celui-ci date de 14.8.08
Que du rêve ! ou plutôt le fouillis des rêves de la nuit me laissant au réveil lourde de toute mon aventure de la nuit .
« Je suis dans un petit coin de marché : sur un étal sommaire :des piles de tapis de table pliés. Une tzigane les déplie, ces lourds tissus brochés, ils s’ouvrent devant moi chacun dans une gamme dominante brun , bleu, jaune se diluant en leurs motifs raffinés.
Sûr j’en veux un je cherche et trouve les dimensions qui conviendraient à ma grande table rectangulaire, j’hésite sur ces versions inattendues de différentes nuances et tellement pas cher : 2 francs pièce
Et je me retrouve bientôt avec 2 spécimens sur le bras, je tiens une grosse pièce de 2 francs dans la main, j’ai oublié de payer le 2ème tapis je vais pouvoir en choisir un 3ème. Oui un autre se déploie. Encore plus joli . j’en ferai cadeau..
Enfin les trois sont bien pliés empilé sur mon bras c’est lourd, j’ai bien fait, le tas à vendre a bien diminué, les clients affluent, farfouillent, achètent…. le choix diminue, la marchande a l’air contente, elle a presque tout vendu, le nombre de pièces de 2 f fait son affaire.
Il fait noir c’est la nuit Je pars dans le noir, on m’attend, papa quelque part dans un magasin ou chez le coiffeur peut-être , mais je suis en retard je ne pourrai pas le retrouver.. C’est la ville, je ne trouve plus mon chemin, je m’approche d’un accotement en bordure de route : en contre bas, au pied d’un grand dévers gronde un torrent dangereux, je m’écarte, soudain je suis à la maison où tout le monde est en émoi d’une manière confuse, des gens de ma famille sont à table ou vont et viennent : je suis en cause, un visage inconnu apparaît de profil, la lèvre supérieure tuméfiée et gonflée.
Fin du rêve.
Mais qui m’intrigue toujours comme un surajout à ma vie réelle ou qui vient en souligner les soubassements
A peine éveillée je me repasse le film :
Ces jolies étoffes, cadeau de lointains voyages je les ai vues hier sur un blog ami, mine de rien elles ont allumé admiration et convoitise sans doute….et toutes ces couleurs…ce sont celles des cartouches de ma nouvelle imprimante que j’ai vues soudain briller dans leurs petits casiers.. après bien du mal pour les installer correctement…ce marché inondé de produits d’orient pas cher..je le connais aussi et c’est sûrement mon petit côté radin- non économe- qui oublie de payer même avec une pièce de 2 f ! si belle, si présente dans ma main comme un trésor d’autrefois.
Papa que je ne retrouve pas, c’est le même que celui qui meurt à la fin du livre terminé hier soir avant de m’endormir
Seule à la recherche de mon chemin, inévitable obsession récurrente d’être toujours désorientée comme dans la vie,
Enfin c’est ma lèvre tuméfiée…comme dans un miroir…et qui m’a réveillée : une de mes dents du bas l’a accrochée plusieurs fois hier … je dois aller chez le dentiste tout à l’heure tout se complique à ce sujet une nouvelle dent s’est cassée j’ai. RV à 11heures, mon mari m’a préparé mes papiers ma carte vitale dans mon petit filet noir c’est lui qui fait ça , ça m’arrange bien et ça m’agace un peu
- t’as fini de me superviser ?? j’en ai marre
il se tait. Nous avons déjà fait ensemble la liste des commissions pour le marché .. nous partons demain à la campagne..prévoir 2 jours de bouffe .. et le transport des poules de Fanny
Je monte enfin voir mon ordi, ma fenêtre à ouvrir sur tant d’attentes.
Mais je sais, ils sont tous en vacances ou fatigués de tant d’illusoires désirs de substantielles nourritures
je regarde dans les yeux mon petit écran essaie l’effort de dire ce qui ne peut être dit sans gémir et sans démériter,.essayer de recréer la grande fiction du vouloir continuer à vivre dans des nuits habitées d’insignifiances,, à être content de son petit coin sans bombes et puis décider de finir ce bouquin qui s’appelle : « Pour en finir avec Dieu » de Richard Dawkins.
Un gros bouquin de 400 pages qui laisse à penser
Voilà je vais m’habiller…