4.8.06

PROTEGER SA DESCENDANCE

 
Que peut-il bien se cacher
dans ce nid épineux?

 
Regardez bien
n'apercevez-vous pas quelque rondeur
derrière ce lacis défensif?

 
oui là on la voit
dans des bras vigoureux,agressifs et protecteurs

 
c'est une noisette, la soeur de trois autres
également à l'abri des prédateurs
comme je l'ai rarement vu Posted by Picasa

3.8.06

NOTE DE LECTURE

Pour qui aime les infinies nuances de sentiments, de rapports entre les êtres .

« J’ETAIS DERRIERE TOI » roman de NICOLAS FARGUES ( 03 2006)
EXTRAIT

« Parce que le bonheur, c’est une femme, non ? tu ne crois pas, toi ? » Heureux comme avec une femme », dit Rimbaud. Remarque c’est « sensation » qu’il s’appelle, son poème. C’est dire la part d’auto- persuasion qu’il faut pour identifier le bonheur à une femme……………………
Attends je vais être plus clair : le bonheur, pour moi, s’il fallait chercher à l’identifier, à le saisir sur le vif, c’est l’émotion absolue que je ressens lorsque j’écoute certaines chansons ou que le ciel a une couleur qui me plait particulièrement. A chaque fois que je ressens la nécessité de partager de tels moments pour mieux les matérialiser, c’est la pensée d’une femme idéale qui me vient à l’esprit. A chaque fois, je me dis qu’une inconnue quelque part, susceptible de ressentir ou de comprendre l a même sensation que moi au même moment, incarne ce bonheur. Mais je crois que le bonheur est comme cette sensation : il est immatériel, il n’existe pas……………t’es seul au monde de toute façon, et seul avec tes rêves. Mais si tu as la chance de rencontrer une femme qui, même si elle n’y est pour rien, t’a fait rêver et penser au bonheur pendant quelque temps, c’est déjà énorme. »

1.8.06

ET LA GUERRE ....ET LA GUERRE.....

ET LA GUERRE ET LA GUERRE ..

Avec nos petites images,
Avec nos petites fleurettes
Elle est là- bas la guerre,
L’on ne s’en soucie guère
Mais que peut-on y faire ?

Regarder sur le petit écran
Les hommes en goguette
Remplacer follement
Les vieilles baïonnettes
Par des missiles fumants !

Regarder les puissants distribuer gentiment
Poignées de main stériles
Et petits drapeaux blancs
Quand dorment en leurs cercueils
De tout petits enfants

Et l’Iran et la Syrie,et le Liban.
Israël et les autres, l’Irak, le Pakistan
Mon dieu comment faire ?
Jérusalem vaut bien une guerre.
Et le pétrole tout autant.

Quelle connerie, la guerre !

30.7.06

chambre impériale à HUE (VIETNAM)


Souvenir d'un voyage en 1993

Pour ceux ou celles qui projettent de visiter le Vietnam...


vu hier sur la 5 un excellent reportage sur la baie d'Along.
Ceci est le souvenir d'une visite faite en 1993.
Nous avons passé une nuit dans cette chambre dite chambre impériale à Hué.
Remarquez le supplément de confort moderne du frigo tout à fait insolite.

HUE , ancienne capitale impériale.
Classée par l'Unesco dans le Patrimoine Mondial de l'Humanité, l'ancienne capitale impériale ou reignait la dynastie des Nguyên est un des sites les plus visités du Vietnam. la ville a lourdement souffert de la guerre (et des intempéries), n'est pas spécialement belle (surtout après Hoi An) et n'a pas le folklore de Saigon. il y a cependant beaucoup de choses à voir : outre la Cité Impériale et les monuments qui longent la Rivière des Parfums, Huê compte nombre de lieux de cultes : pagodes, églises et une Mosquée Indienne (120, Chi Long), abandonnée en 1975 et transformée en résidence privée

27.7.06

ça, alors!!!

Mon informatique a son secret, son âme a son mystère!
Un caprice inconnu en un instant conçu.
-Nenni me disait-elle, tu peux toujours chercher,
Installer , réinstaller un tout nouveau modème,
C'est fini je ne te connais plus,
Téléphone si tu veux , redémarre , restaure ton système...
Laisse-le reposer...
Sur l'écran en folie venait je ne sais quoi...
Aucun espoir de pouvoir connecter!
Quoi faire ? plusieurs jours ont passé...
Appel au technicien ?... j'y avais bien pensé..
Sans croire encore le malheur arrivé.
Le mercure a grimpé! enfin l'orage a éclaté !
Dans la fraîcheur de ce petit matin
Je me suis hasardée à venir quémander...
Rien à faire!
Sur le tard pourtant, après grasse matinée,
Dame informatique s'est enfin réveillée,
Sans daigner m'expliquer et pourquoi,et comment
Elle rentrait au logis si gentiment!

Ainsi restent parfois profondément enfouis
Des secrets de famille rarement éclaircis.

essai

de connexion

ordinateur en panne!!


depuis plusieurs jours je ne peux plus me connecter( effet de la grande chaleur??
alors mille excuses ,je poste ceci depuis chez mon fils qui habite la même ville que moi...à bientôt peut-être
la photo est un souvenir de notre séjour à Agde

23.7.06

CANICULE


Canicule :


« Réunon d’étoiles le plus beau jour de l’été »

Jolie définition donnée par un enfant ( 8 ou 9 ans) se souvenant de la constellation du grand chien

.
Quand les Anciens observaient le lever de la constellation du Grand Chien , juste avant le lever du Soleil, (ce qui se produit au milieu de l'été), ils savaient qu'il allait faire très chaud. D'où le mot canicule (canis = chien...).

Sirius (α Canis Majoris)
Sirius, l'étoile la plus brillante de la constellation du Grand Chien, est également la plus brillante de la voute céleste. C'est également la 6e étoile la plus proche de notre Système solaire, distante de seulement 2,67 pc. Son nom dérive d'un terme grec, sireios, signifiant brûlant

sous la canicule du midi quand trois générations sont réunies



il faut partir en courses tôt le matin


ou dormir à la fraîche dans le garage, en sous sol.


ou rester des heures à la piscine


sans oublier la joie des couleurs

9.7.06

au détour d'un chemin

 trouvé un champignon rare: le bolet SATAN, vénéneux
son chapeau est blanchâtre, café au lait puis gris
le pied est renflé et rouge dans sa zône centrale , au dessus près du chapeau une zône orange, vers le bas citron ou corail.


 ce spécimen est de belle taille ,il remplit l'assiette et pèse 500 grammes
  le chapeau vu du dessus
 
coupé en deux, sa chair préfigure....l'enfer?? Posted by Picasa

fleurs et insectes

 
un bourdon sur une fleur de chardon
 
qui s'y frotte s'y pique!
 
les roses aussi ont des épines! mais elles sont bien jolies. Posted by Picasa

7.7.06

les vacances : une autre manière

20 septembre 1988.

De notre voyage à Chantourène, non loin de Digne …….

Seuls ont habité ma pensée deux destins exceptionnels : celui d’Alexandra David Neel et celui de Jean Giono, pressentis à travers ce qui leur a servi de repaire.

Celui d’Alexandra est niché dans un trou de verdure, non loin de Digne. On ne paie pas pour entrer dans ce lieu qu’elle a quitté au terme de ses 101 ans. On peut encore y voir, au dos du fauteuil d’osier, le trou où s’appuya, de jour comme de nuit, son dos cassé ; la petite table de fer surbaissée, accolée à la grande devenue incommode, le pot de fer de ses soupes, la malle d’osier de ses voyages à travers montagnes et déserts. Quinze ans, vingt ans d’errance à travers le monde, au Tibet surtout où, clandestine, elle a pénétré, le visage barbouillé de crasse pour être admise à deviner d’autres vies, d’autres langages, d’autres religions et peut-être une autre sagesse. Je ne veux pas savoir si elle l’a trouvée, mais cette persistance dans la quête me fascine ainsi que cet exceptionnel destin : une santé de fer, de l’or dans sa corbeille de mariage, une intelligence supérieure, un mari peu commun qui géra sa fortune et lui ficha la paix en y trouvant son compte
Une grande fille brune nous introduit dans un minuscule temple bouddhiste : une salle d’or et de coussins où sont entassés les trésors. C’est elle qui gère la mémoire d’Alexandra. Peut- faudra-t-il tirer un peu d’argent des quelques cartes, tissus, livres et bijoux rassemblés ici. Un Lama invisible vit encore dans cette maison. Par une porte entrouverte on aperçoit un chat, un bol par terre.
Non ce n’est pas encore un musée.

A Manosque nous avons trouvé la demeure de Jean Giono. Sa propre fille cadette nous tend la main, puis nous guide à travers une maison modeste, vers la chambre du premier étage encombrée de livres et de souvenirs. Lui n’a pas parcouru le monde. Il n’a voulu que cette Provence pour sienne, chaude, âpre, toute de lumière et d’incendie.
‘‘Incendie de forêt.’’ Giono, tu m’avais offert un bien joli texte autrefois quand j’avais eu à faire mes preuves d’enseignante. Mais que peux-tu faire maintenant de mon souvenir ému ? Merci quand même.
Depuis dix sept ans tes héritiers fouillent tes papiers inédits, donnent à voir tes petits porte-plume sergent major, les lettres noires de ton écriture soignée sur des feuillets ivoire. Six femmes t’ont servi : ton épouse, tes deux filles, ta mère, deux servantes. Tu les payais paraît-il , de contes et d’histoires fantastiques.
Voilà, tu n’étais peut-être qu’un vilain matcho, prisonnier du mirage de l’œuvre à accomplir, à la recherche des forces obscures de la terre primitive.

5.7.06

petit pavillon de banlieue

 
c'était pour mettre un peu de couleur sur mon blog Posted by Picasa

VOULOIR C'EST POUVOIR

"tout ce que j'ai voulu pouvoir" cette expression que j'extrais de mon dernier post me renvoie à cette expression qui m'a toujours "interrogée" comme on dit: "vouloir c'est pouvoir"
auriez vous des commentaires à faire, je pense que ça pourrait même faire un bon sujet au bac de philo! mais on n'est pas obligé de passer le bac pour avoir sa petite idée ??

4.7.06

souvenir de vacances: une autre face (1985)

Je n'ai pas tenu le choc. J'ai craqué le dernier jour. Au petit déjeuner, devant "les autres" ! Mon ennui que je tenais en laisse depuis le début a subitement bondi de derrière mes sourires forcés, mes paroles de gentillesse et de politesse. Comment font donc ces gens ? Je ne sais si je les méprise ou si je les envie. Je voudrais pouvoir les ignorer. D'où sourd cette énergie dévastatrice des larmes tandis que je bâillonne de justesse révolte et sarcasmes : je hais ces grosses charretées moutonnières de touristes entassés dans les cars, bouffant du paysage parmi les rires et les grosses blagues, l'ambiance surchauffée des repas gorgés de vins et de victuailles. Les Hourra pour le cuisinier, pour le chauffeur, pour le gentil accompagnateur ! Les fronts luisent parmi les claquements d'assiette et le tourbillon des serveuses. Les conversations ronflent : le vin, les sauces, les enfants, les maladies, le temps qu'il fait, se font un chemin cent fois recommencé pour habiller de vains bruits, ces jours de fête. Battez tambours ! Résonnez trompettes !
Je reviens avec mon âme toute bosselée et décolorée. Suis-je seulement fragile, insuffisante, capable seulement de regarder le monde se défaire autour de moi, au bord de mon trou, solitaire comme un grillon qui voit mourir l'été.
Comment faire ?
Cent fois je recommence : est-ce ma faute ? Est-ce la leur ? Ni l'un ni l'autre je le sais bien. Mais à la charnière est P. P que je ne peux pas laisser avec eux et qui n'est pas avec moi. Comment entre nous deux tirer le trait de douce tolérance ?
J'ai trop besoin d'une épaule. Semblable à la mienne. Complice.
J'aimerais encore quelques petites choses, une amitié sans rupture, sans secousse, une fleur, un arbre, un meuble poli, une naissance qui dépende de moi ; la courbe d'un chemin à parfaire. Dormir quand j'ai sommeil. Me lever avec le soleil. Des livres selon mon cœur. De la musique à petites gorgées. Des promenades à petites foulées. Si possible une parole amie. Et puis tout le reste, ce que j'ai cru savoir, ce que j'ai voulu pouvoir, toutes les routes de l'Asie, tous les sentiers de l'Histoire couchés très loin dans ma mémoire, sans regret, qu'une légère nostalgie. La mer sans les bateaux et le ciel aux oiseaux.

"Et le grand chirurgien devait s'avouer qu'il se serait aussi bien contenté d'être mineur comme son grand-père polonais ".
La colline des solitudes.
Pierre Jakez Helias.

2.7.06

Un petit voyage en Grèce? C'était il y a 20 ans exactement...sur fond de soucis

La Grèce.

Je n'ai pas vu l'Acropole, ni le Minotaure dans son labyrinthe, ni la Pythie au temple de Delphes.
Eubée ne sentait que le soleil chaud, le poisson frais, l'air léger ou le fromage de chèvre.
D'Athènes nous n'avons vu qu'un tassement de maisons blanches dans le lointain, depuis une artère périphérique où défilait un paysage mi-urbain, mi-industriel, sans caractère.
Le car nous emmena ensuite à travers une campagne presque pelée vers le port de Raffina. Là nous entassâmes nos bagages à l'arrière d'un petit "ferry" parmi les chèvres et les moutons aux odeurs puissantes.
Après une salade et des poissons frits nous embarquons pour deux heures vers Karystos, notre port d'arrivée. La mer est belle, le ciel bleu, la brise de mer fraîche sur le pont où je me réfugie parmi les cordages. La distance s'étire doucement entre nous et ceux que nous avons laissés là-bas, le cœur lourd d'angoisse et de souci. Je n'oublie pas : toutes ces voies sans issues quadrillent ma pensée avec obstination. Mon esprit est en cage et se heurte aux barreaux, mais après avoir débarqué, au détour d'une route débonnaire aux herbes naïves, surgit soudain un hôtel-asile frais, et je vois la mer.
La mer pour moi et pour une semaine entre les géraniums d'un vaste balcon. Elle est là bleue et blanche, sertie d'un peu de sable et de pierres douces. Elle sera là le matin pour mon premier regard, là pour les petits bateaux, là pour la cadence bruissante du flux et du reflux aux heures lentes de la nuit. Je suis satisfaite.
Et il y aura sur la trame de mon attente plein de petits morceaux de bonheurs : une robe légère dans le soleil, Pierre à mon bras quand il fait beau dans ses nerfs, le fouillis des boutiques à tout toucher ou à renifler : étoffes, fruits, épices, et l'agneau pendu ici, et l'âne aux légumes déambulant là, au gré des rues du petit matin. Pas d'apprêt pour le touriste. Ou si peu. Nous allons au hasard des chemins, vers les collines. Après les jardins de géraniums et de roses, toutes nos graminées sont là, toutes nos fleurs des champs, toutes celles des montagnes sitôt que le sentier se hausse. Mille étoiles, festons, clochettes blasonnent un coin de terre ou de pierre où dort le lézard vert et la gent serpentine. Mais chaque déambulation nous ramène inévitablement vers le port.
Le port centre de tout. Et le tout à portée de regard et de cœur.
Pour les yeux, les bateaux de couleur et leurs planches lavées, la corbeille aux poissons, les filets à sécher, le ferry attendant la next traversée, et la lumière infiniment recommencée.
Pour le cœur et le corps, les petits coins à boire sous les toiles colorées. Les vieux marins sont là à longueur de journée. Une fille à matelot s'ennuie. On s'assied pour le temps qu'on veut avec un grand verre d'eau, un petit café turc - non, grec - Sa boue me reste aux dents. Je préfère quand l'appétit s'éveille, le Ouzo de rigueur avec sa soucoupe surprise : quelques morceaux de pieuvre marinée, un toast de féta, du fromage ou du poisson grillé qu'accompagnent toujours l'olive et la tomate. Quand l'appétit se creuse, le tavernier nous hèle gentiment, sans insistance :
- Look, look...
Les gamelles sont là et vous pouvez choisir presque sans risque et sans péril le mijoti d'agneau et son huile dorée, la salade au fromage ou la brochette grillée. Retzina. Bien sûr. J'ai très vite accepté ce vin âpre au goût de résine, en raison de son amicale chaleur.
Mais quand vient le soir, je n'ai soif que de nouvelles.

29.6.06

FLEUR DE CACTUS

 
Ce n'est pas d'hier que les hommes passent pour être volages!

Savez-vous comment , chez la grand-mère de ma voisine on appelait cette jolie fleur?

AMOUR D'HOMME.

Elle ne dure qu'un jour ...ensuite il ne reste que les épines! Posted by Picasa

28.6.06

en feuilletant le passé


mes deux enfants à l'âge de l'étonnement et....

du septicisme déjà?..

ON NE VOIT PAS LE TEMPS PASSER

Jean Ferrat

On ne voit pas le temps passer
Paroles et Musique: Jean Ferrat 1965 "Jean Ferrat - Vol.1 (1999)"
________________________________________

On se marie tôt à vingt ans
Et l'on n'attend pas des années
Pour faire trois ou quatre enfants
Qui vous occupent vos journées
Entre les courses la vaisselle
Entre ménage et déjeuner
Le monde peut battre de l'aile
On n'a pas le temps d'y penser

Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n'ai pas le cœur à le dire
On ne voit pas le temps passer

Une odeur de café qui fume
Et voilà tout son univers
Les enfants jouent, le mari fume
Les jours s'écoulent à l'envers
A peine voit-on ses enfants naître
Qu'il faut déjà les embrasser
Et l'on n'étend plus aux fenêtres
Qu'une jeunesse à repasser

Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n'ai pas le cœur à le dire
On ne voit pas le temps passer

Elle n'a vu dans les dimanches
Qu'un costume frais repassé
Quelques fleurs ou bien quelques branches
Décorant la salle à manger
Quand toute une vie se résume
En millions de pas dérisoires
Prise comme marteau et enclume
Entre une table et une armoire

Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n'ai pas le cœur à le dire
On ne voit pas le temps passer

27.6.06

HISTOIRE VRAIE

J’étais, il y a quelques jours, dans la salle d’attente du dispensaire médical, attendant mon tour .
Une jolie petite personne arrive et vient à moi avec un grand sourire :
« Me .L….. ! mon ancien professeur de français ! nous nous reconnaissons, nous nous embrassons . Mais c’est le prénom de sa sœur qui me vient aux lèvres .
-Déjà en classe vous m’appeliez souvent J...au lieu de V....
Pourquoi ? je ne m’en souviens pas. Elle, elle se souvient.
Et je les revois toutes les deux, elle, petite pin up à la mode, toute frétillante de vie, sa sœur à une table derrière elle, un peu effacée visage ingrat, de deux ans son aînée mais dans la même classe de 3ème.
-
Elle raconte : « j’aimais bien vos cours on ne s’ennuyait jamais, mais un jour j’ai eu un gros chagrin : vous m’avez dit :
-V.... tu es habillée comme une gravure de mode non comme une élève.
En effet je la revois, les hautes cuissardes noires montant jusqu’au genou, la mini jupe au ras des fesses !! Sûre d’elle, vaguement aguicheuses. Je l’aimais bien pourtant cette petite, vive et intelligente et j’étais tolérante en fait de tenue mais j’avais dû flairer comme un danger.

Aujourd’hui, nous retrouvons comme deux amies qui se seraient perdues de vue depuis longtemps, elle raconte, elle raconte…
-Ma vie n’a pas été drôle je me suis retrouvée enceinte à 17 ans. Le père de mon enfant m’a abandonnée, ma grand’mère ne voulait plus me voir. J’ai eu beaucoup de problèmes avec ma fille qui rejoignit son père dans la drogue puis j’ai rencontré quelqu’un avec qui ai eu un petit garçon. Au bout de 20 ans de vie commune mon mari s’est entiché d’une très jeune et jolie fille et m’a quittée.. .Ce fut vraiment très dur.
-Et J.... ta sœur, qu’est-elle devenue ?
-Elle a beaucoup travaillé avec sérieux et constance, elle est maintenant directrice d’école. Moi j’ai raté ma vie.
Maintenant, j’ai retrouvé un compagnon mais ..

C’était mon tour d’aller chez le médecin.

Ce matin
Je rouvre « La touche étoile » de Benoîte Groult. Je relis ce croquis :
(deux jeunes mères, dans un magasin) « y pénètrent avec quatre moutards d’une dizaine d’années dont une petite femelle déguisée en organe sexuel à pattes : jupette noire moulant ses petites fesses bombées, bas de dentelle noire, sandales compensées et chandail à trou trou dégageant une épaule. Prépute comme on dit prédélinquant. Pauvre petite Barbie installée dans le rôle de celle qui se fera violer un jour prochain dans le café des Jules ! A quoi pensent les mères, poussant elles-mêmes leurs filles dans le piège ? »

Non, elles ne sont pas toutes comme cela… !!!

Ce n’était qu’une caricature humoristique ???

26.6.06

D' arbres fruitiers en ...petite rétrospective...

En 1957 j’étais nommée à Bobigny pour suivre mon mari muté depuis Strasbourg à la gare de l’Est. Point de logement. Une petite chambre à Paris sans aucun confort. Notre fille de 4 ans chez mes parents en Haute Marne. Début 58 un coup de téléphone à mon directeur : une maison est à vendre rue pasteur. Extérieurs pas tout à fait terminés.. 5 M d’anciens francs….que nous n’avons pas.
En gros, nous : une unité ; le vendeur : une unité de crédit sur un an ; ma marraine : une unité prêtée ; mes parents : une unité ; emprunt Sncf : une unité. Pourvu qu’il ne nous arrive rien !
Et voilà nous sommes restés là, dans ce petit territoire qui est le nôtre depuis 1958 qui est aussi l’année de naissance de notre fils.

Le cerisier : 2 ou 3 pousses mises en jauge contre un mur de séparation à notre arrivée. Depuis une cinquantaine d'années elles se sont accrochées à la vie ..

Le prunier récupéré à grand mal de l’autre côté d’un autre mur qu’un ancien voisin avait construit sur notre parcelle. Mais les choses ont fini par s’arranger avec un nouvel occupant

Les pêchers au petit bonheur la chance ! nés d’un noyau jeté au hasard ils ont donné des surprises de pêches de vigne ou de vraies nectarines sans s’attarder bien longtemps .

L’abricotier est une adoption récente et il fait des caprices comme vous avez vu
Voilà vous savez tout.

un mur devenu un lien


mais notre voisin a déménagé il y a 2 ans et le mur a repris sa fonction sans problème

cerisier et prunier

 
des 3 tiges mises en jauge il y a plus de 40 ans il ne reste que 2 jumeaux contre le mur , dont l'un me dispute le passage conduisant au garage.
 
voici le tronc du prunier et sa petite bande de terre récupérée en déplaçant le mur comme c'était notre droit. Posted by Picasa

24.6.06

L'été: une promesse de fruits

 
notre abricotier s'est bien guéri : beaucoup de feuilles mais seulement une dizaine de fruits.
 
un peu moins en avance les petites pêches n'ont pas souffert.

le croiriez-vous, sur notre parcelle de 275 m2 nous avons la maison, un cerisier, un abricotier, 2 pêchers, un prunier, 2 ou 3 framboisiers et ... Posted by Picasa

Les fleurs de l'été

 

les pois de senteur
 
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les fleurs de l'été

 les roses trémières.
chaque année la surprise d'une couleur nouvelle :

quel grain de pollen fit cette blancheur inattendue?
 

ce rose est plus courant
 

que l'ombre te protège Posted by Picasa

23.6.06

Emménagement à la cloche de bois; mon automne 1944. je suis nommée à Brienne Le Château.


Mais tout d’abord que je vous parle de mon installation matérielle. J’arrive en camion cette fois et devinez ce qui m’attend ? Un logement de fonction superbe : quatre pièces au deuxième étage du bâtiment scolaire, larges baies vitrées, petit coin cuisine entièrement carrelé, W-C. etc. On y accède par une superbe loggia à colonnes. Un luxe inimaginable qui me laisse pantoise. Un peu vide tout de même ! Qu’à cela ne tienne ! Sous le préau, en bas, sont entassés toutes sortes de surplus - de rapines? - abandonnés par les Allemands. Des tables, de bonnes armoires de bois blanc en fort bon état ma foi, des chaises, et même sommiers et matelas tout beaux, tout propres. Qu’auriez-vous fait à ma place ? Peut-être en ai-je vaguement parlé au directeur, mais je me vois traînant tout le nécessaire pour meubler deux pièces - sans l’aide de personne - le soir à la tombée de la nuit avec comme une vague et mauvaise conscience doublée d’un plaisir parfait. Reste ma petite cuisinière de tôle des Maupas. Elle est là aussi, arrivée de Moussey, par le camion ? Sans doute. Toujours est-il que son four est bien là pour accueillir mes pieds toujours gelés.
L’autre, la belle, en fonte émaillée aubergine que je me suis achetée à Viéville, ma première année d’enseignement, elle est à Marault chez mes parents, bien trop lourde et fragile pour être transportée.

20.6.06

En relisant des souvenirs personnels de la libération:mon été 1944)

La France bourdonne d’avions, grouille de F.F.I. fiévreux, de parachutistes égarés. Nos libérateurs pilonnent approximativement les nœuds stratégiques, les bastions ferroviaires avec leurs décors humains, harcelant l’ennemi qui fuit.
Nous rentrons seulement à la maison quand passent, devant la porte, les trains de soldats vert de gris, l’arme à la bretelle, tristes, résignés et sournois. On regagne les caves et les fossés quand vrombissent sur nos têtes nos amis parfois mal informés, quand s’installe un peu trop près de la maison, le fusil mitrailleur des F.F.I... On a déniché et teint de grands morceaux de draps usagés pour en faire des drapeaux que l’on sort ou cache au gré des événements.
Ce ne sera pas trop long. Paris est libéré. Les troupes passent au large de nos petites campagnes, seule la folie des hommes s’insinue encore dans les moindres chaumières. Non pas la grande, logique horreur des Oradour-sur-Glane, des Mont-Valérien, mais la toute petite et insignifiante méchanceté des vengeances ordinaires. La petite couturière de Bologne porte un foulard sur la tête, et bien d’autres ! Les tondues, on les guette, on les montre du doigt. Le vrai ou le faux. La suspicion avec la certitude. Le rire clair d’une fille, avec le marché noir du père, tout convient pour le déshonneur.
Il est parti l’officier allemand qui venait parfois à la maison en vous saluant avec politesse.
Il s’asseyait un peu, montrait des photos de sa femme.
Le fusil de chasse de papa dormait, bien enveloppé de journaux, sous la paille des cabanes à lapins depuis qu’on avait réquisitionné toutes les armes. Pas question de le sortir pour accompagner ce paisible occupant pour une vadrouille dans les bois. Un petit brin de conduite coupable et clandestine pourtant. Dans le brouillard léger du matin deux oreilles noires, droites, filent. Pan ! Nous voilà complices du même meurtre.

Maman fait cuire le lièvre avec de l’ail et de la crème acide, bien mijoté comme elle sait le faire. Nous partageons ce délicieux repas avec l’Allemand :
Tout comme ma femme, dit-t-il en se léchant les doigts.
Grosse malheur la guerre !

Où s’en est-il allé ce doux vainqueur dans le bruit des armes et ………"le silence de la mer" ?

NOTES:LA GUERRE 1939- 1945 LA LIBERATION DE LA FRANCE

6 juin 1944 le débarquement des alliés en Normandie
25 août 1944 libération de Paris
30 avril 1945 : Hitler se suicide
8 mai 1945 : capitulation de l’Allemagne. la FRANCE EST LIBEREE
FFI: Forces Françaises de l'Intérieur
"LE SILENCE DE la MER" roman( VERCORS)

19.6.06

fleurs..fleurs..en mélange


non conv fleurs
Vidéo envoyée par coralline
pêle mêle,les roses, les narcisses, le delphinium en bleu, un géranium robert tout menu, le désespoir du peintre ( le rose de ces toute petites fleurs sur leurs tiges élancées est insaisissable) quelques oeillets mignardises...... une petite touffe de lotier.
Les avez-vous reconnus?

18.6.06

Quel avenir pour l'humanité ?.

chronique du malheur annoncé:
40 morts hier à Bagdad

chronique de la vie civilisée:
ma petite voisine si gentille et si vive d'esprit m'annonce qu'elle vient de neutraliser (à l'étranger) 1000 mètres carré de pelouse avec du désherbant parce qu'elle a peur des bestioles et sans doute aussi parce que c'est du travail de tondre ..ainsi c'est propre ..c'était hier aussi et depuis je ne peux retirer cette vision de ma tête ..

la propreté n'est pas toujours dans ce qu'on voit!
ça me rappelle un mot de ma mère pour fustiger l'apparence: "coquette sale"

promenade du matin, le mal


et pourtant que la nature est belle!

arbre martyrisé

arbre blessé à mort par des chiens que l'on entraine à l'attaque!!!

promenade du matin: le bien


dès la porte les fleurs vous accueillent

et dans la cour un petit banc pour vous reposer

et dans le potager une promesse de nourriture succulente

14.6.06

fleurs comestibles (dammartin: Seine et Marne)


Rose ancienne dite de Provins, très parfumée. Comestibles,les pétales peuvent être utilisés en décoration dans des salades ou autre plat ; en infusion ou même en confiture.

le lotier corniculé
Plante vivace des prairies et bois clairs de 0,15 à 0,30 m dont on utilise la fleur.

Le lotier corniculé est un sédatif nerveux pour les cas de dépression, nervosisme, palpitations, troubles du sommeil.


En infusion une cuillère à soupe par tasse d'eau bouillante ; 2 tasses par jour.