Suis bien rentrée. Sommes bien rentrés,
Dimanche soir. Fin de journée. Fin de week-end
45 km à faire …. .même pas d’embouteillage…
Que demander de plus ?
Le coffre du break à ras bord comme toujours :
Le premier plateau de pommes précoces..
Le matériel de pêche,( qui n’a pas servi cette fois)
Un petit sac de foin pour litière….
Les poulettes dans leur carton,
A coté de moi sur le siège arrière.
Mon fils au volant, expert en souplesse et sécurité.
Mon mari témoin assermenté, à côté,
Tout à fait satisfait d’avoir fait toilette
Autour du portail d’entrée,
Afin de persuader quelque malintentionné
Que la maison est habitée
J’ai parcouru le pré à marche forcée,
Pour une pomme tombée là, pour de l’herbe à transporter,
Un outil à aller chercher.
Traversé 20 fois le champ pour aller vers ce petit enclos
Où caquettent nos pensionnaires derrière leur porte neuve

C’est un petit enclos complètement enfoui dans les frondaisons
Et que les hommes viennent de dégager et « rapetasser. »le grillage était resté intact,la porte avait disparu, à l'intétrieur les restes d'une petite cabane.

Tant de souvenirs :
Le temps où mon gendre et mon fils le construisirent…il y a plus de 20 ans,
Pour le lapin et je ne sais quelle autre bestiole de compagnie
De la petite fille qui a maintenant 30 ans .
A côté une autre cabane qu’elle a construite avec son premier amoureux:
Et qui, bien que délabrée, sert encore de dépotoir..
Aux vieilleries d’outils ou de planches diverses
Un peu plus loin le trou qu’ils ont creusé,
Et tapissé d’une feuille de plastique pour se faire une piscine
Qui maintenant se comble doucement et accueille un jeune noyer.
Un peu plus loin encore le « wagon », maisonnette – ( louée )- édifiée jadis par les fils
Et où vécurent et moururent le père et le frère de mon mari.
Voilà on ne peut plus tout entretenir ni abandonner…
Mais encore trottiner le minuteur dans une poche,
Pour ne pas laisser brûler, comme hier, le clafouti
Ou déborder la potée qui mijote,
L’ appareil photo dans l’autre poche
Pour l’étonnement d’un être en survie :
L’escargot de Bourgogne,

l’orvet argenté..

Le pommier cassé qui alimente encore ses feuilles et ses fruits

Et l’autre qui n’en peut mais

J’ai marché malgré le point qui me traversait le dos
Jusqu’à ce qu’il finisse par me terrasser dans mon fauteuil ..
Tandis que mon fils, -50 ans bientôt-, restait accroupi devant la cage ouverte,
Seul à si bien « leur » parler, les toucher en les remerciant du premier œuf pondu.
Une âme d’enfant ! Ce soir il téléphonera à sa fille Fanny actuellement chez son autre grand-mère pour annoncer la nouvelle.
Mais je boude mon ordi qui n’en finit pas de défragmenter son disque
Mon modem qui refuse de connecter…
Je finirai pourtant par avoir raison de ce gros bouquin « En finir avec Dieu »… au titre provocateur, mais tellement documenté, respectueux de l’histoire, des textes les plus divers, des opinions les plus contradictoires, des philosophies les plus sophistiquées..
Une somme et une histoire de la pensée tentée par un scientifique scrupuleux.
Un bouquin vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, best seller aux Etats- unis en Angleterre et en Allemagne traduit en français par Marie France Desjeux-Lefort, paru en mars 2008
de Richard Dawkin,- biologiste mondialement connu pour ses travaux sur l’évolution et la génétique, professeur à l’université d’Oxford.
Si le cœur vous en dit…..
Sinon beaucoup plus modeste mais non moins édifiant :
« La science à l’usage des non scientifiques » (2003) d’Albert Jacquard, que l’on vient de me prêter…que je vais scruter…..connaissant l’auteur….
Si mes neurones veulent encore se remettre en route…..mon mal de dos, mes jambes lourdes, raidies, les ont fait font déprimer, à l’idée de la visite chez le toubib à mon retour lundi ( de routine pourtant,) . Ils ont mieux aimé le papotage avec les inamovibles du quartier.. mon ancien facteur .. mamy Rose..et les autres ..je vous raconterai demain, si je peux , sinon ne m’en veuillez pas, passez quand même me voir ..
Si vous avez le temps…