira à graisser les pattes d'entrepreneurs religieux et autres.

Ce qui me peine le plus, c'est de ne pouvoir penser en terme de planète, pourtant si petite et déjà tellement endommagée. L'environnement, c'est tout ce qui s'y trouv/e/ait.

Zed