26.2.10

Repas des vieux


Ou plutôt : Banquet annuel des retraités 2010-02-26 (ville de Bobigny)


Pas vraiment le ticket hier pour cette réunion festive : le repas annuel offert par la municipalité à ses retraités de tout âge : repas soigné, orchestre, entracte animation, danses ballet, baguette de prestidigitation faisant éclore une vraie et vivante colombe de la paix ..voltigeant dans l’assemblée d’une épaule à l’autre.


Embarqués mon mari et moi par sympathiques voisins de mon quartier tout au fond de la salle..loin de la piste de danse où je trouve un de mes plus agréables plaisirs : voir évoluer de bons danseurs et en particulier notre Play boy habituel, admirable de souplesse et de distinction au service de qui le désire













Tant pis j’irai déambuler par là avec mon APN
Et à notre petite table de 10 quelques inconnus avec qui papoter gentiment faire connaissance. Petits sourires discrets et présentations mais rapidement dérapage sur la vraie conversation de rigueur entre vieux : « ah les jeunes d’aujourd’hui … dans notre temps etc ….Rien comme ces thèmes éculés pour me faire monter la moutarde au nez !

Ces bons vieux qui se régalent du foie gras, du kir avec petits amuse- gueules de choix, Sauternes frais, Bordeaux respectable, mais qui regrettent le temps où on allait faire caca dans le jardin …où les enfants n’avaient pas un mot à dire à table…. Bon on connait la chanson .

Et que ce sont aussi les parents les grands responsables et les enseignants aussi bien sûr qui ne savent plus se faire respecter. Pas responsable le libéralisme du fric qui formate la consommation à grand renfort de publicité mensongère, veille à la plus forte croissance de production de n’importe quoi..pourvu que l’entreprise fasse des bénéfices et que la bourse soit à la hausse .

Me suis retrouvée le vilain petit canard parmi quelques discrets sourires complices ou dubitatifs à contrer ces hautes déclarations catégoriques et péremptoires de cet ancien maître d’hôtel distingué..… .. Pauvre France ! etc… vous connaissez aussi ?

Le petit plat de résistance - jolie portion de mitonné de chevreuil, sauce machin et sa mousseline de légumes verts- arrive : ce n’était que plaisanteries un peu vives mais cordiales.

Je vais faire un tour prendre quelques photos, une ou deux personnes sortent pour besoins personnels en attendant le dessert et le pseudo champagne.

Je reviens mon sac, au pied de ma chaise a disparu !! Je lorgne du côté de mon voisin à la grande bouche. …. Non rien !! Personne n’a rien vu. Mon mari jette un œil sous la table….rien….

Il n’y a rien de particulièrement important dans ce sac. Ce n’est pas un drame. Je joue le jeu de qui n’est pas dupe. On verra bien où cet enfoiré l’a fourré ….. à moins que .. quelqu’un en passant l’ait chipé ?. J’essaie de faire bonne figure..

Plus d’une heure après au moment de partir le sac se retrouve sous une chaise !!!

On s’est quitté cordialement..mais à l’intérieur, je n’ai pas tout à fait réussi à sourire de cette blague de « très bon goût » , vu le temps que cela a duré. ....

.................et mes photos presque toutes ratées!!!


25.2.10

"Quelle connerie la guerre" (Prévert)


Souviens toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là

………………………………….

Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
…………………………………..


Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est plus le même orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien

de Jacques Prévert

23.2.10

le principe de précaution

en panne d'essence pour mes visites de blogs , je tombe sur un lien chez                                            
http://gilleslaporte.blogspot.com/2010/02/principe-de-precaution-et-la-peur.html
qui m'a intéressée au plus haut point.
si le coeur vous en dit cliquer sur le titre ci-dessus

22.2.10

temps variable avec éclaircies

Samedi matin : fuite inconsciente vers nouveau paysage  bientôt transformé en une féérie de neige à grand spectacle ...regards éblouis  par la danse des flocons serrés , l'immaculée blancheur épandue de toute part  et... fesses serrées à sentir sa traîtrise cachée.
A petits tours de roues précautionneuses pendant 45 kilomètres  notre chauffeur émérite( le fils) nous a conduit à bon port.
l'après midi .....les perce-neige avaient montré leur nez
la poule, le chat ont fait la sieste,
fanny et son père sont allés à Disney
mon mari a taillé les rosiers
comme mon ordi faisait le nez 
sur la route me suis un peu avancée
aperçu  à l'orée de son jardin, la Petite Jacqueline 
la petite jacqueline nous la connaissons depuis toujours
elle vit là de ses fleurs, de ses oiseaux et de ses arbres


petite statue de pierre
Seule, en attendant  la visite des enfants..
Pour ses 70 ans elle pense s'acheter un ordi
et prendre   un petit chien  à câliner
 voilà nous avons bien bavardé.
 ...............
 ce matin , le rideau de Maria était levé

20.2.10

VACANCES D'HIVER EN ILE DE FRANCE

pour les écoliers  pas toujours pour les parents....

19.2.10

NON RIEN





Du temps où elles passaient vite et bien sans doute,



Car deux courriers annoncés depuis plusieurs jours ne sont pas encore arrivés.



Ce petit préambule avant ouverture de mon courrier de la nuit :
Quelques très jolies images, des cartes postales, un peu plus grandes que nature mais très belles, présentes, bien séparées dans leur netteté comme prêtes à mettre dans un album.

Nous sommes un petit groupe familial, arrêté à un grand carrefour de routes, à regarder un très beau paysage de montagne moyenne en couleurs automnales
-Viens on va s’avancer un peu, dit-il. Nous nous détachons, sa jeune et élégante silhouette à côté de moi. Nous allons nous isoler. Une onde de douceur me parcourt…. . Je suis bien.
Sur les poteaux indicateurs les flèches indiquent la direction des villages : il y en a six
Terminé : c’est la plus grande et la plus belle des images

Puis je suis dans une assemblée assise à côté de quelqu’un que je connais, il est de profil, je regarde sa joue un peu massive, confortable, lisse et immobile …on attend , tout à coup il se lève et part sans me dire au revoir. Il boude, il m’en veut? Je le connais c’est un bloggeur.

Autre flash :
J’erre seule dans quelques rues comme aux abords d’un marché, j’entre dans un bistrot. Absolument désert, je m’assois à une petite table de formica bien propre et luisante, je pense que j’aimerais un alcool fort, un serveur se présente, je me ravise : une Suze s’il vous plait.
Le verre est là, sa jolie couleur… mais je n’y touche pas, du temps passe
Puis tout à coup mon mari arrive, il me cherchait nous ne disons rien un petit indéfinissable plane

Autre
Nous venons d’arriver chez des personnes, comme en visite. Je crois qu’on n’a pas prévu de cadeau
- Mais si dit-elle, gracieuse et souriante, elle tient dans le creux de sa main un marron tout petit mais bien rond et luisant, une pette tige verte et mince en est sorti : il a germé malgré le froid du dehors et même il y en a encore un autre tout pareil. Nous sommes contents mais je ne sais pas qui sont ces gens
Et j’ai dû perdre une carte je ne me souviens plus, pourtant il me semble qu’il y en avait beaucoup plus..

Elles seront sans doute dans ma vraie boîte aux lettres tout à l’heure




14.2.10


un décor peu ordinaire



fermeture exceptionnelle
  
  



un dimanche ordinaire

12.2.10

COMPLAINTE

Vous qui passez pour me voir
J’aurais aimé pouvoir
Vous dire chose nouvelle
Qui vous fasse plaisir

Car on n’a jamais le droit
Dire que l’on a froid
Que la pensée sommeille
Qu’on guette une étincelle
Qui vous fera sourire

Me reviennent ritournelles
Donnez, donnez bons parents
Du sucre aux enfants

Donnez, donnez bons amis
Une parole qui réveille
Les vieux cœurs assoupis
La parole qui guérit
Un pleur insignifiant

Nous n’irons plus au bois les lauriers sont coupés
Ne sait pourquoi mon cœur a tant de peine

9.2.10

mes dernières images

je n'aurais pas cru

      que le soir fût si bleu sur ce mur ocre pâle( garanti sans retouche) 

 






que ce matin le ciel serait si gris et la neige revenue

7.2.10

RÊVES

Je n’écris plus guère le récit de mes rêves
Ils deviennent plus rares et plus évanescents,
Comme s’embrume aussi ma mémoire du récent.
Rêves suppléments d’âme, d’angoisses ou de plaisir.
Vous fuyez au réveil comme fumée au vent

Hier soir cependant suis allée chez Valclair*
Il faisait dans ses rêves, si clair et si présent
Que jalouse sans doute du cadeau de ses nuits
je me suis retrouvée au pays des chimères
Sitôt que fut venu un sommeil bienveillant

C’était il y a fort longtemps. Nous avions
Quinze et dix sept ans peut-être.
Bien serrés et confiants, côte à côte,
Nous suivions un chemin solitaire.


De hautes frondaisons festonnaient
De grands pans de ciel bleu.
Des baisers voltigeaient à l’entour
Mais n’osant se poser, nous regardaient passer


Je m’aperçus bientôt qu’en mes bras refermés
S’agitait un chat noir et qui savait parler.
Je compris que, femelle, elle voulait son mâle
A quelque pas de là blotti dans le feuillage.
Dans sa  tête carrée brillait deux yeux perçants
Ne sait ce qu’il en fut mais ils ont disparu.



Tout au bout du chemin comme nous avions grandi
L’amour en certitude faisant trembler nos pas, il me dit :
« Je dois aller réparer la maison de grand-mère. »
Dans le lointain de mon enfance, je la vis :
Ses murs tout lézardés ne sauraient plus attendre

Mais moi, là- bas, ne pouvais plus aller
Mes jambes devenues vieilles refusaient de servir
Et mes mains ne pouvaient que s’ouvrir
Pour le laisser partir.

Et me suis réveillée.

Valclair : http://valclair.canalblog.com/archives/2010/02/06/16818535.html
ou cliquer sur le titre.

4.2.10

tu la mettras sur ton blog mamy?




voilà c'est fait :  une petite lumière née du tavail manuel de fanny, en collaboration avec son papa, à partir d'éléments pas si simples. Elle ne fume pas et sent le muguet

31.1.10

Il fait encore frais mais le soleil revient

m'en suis avisée ce matin aux informations matinales.

trouvé quelques fleurs épanouies au jardin linguistique:

une belle démocratie toute requinquée d'être mieux participative
une toute nouvelle pour moi :  celle d'un pouvoir horizontal faisant la nique au pouvoir vertical, d'où pourrait bien  naître un pouvoir oblique
 aperçu dans un fourré celle d'un individualisme connecté..
 pour finir suis partie en évitant les routes accidentogènes
en attente de quelques radars sécurigènes

 nota bene:  en rouge les termes véritablement entendus
 sans compter les fleurs de rhétorique

29.1.10

que la science est jolie

l'image de l'infiniment petit  (Journal : Le Monde)


FKBP52, c’est le nom de la protéine que compte exploiter Etienne-Emile Baulieu contre la maladie d' Alzheimer



«Longue vie au professeur Baulieu!» Telle est sans doute l’interjection qui provoque chez le scientifique français le ravissement le plus intense. Père d’une fondation baptisée «Vivre longtemps», Etienne-Emile Baulieu, 83 ans, poursuit inlassablement ses travaux sur les hormones, fasciné par la possibilité d’allonger la vie humaine.


C’est pourtant avec l’invention d’une pilule qui empêche l’éclosion de cette vie, le célèbre RU-486 (la pilule abortive dite «du lendemain»), que cet ancien résistant communiste, né Emile Blum le 12 décembre 1926 à Strasbourg, est devenu célèbre.

27.1.10

La faim dans le monde

Quelques idées farfelues à la suite  du post indiqué par le lien ci-dessus ( cliquer sur le titre)

Rien ne sera jamais résolu tant qu'une majorité d'êtres vivants ne pourra manger à sa  faim.Dans cette lutte pour la survie il semble que le premier réflexe ait été d'accroitre les naissances  comme si la nature cherchait à compenser par le nombre,  les victimes  de la faim et de la précarité
 Aujourd'hui encore c'est encore dans la misère que les naissances sont les moins contrôlées,accroissant  de jour en jour la disparité de leur nombre avec celui des pays dits riches

 L'autre volet de la lutte pour la survie est l'attaque de l'autre, detruire le plus faible d'où razzia guerres tribales ..ou modernisées  qui régissent les lois de tout prédateur

 Mais  le problème de la faim même s'il est fondamental  et primordial ,supposé résolu , n'établira pas la paix entre les hommes car les besoins de l'humaine espèce paraissent infinis  Rien ne sera résolu tant que l'autre possèdera plus y compris l'harmonie de vivre ensemble dans une société réconciliée..( que je ne verrai pas)

.Au moment  où  la planète devient comme un espace de vases communiquant  par le fait  des technologies nouvelles rien ne sera résolu tant qu'un équilibres entre les niveaux de vie ne sera pas réalisé entre les différentes civilisations.
 Les pays riches pourront-ils exporter leurs technologies vers les plus pauvres avant d'être ravagés par le plus grand nombre des pays affamés et sous développés?ou périront-ils pour avoir  ravagé la planète afin de maintenir leur  hégémonie?

L'enjeu est-il : se suicider ou partager?? essayer de vivre encore un peu sur cette planète qui n'a sans doute que peu à faire de ces petits hommes de passage chez elle.

26.1.10

le sommet d'une antenne relai

comme un minuscule bateau perdu dans l'immensité


un tout petit fil pour nous relier au monde

25.1.10

A quel âge?

Les 11 ans de ma petite fille










                           

(à son âge naissait ma plus grande histoire d'amour secrète)
     

23.1.10

les nouvelles nourritures terrestres



Eh oui elles reviennent  sur nos marchés, nous rappeler les temps anciens quand ils avaient tous deux fort à faire pour satisfaire nos appétits gloutons..pompeusement étiquetées  comme un vestige sans prix d'une époque révolue, la friandise introuvable de nos sociétés de cosommation !
 le topinambour et le rutabaga  ce dernier que j'avais connu ,  dans mon enfance sous le nom de chou navet ,
Les voilà donc enfin réhabilités et parés d'étiquettes justuficatives de leurs qualités gustatives

 Le Rutabaga , 5 euros le kilo  ma chère!!
avouons que ses couleurs sont bien jolies














la chair est d'un jaune légèrement rosée



Le topinambour,  arrive au deuxième rang , 2 euros le kilo seulement mais encore loin devant la pauvre pomme de terre la plus cotée, 50 centimes le kilo!!


un peu difficile à éplucher quand il n'est pas cuit à point


Ainsi paures hères d'aujoud'hui dont la condition esr de mourir de faim,  serez vous   un jour réhabilités et vendus  cher sur le marché des esclaves modernes.?

21.1.10

21 janvier

C'est le jour anniversaire de la mort de Louis XVI.

 Tous les ans cette date me saute automatiquement à la mémoire : pourquoi celle-là plus qu'une autre ? moi qui ne  retient guère les dates et ne suis pas spécialement royaliste??

18.1.10

donner de l'argent

Donner de l'argent, quand le mal est fait c'est tout ce qu'on sait faire...en attendant la prochaine fois ???

Si on peut - on pourrait faire- un peu autrement que dans l'urgence!

Par exemple on pourrait limiter les dégâts en bâtissant anti-sismique..repérer les zônes à risques majeurs et déplacer l'habitat mais ça coûte cher !! pourtant moins que cette catastrophe!

La misère n'est-ce pas l'ennemi? c'est elle qui engendre la violence:ces survivants qui s'entretuent pour un peu d'eau ou de pain..on se voile la face devant cette vérité première qui gouverne le monde,ou on déploie des milliers de policiers armes à la main pour éviter les émeutes de la faim

On récolte des dons à grands renforts de publicité..nous invitant à nous féliciter de notre sort de moins malheuteux.Ne pas nous plaindre , être content de notre sort de privilégiés ne change rien à l'affaire seulement consoler un peu notre égoïsme!

Et des gens vont encore gagner de gros sous dans les programmes de reconstruction comme après les guerres!...les associations caritatives se sucrer au passage.

Quand donc comprendrons-nous que la faim dans le monde, le partage des richesses sont des problèmes prioritaires? l'obscurantime le lot de la misère? les religions un système de gouvernement inégalitaire? intolérantes entre elles? et secrétant toutes ces dérives extrémistes?

Ca fend le coeur de voir ces malheureux rescapés de Haiti  en prière pour les morts,les mourants,la grande dévastation de leur pays. Parmi les plus malheureux et les plus religieux.

17.1.10

Ma jacinthe



quelle est la plus vraie?








15.1.10

Tragédies

Tiens je ne sais ce qui me fait le plus de peine ce jour du 13 janvier : un entrefilet aux informations du matin que la Télé se gardera bien de répercuter ou cette catastrophe à grand spectacle de Haïti

Des centaines de morts de silicose en Turquie( cliquer sur le titre), pour avoir pendant leur travail respiré la poussière de sable destinée à râper, blanchir, amincir la bonne toile des jeans fabriqués en Chine qu’on revendra en Europe à la mode « déglingue »… à bout d’usure afin qu’ils ne durent pas trop longtemps pour que les magnats du commerce et de l’industrie puissent continuer à se sucrer sur le dos des esclaves modernes : ceux qui produisent sans pouvoir en vivre décemment, ceux qui s’endettent à acheter du vent publicitaire

Ou les morts innocents de Haïti ces corps broyés par des forces d’une aveugle nature qui nous dépasse , dont on voudrait bien attribuer la responsabilité au dieu juste et bon qui créa ce monde pour se donner loisir de punir ses créatures des crimes qu’ils y commettent.

Quel est le plus révoltant ? ce que les hommes font aux autres hommes, dans l’ombre à longueur de temps ou ce que des forces cosmiques leur font dans leur aveuglement ?

L’homme est apparu sur notre planète à la fois généreuse et hostile pourquoi faut-il qu’il s’y déchire au lieu de s’unir pour chercher à en percer les secrets et se la concilier du mieux de son intelligence ?

Mais que vient donc faire Dieu là dedans ?

12.1.10

l'hiver est toujours là



En noir et blanc






gare au verglas:on s'y risque pourtant




 inquiètes sous leur toile
mes plantes gélives attendent le printemps

 



                              
  A chacun son dire
          L'hiver est  noir ou blanc
                      Tout noir pour qui dans le froid soupire
                                 Tout blanc pour qui se chauffe en regardant


                            Seul un sourire, une main sans gant
                                       Peut  encore par delà l'injustice
                                                  Sur l'i du verbe aimer, un instant
                                                               Mettre un point rose complice



                                                   
                                                

                                                    
        

11.1.10

En attendant que la neige fonde

pour nos petits enfants ou quelques vieux souvenirs.....

cliquer sur le titre

8.1.10

L'HIVER

ne vous fiez pas à ce petit coin de ciel clair
je reviens de mon petit tour quotidien,l'onglée aux pieds
pour n'avoir pas pris le temps d'enfiler mes bottes fourrées
ça pince fort dehors,une bise glaciale en rajoute aux quelques degrés du thermomètre


juste le temps de me scandaliser de ce surplus d'abondance
abandonné là à deux pas de la ville:du pain qu'on croirait sorti tout droit d'une boulangerie




Un peu plus loin, j'aperçois par la porte ouverte de  cet abri précaire
une petite flamme brûlant à l'intérieur
 des gens sont là  : gênée je risque un clic de mon apn
un homme paraît, disparait, une femme, une fillette emmitouflée
je fais un signe amical de la main qui m'est aussitôt rendu

  
je m'éloigne songeuse ; est-ce là qu'ils viendont, la nuit venue ramasser un peu de ce pain  ?

4.1.10

Le Dakar

cliquer sur le titre

que dire??

2.1.10

Lever du jour en cette nouvelle année

"Le grand clair de lune !
On ronfle ferme à côté.
Le grand clair de lune
En réalité !




Un nuage passe,
Il fait noir comme en un four,
Un nuage passe
Tiens le petit jour !

Paul Verlaine



1.1.10

je me souhaite la Bonne Année

Mes voeux les plus chers : continuer à m'étonner, m'émouvoir, jalouser l'espace d'un instant ceux qui écrivent  ce que je n'ai pas su dire, à ma manière ,  de ces mouvantes vérités qu'on voudrait retenir tandis qu'elles fuient vers un flou devenir

 par exemple, ce matin, de Brigitte Celerier
http://futilesetgraves.blogspot.com/2010/01/vases-communicants-un-chiffre-un.html


"Un chiffre, un nouveau chiffre et, sans y croire, mais le proclamant, inlassablement, cherchant à varier leurs dires, pour que visibles ils soient, que le sort les repère, ou que les autres les admirent, les humains fêtent le renouveau, l'embellie, la désirable jeunesse du monde.


Tant de bruits ils font que le temps, Saturne, ou quelque nom qu'ils lui donnent, soulève peut-être un sourcil, plisse peut-être ses lèvres en un sourire, et continue à être, immuable. Lui qui n'est pas le temps, pas Saturne, mais une force, qui coule, point ne s'arrête, et la connaissance qu'en ont les plus savantes des grenouilles humaines, leur jeu avec lui, l'action qu'ils pensent avoir sur lui ne peuvent ébranler son existence.


Il est, indifférent, sans limite, il est et passe sur le monde, ce que nous faisons et sur nous, mais le peuplons, l'habitons d'actions infiniment concomitantes - et modifions le futur des autres, connus et inconnus, le notre - et pour le garder, y trouver notre place, nous avons créé le jadis, le passé, le présent cette fiction essentielle, et le futur, et les chargeons d'espoirs, de regrets, de désespoir.


Il est, nous roule, nous emporte, et pour y tenir fermes, pour l'humaniser, nous avons trouvé les chiffres, les jours, les années, nos créatures auxquelles nous croyons.


- Té, petite tête, t'as pas fini de délirer ? ça ne te va pas d'essayer de penser – à table !


Un instant pour comprendre, une seconde pour se redresser, une minute pour tapoter sa robe et se mettre en mouvement, combien de minutes pour entrer dans la conversation ?


La seconde ne peut se penser, a fui - la minute est un notaire, précise - l'heure est une obligation à venir, on peut la déjouer en filant autour de la terre mais en nous elle manque d'élasticité - le jour et la nuit sont tangibles, on peut les nier, ne pas voir, mais vers trois heures du matin la nuit se rappelle en nous - le mois est sujet à enluminures - l'année nous l'avons créée pour y accrocher nos souvenirs et en oublier les millésimes - les calendriers se font la guerre...


- Alors - oui, j'arrive.. un moment...


Ne pas bouger, ne plus bouger, ne plus franchir ces limites, arrêter le temps.


Oui da, arrêter la vie...


- j'arrive... j'ai pas faim "

Et aussi à la même adresse -et si ous avez le temps- ,
une émouvante biographie d'Antonio Da Costa
par 'Anthony Poiraudeau