30.12.07

Slpeen

Est-ce seulement le creux de l'entre deux fêtes?
Le creux de l'entre deux ans? ,
Un qui n'est pas tout à fait mort
Et l'autre pas encore né...

Quelques vers flottants ...
Pour y trouver remède.?. hélas
"La chair est triste et j'ai lu tous les livres"
Mais bon dieu
"Passionne toi pour une grisette
Pour un homard à la moutarde
Mais passionne toi pour quelque chose"
Et "je hais les tièdes!!"
"Frappe toi le coeur c'est là qu'est le génie"
Bon j'arrête....
Si cela vous amuse , ajoutez les noms d'auteur....
Ou d'autres choses plus drôles!
Merci!!

28.12.07

23.12.07

LE SIXIEME SENS (inspiré par les cinq sens de Camille)

Le sixième sens, comme on le nomme
Que ferions-nous sans lui ?
Car à chacun de nous,
L’histoire ne dit pas
Qu’il manquât.

Point de mots pour celui-là,
-Comme c’est étrange-
Il n’a point de regard
Encore moins de joli cliquetis
Sa bouche est close
Rien où la main se pose.

Il n’est pas né d’hier
Les oiseaux l’ont aussi..
L’amant se désespère
Dans la tiédeur du lit.
Son chemin va tout droit
Pour choisir ses amis.

Mais si s’affole sa boussole
Au plus noir de la nuit
L’on voudrait bien
Des cinq sens communs
Témoignage certain :
Voir, sentir, entendre
Savoir que tout va bien.
Sans attendre demain

Et la main tremble alors
A ne savoir comment
Sur le sable de nos matins
Signera le destin.

19.12.07

18.12.07

fin d'année... fin de vie

Je suis en train de lire :


« ENSEMBLE C’EST TOUT » ( ANNA GAVALDA) Dépôt 2005-2007 ; collection « j’ai lu »


Voici un petit extrait qui donne un aperçu du ton, du réalisme et de la tendresse qui lient les personnages, « ces quatre – là qui n’auraient jamais dû se rencontrer... Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour - appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu »
.
Frank est venu voir sa grand-mère Paulette Lestafier dans une maison de retraite. Elle espère toujours qu’il va la faire sortir de là
Mais pour Frank c’est impossible,et voici ce qu’il se décide à lui dire :


Ecoute-moi, Paulette Lestafier, écoute-moi bien :
« tu vivais seule
dans une maison que tu adorais et que j’adorais aussi. Le
matin, tu te levais à l’aube , tu préparais ta Ricorée et tu la buvais en
regardant la la couleur des nuages pour savoir quel temps il allait faire.
Ensuite, tu nourrissais ton petit monde, c’est ça ? ton chat, le chat des
voisins, tes rouges-gorges, tes mésanges et tous les piafs de la création. Tu prenais ton sécateur et tu leur faiais leur toilette à tes fleurs avant la tienne. Tu t’habillais, tu guettais le passage du facteur ou celui du boucher. Le gros Michel, cet escroc qui te coupais toujours des biftecks de 300 grammes quand tu lui en demandais 100 alors qu’il savait très bien que tu n’avais plus de dents… oh ! mais tu ne disais rien. Tu avais trop peur qu’il oublie de klaxonner le mardi suivant…Le reste tu le faisais bouillir pour donner du goût à ton potage. Vers onze heures, tu prenais ton cabas,et tu allais jusqu’au
café Grivaud pour acheter ton journal et ton pain de deux livres. Il y
avait bien longtemps que tu n’en mangeais plus, mais tu le prenais quand même … pour l’habitude…et pour les oiseaux… souvent tu croisais une vieille copine qui avait lu la rubrique nécrologique avant toi et vous parliez de vos morts en soupirant. Ensuite, tu lui donnais de mes nouvelles. Même si tu n’en avais pas… pour ces gens-là, j’étais aussi célèbre que Bocuse, pas vrai ? tu vivais seule depuis presque vingt ans, mais tu continuais de mettre une nappe
propre et de te dresser un joli couvert avec un verre à pied et des fleurs dans un vase. Si je me souviens bien, au printemps, c’était des anémones, l’été des reines-marguerites et en hiver, tu achetais un bouquet sur le match » en te répétant à chaque repas qu’il était bien laid et que tu l’avais payé trop cher…L’après midi, tu faisais une petite sieste sur le canapé et ton gros matou acceptait de venir sur tes genoux quelques instants. Tu terminais ensuite ce que tu avais entrepris dans le jardin ou au potager le matin même…tu n’y faisais pas grand’chose, mais quand même, il te nourrissait un peu et tu bichais quand Yvonne achetait ses carottes au super marché. Pour toi c’était le comble du déshonneur…
« les soirées étaient………( coupure)
Chaque fois que je revenais te voir…( coupure)
Je n’osais rien te dire, mais je voyais bien que ton jardin n’était plus aussi propre……….je voyais bien……( coupure)
……
Oui ne me regarde pas comme ça mémé … je les ai toujours vus tes énormes bleus que tu asseyais de cacher sous tes gilets… J’aurais pu te prendre la tête beaucoup plus tôt avec tout ça… te forcer à voir des médecins et t’engueuler pour que tu arrête de te fatiguer avec cette vieille bêche…..que te fliquer et de m’envoyer tes résultats d’analyses … mais non, je me disais qu’il valait mieux te laisser en paix et que le jour où ça n’irait plus, eh bien au moins tu n’aurais pas de regrets, et moi non plus ..au moins tu aurais bien vécu. Heureuse. Peinarde. Jusqu’au bout.
« Maintenant, il est venu ce jour. On y est là... et tu dois te résoudre, ma vieille. Au lieu de me faire la gueule, tu devrais plutôt penser à la chance que tu as de vivre plus de quatre vingt ans dans une maison aussi belle et….
Elle pleurait .....


Epilogue:...et la mémé finira par sortir..grâce à.....

16.12.07

j'ai retrouvé mes binettes,que j'avais perdues mais je ne sais vraiment pas comment, j'ai installé Zango!!!hourra!! je peux vous dire le temps qu'il fait.Upgrade your email with 1000's of cool animationsUpgrade your email with 1000's of cool animations



j'ajoute une image!!!la bassine à confiture d'une de mes correspondantes: Paulette Toublanc qui a connu l'oncle Félix, le frère de mon grand père Alfred Mavet, père de mon père Michel Mavet, ce dernier grand père de Catherine Lemaire et Pascal Lucas et arrière grand père de Céline Lemaire et de Fanny Lucas

voir ci-dessus, l'oncle Félix et sa femme Michelle à la Madeleine où je suis née micheline mavet

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12.12.07

Matière à réflexion

Les tours ont-elles un avenir? (Extrait du dossier: "Changer la ville" dans Sciences et avenir déc 2007)


ci-dessus un projet pour la Porte de la Chapelle à Paris.

"c'est la ville basse qui est une aberration,car elle consomme énormément de terrain, plaide l'architecte Jacques Ferrier,il faut densifier pour accueillir les milliers d'habitants qui arrivent chaque jour des campagnes et des autres pays. Densifier pour rendre les communications, les transports, plus rapides, plus immédiats,moins chers.. développer des villes mixtes, ne séparant plus des cités dortoirs des zones de bureaux, des pôles de loisirs"

Ces nouvelles tours font l'objet d'études et de projets divers pour tenir compte des impératifs écologiques en matière d'économie d'énergie , de dépollution... d'esthétique aussi



A gauche un immeuble du quartier BedZed, près de Londres, à droite la tour turning Torso, en Suède.

10.12.07

Contre la méchante ortie

Un truc bien pratique lorsque l'on n'a pas de gants et que l'on ne veut pas se piquer, passez-vous plusieurs fois la main (intérieur et extérieur) dans les cheveux.
C'est fait ?... alors, vous pouvez commencer votre cueillette sans crainte (sans oublier de vous repassez la main dans les cheveux au cours de la cueillette.), On peut soulager les piqûres d'orties en y frottant du plantain : c'est une plante à feuilles rondes et nervures prononcées, qui pousse généralement près des urticacées

Le plantin lancéolé









Et pour vous donner courage :
Encore quelques vertus ou emplois de l'ortie

Les fibres d'ortie ont servi à fabriquer des cordes et des tissus, surtout dans le nord de l'Europe et sont encore utilisées pour fabriquer le papier sur lequel sont imprimés les billets de banques (remplaçant celles du chanvre)





Les jardiniers et maraîchers voulant respecter les principes de l'agriculture biologique préparent avec les orties, par fermentation, du purin d'ortie qui a la propriété de repousser les insectes, notamment les pucerons ; il peut aussi constituer un engrais
Riche en azote, fer, potasse et oligo-éléments, le purin d'ortie constitue un bon fortifiant pour les plantes et stimule la croissance et la résistance naturelle contre les ennemis et les maladies.Il est utilisé en jardinage biologique pour renforcer l'immunité des végétaux et éviter les traitements et les pesticides

Le suc d'ortie, que l'on peut mêler à parts égales avec le suc des feuilles et des graines vertes de capucins favorise remarquablement la croissance et la repousse des cheveux. On en frotte vigoureusement les parties dénudées.

on peut acheter aussi en boutique
http://www.herboristerie.com/herboristerie-plante.php?ID=186
Certains produits, sous le nom mystérieux de "Dioïca" ne cache rien d'autre que notre bonne mauvaise herbe
Mais je n’ai pas d’intérêt financier dans ces entreprises commerciales !!..
(sourire !! )

9.12.07

L'ORTIE



En infusion 250 g de feuilles fraîche pour 1/2 litre d'eau bouillante laisser infuser 12 heures puis buvez froid.

En décoction une poignée de racines coupées pour un litre d'eau faire bouillir 10 minutes, à boire en deux jours.

Une c à c de feuilles dans une tasse d'eau bouillir puis infuser 10 minutes une tasse avant chaque repas.

Le suc obtenu en écrasant la plante est un remède contre les saignements internes en prendre 50 gr à 100 gr par jour.

Trés revitalisant mélanger les feuilles coupées fins dans la salade et les crudités, se servir des feuilles sèches réduites en poudre sur les plats pendant l'hivers.

Roulez les jeunes feuilles sur elles mêmes, de façon à emprisonner la partie supérieure du limbe, et écrasez les entre vos doigts; vous pouvez alors les manger sans aucun risque. Une dizaine de feuilles donnent plus de tonus qu'une barre de céréales ...

les mal aimés


J'aime l'araignée (Victor Hugo)







J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour

6.12.07

En remerciement et pour reprendre le fil...des jours

Une pensée qui m'a été transmise:
Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort!”
"Freud"

Et un poème de Victor Hugo
En hiver la terre pleure

En hiver la terre pleure ;
Le soleil froid, pâle et doux,
Vient tard, et part de bonne heure,
Ennuyé du rendez-vous.

Leurs idylles sont moroses.
- Soleil ! aimons ! - Essayons.
O terre, où donc sont tes roses ?
- Astre, où donc sont tes rayons ?

Il prend un prétexte, grêle,
Vent, nuage noir ou blanc,
Et dit : - C'est la nuit, ma belle ! -
Et la fait en s'en allant ;

Comme un amant qui retire
Chaque jour son coeur du noeud,
Et, ne sachant plus que dire,
S'en va le plus tôt qu'il peut.

Victor Hugo 1802-1885

1.12.07

en pause

pour quelques jours..(indépendante de ma volonté)

30.11.07

L'ECOLE AILLEURS

j'extrais d'un billet fort documenté de Brigetoun ( voir dans mes liens) cette information, pensant bien qu'elle n'y verra aucun inconvénient. merci à elle.

« La majorité (54%) des 121 millions d’enfants qui ne vont actuellement pas à l’école primaire sont des filles… Dans les pays en voie de développement, il y a environ 57 millions de jeunes hommes et 96 millions de jeunes femmes âgés de 15 à 24 ans qui ne savent ni lire, ni écrire

29.11.07

Contre jour

Et encore Pennac selon, cette fois Polac
Je cite en vous priant d’excuser les coupures pour réduire le texte sans en trahir l’esprit

« Pennac a eu un prix…. Pour un livre- pas un roman, c’est pourquoi je l’ai lu…où il décrit sa jeunesse de cancre ( la meilleure partie)et son expérience d’adulte, professeur surdoué( et là, je cale)…..ce brillant sceptique met quand même à sa façon les pieds dans le plat. Il ‘y a pas de solution…. Il faut avoir le don, un point c’est tout….. Pennac n’est pas prétentieux, mais comme prof il a l’air très content de lui : sympa, humain, compréhensif, un vrai chef scout. La recette pour échapper à la cancritude : tomber amoureux, Pennac, ce fut d’une khâgneuse ;
Et Polac d’ajouter, moi de la fille d’un prof de physique et chimie. Cette année là , j’ai été dans les trois premiers, mais cette année là seulement

Je pense que là est toute la différence Pennac n’a pas étudié une année pour les beaux yeux d’une fille il est devenu professeur et il parle en effet d’amour . et pas d’un, mais de trois profs, qui l’ont sorti de sa cancritude .. avec de l’amour sans doute mais pas celui qu’on pourrait imaginer celui que j’ai eu la chance de rencontrer moi aussi sur ma route et dont je donnerai quelque portraits authentiques : L’amour du métier mais surtout l’amour des cancres qui pour une raison ou une autre sont voués à l’échec .
L’amour de l’humain tout simplement et pour quelque raison qu’il vous ait été inspiré : le souvenir de ses propres humiliations ou souffrances ? , une disposition généreuse et intelligente envers la nature humaine ?.. va savoir … Ils sont rares ? peut-être.

Mais Polac pose une vraie question :

"Bon, mais que faire des profs mal doués et même néfastes. Personne ne nous le dit"
Et de souligner que les profs cancres, bien protégés par leur statut de fonctionnaires.. sont indéboulonnables « comme aussi bien les privilèges des magistrats, les mauvais peuvent dormir sur leurs deux oreilles comme les mauvais profs…. »
D’accord il y en a toujours eu dans toutes le branches de ces brebis galeuses
Questions : y en a-t-il vraiment de plus en plus de ces profs "j’m’en foutistes" qui n’attendent que les vacances, ?
on pourrait peut-être mieux les détecter dans leur recrutement et pendant leur formation ?
le recrutement parlons en : après sélection d’un minimum insuffisant on largue des remplaçants sans formation pour un salaire de misère dans des emplois précaires car pouvoir donner de l’amour c’est aussi , être dans de bonnes conditions matérielles et sociales . Ce manque de personnel qualifié n'est pas d'aujourd'hui mais s'est encore aggravé surtout dans les secteurs défavorisés

Voici un petit aperçu qui fait suite au texte « j’aimais bien la dictée »( 1946)

« De temps en temps on me demandera de faire un remplacement dans d’autres classes, au pied levé, cours de géographie en seconde par exemple. Ça c’était dur. Mais ça ne se refuse pas, de faire plaisir à l’administration toujours soucieuse de ses picaillons. Taillable et corvéable à merci, j’avais la faiblesse de me sentir importante. Cela a duré trois ans.
Chaque année je retrouvais mon poste. J’ai su plus tard qu’on me le réservait, qu’on ne le déclarait pas vacant pour un éventuel titulaire. Moi je me trouvais à mon aise. Je ne demandais pas autre chose et imaginais que cela pouvait durer toujours.
»

La grande misère de l’enseignement , des profs dépassés malgré toute bonne volonté cela existe aussi: bien des choses à dire: des classes surchargées…des enfants, des familles en grande difficultés sociales dans des ghettos de banlieues , un climat social dégradé , disciminations sociales par l’argent dans d’autres quartiers… cherchons les causes au lieu d’accabler « ces baudets d’où provient tout le mal ». de La Fontaine
( à suivre…)

28.11.07

LA DICTEE

selon Pennac : très court extrait du riche chapitre 11 "de Chagrin d'école"

« J’ai toujours conçu la dictée comme un rendez-vous avec la langue. La langue telle qu’elle sonne, telle qu’elle raconte,telle qu’elle raisonne,la langue telle qu’elle s’écrit et se construit……

Quelles qu’aient été mes terreurs d’enfant à l’approche de la dictée- et dieu sait que mes professeurs pratiquaient la dictée comme une razzia de riches dans un quartier pauvre !-, j’ai toujours éprouvé la curiosité de sa première lecture. Toute dictée commence par un mystère : que va-t-on me lire là ? Certaines dictées de mon enfance étaient si belles qu'elles continuaient à fondre en moi comme un bonbon acidulé, longtemps après que la note infamante qu'elles m’avaient pourtant coûtée. »

1946: enseigner après la dernière guerre en 6ème à Troyes.

Mais ce que j’aimais, c’était enseigner. J’en savais assez pour mes gamines de douze ans. Et j’apprenais mes leçons avec elles, c’était plus marrant. Je perfectionnais mon orthographe aussi. J’aimais bien la dictée. Je choisissais très soigneusement un beau texte, et je le disais de tout mon cœur, les aidant au passage à déjouer les pièges, à sentir les musiques. Dans ces baraquements improvisés dans la cour et qui nous servaient de salles de classe, peu de lumière, pas de profil perdu d’arbre ensoleillé, mais des filles de bonnetiers, aux ongles douteux, la clé de la maison pendue au cou et qu’on perdait parfois aux heures de gymnastique. Des cahiers défraîchis mais toujours par-ci par-là, un regard qui se lève d’entre la misère et demande autre chose.
Alors je corrigeais à tour de bras des feuilles un peu cornées qui sentaient la cuisine.
Tard après la classe nous avions des conciliabules de pleurs, de repentir et de promesses. Je forçais un peu sur l’émotion. Nous lisions la mare au diable. Nous allions la mettre en scène. Oui, elles voulaient bien sacrifier le samedi après-midi.
La maman retrouverait le soir les courses à faire, la vaisselle : notre professeur de français faisait cours de théâtre. Puis on irait dans les bois. On serait la petite Marie, Germain, la jument grise dans le brouillard. C’était bien autre chose que la rue E. Zola grouillante de désœuvrés.

27.11.07

La maison qui brûle


Au feu les pompiers

Y a la maison qui brûle

Au feu les pompiers

La maison est brûlée

C'est pas moi qui l'ai brûlée

C'est la cuisinière

C'est pas moi qui l'ai brûlée

C'est le cuisinier