16.5.09

petite trève dans les rangements......lire.

Je ne lis plus guère. J’ai déjà dit je crois. Je ne relis guère non plus, De mes lectures ne me souviens guère plus
Mais beaucoup de flash je crois, des phrases, un auteur, un titre parfois et puis des idées, des traces d’idées comme cristaux indélébiles, les petits cailloux du Petit Poucet qui d’un clic me permettent de retrouver la queue d’un vers quand les miettes de pain , sur le chemin, les oiseaux ont mangées
Quelques astérisques dans mon carnet de mémoire ..... la lenteur …… Kundera .. je sais que j’ai aimé.Une petite étoile pour le mot lenteur, . la lenteur profonde de l’amour .. je m’évade ..
La madeleine…. Proust … tous ces petits méandres insistants….me reste la madeleine, son petit goût souple et fluide sous la langue et tout le reste qui est à moi !
Du temps de mes vertes années de grandes forêts à théorèmes dont les squelettes, sur lit de sable dans ma pensée sont sédiments solides et rassurants auxquels j’accroche encore quelque cerf-volant.
et tout e qu'on a appris par coeur!!
Mais je lis lentement, surtout quand j’entre, complice, en un lieu où accourent tant de personnages clandestins que ce n’est plus un livre mais une conspiration intempestive. Voler des mots, en faire toute une histoire ….jacter à la place de l’auteur et le saluer de bonheur.

« Le canapé rouge » Il est tout petit celui là. Ca me va . Petit cadeau arrivé par la poste..
Pas si petit que ça a dit le Petit Prince …

Le fil ténu d’une âme d’ici qui file à la recherche d’une âme évadée dans les espaces slaves ; un voyage en train à la frange de terres imprécises où émergent ça et là, la silhouette grêle et blanche des bouleaux sibériens , un fil d’ amour perdu doux comme une soie sans accroches dont un bout est resté relié au canapé rouge d’étoffe fanée où une vieille femme dorlote une vie de souvenir et de substitution sédentaire .
Et qui avait encore tant ri de joie quand sa voisine de cœur lui avait lu ce joli dialogue avant de partir :

- "Qu’aimez-vous par-dessus tout ?
-Faire l’amour, la terre après la pluie, faire l’amour, les chats de gouttières, faire l’amour, les fleurs, faire l’amour, quelques enfants très rares, faire l’amour, les gens qui savent se juger, faire l’amour, l es rivières, faire l’amour, les ports, faire l’amour, la propreté et la gentillesses, faire l’amour".


Voilà je ne vais quand même pas trop recopier.
Et puis,je n’en suis qu’à la page 76 sur 138 . et il faut que j’en garde pour demain.

-C’est bien ?
-oui ou plutôt ça me va
-ou une dernière phrase volée au hasard « J’étais absent de moi plutôt nuage indécis, un passant pas très sûr d’être vraiment quelqu’un »

l'auteur je vous le dirai demain à moins que vous ne le connaissiez déjà

3 commentaires:

brigetoun a dit…

quelle jolie façon de parler de la lecture

jean-claude a dit…

Texte joyau.
[Lire aussi les histoires qui défilent dans sa tête. A voix basse si possible...]

micheline a dit…

Jean Claude,
pas trouvé "les histoires qui défilent dans sa tête." Titre exact???STP..