7.11.05

Et puisque nous parlons maisons et bricolage.....


Je vous avais parlé des" ouvriers du solaire"
Voici la façade arrière de notre maison.

Donc depuis 1986 ces 12 panneaux sont installés,
ils nous ont permis de réduire notre consommatin de fluel de 50% mais surtout de contribuer à la production d'énergie renouvelable.
Ils fonctionnent par tous les temps même sans soleil un peu comme un réfrigirateur à l'envers. Alors il faut un compresseur.
Tant que nous avons eu des activités diverses à l'extérieur je ne faisais pas trop attention au bruit qui montait du sous sol , puis celà a fini par me gêner de telle sorte que j'ai demandé à mon mari de l'arrêter (pendant plusieurs années)

Puis, cette année, il s'est trouvé qu'une équipe de 2 jeunes spécialistes du froid ont mis leur point d'honneur à réhabiliter la chose ! de supprimer le bruit ;( je n'y croyais pas trop car on avait déjà demandé à d'autres d'intervenir dans ce sens.)

Alors, près avoir remplacé compresseur , gaz qui n'est plus le même, bricolé les attaches...ça marche à merveille!

Ca a coûté de l'argent bien sûr, quelque 2000E, mais ces jeunes n'étaient pas seulement motivés par cela, vu le temps qu'ils ont passé, le nombre de fois qu'ils sont venus ajuster, vérifier, remplacer des pièces....je crois qu'il faut saluer ceux qui mettent leur point d'honneur à triompher d'une difficulté.

Je leur avais dit que je le mettrais sur internet, voilà qui est fait.

6.11.05

pour Mamounette, André et les autres( suite de la vie continue)

André,
C’est le travail de la main pour élaborer ta cuisine que tu nous donnes à voir comme je vous avais montré le plaisir de ces hôteliers …(d’autrefois ?)

La main outil et symbole de la création offerte à notre plaisir autant qu’à l’utilité de nos proches

J’ai aimé « faire » aussi , il y a encore dans notre cuisine un vestige de "mes œuvres ": un revêtement synthétique imitant la mosaïque qui a si bien tenu qu’il fait encore illusion…
A la campagne j’ai monté les briques du barbecue, c’est un peu de travers mais bon ça tient et on s’en sert encore, mais de moins en moins, comme j’ai abandonné les travaux du jardin dont la surface a réduit d’année en année ; mon dos ne me le permet plus ; mon mari l’a abandonné cette année, se contentant de passer la tondeuse partout.
C’est la vie…et tant qu’on ne souffre pas trop physiquement c’est bien ; et j’ai mon ordinateur et des petits signes d’amitiés et mon quartier qui est encore un village pas encore incendié par les « casseurs »..oui à Bobigny tout près du centre…mais ce sujet est une autre histoire ….


Merci de témoigner que l’homme complet existe encore et se souvient ..
Comment sera demain ? une autre histoire aussi sans doute

Voici un petit passage du temps où je jardinais , à peu près à ton âge(66ans)

3 Juin 1986. Dammartin.

Ils sont tous repartis. Dimanche soir. Les ouvriers du solaire réclament la présence de Pierre. J’ai préparé vite les en-cas du soir pour chacun. Moi je reste. Remettre la maison en ordre. Avoir un peu de temps tranquille pour moi.
Pour écrire. Baste ! Il ne faudrait pas que je sorte dehors. Et il m'est bien difficile de commencer la journée sans enfiler mes bottes pour entrer dans tout ce vert, cet espace qui est à moi parce qu'il est à nous, à peine gommé par les frondaisons.
Dieu que c'est vert cette année! Il ne fait pas beau, mais il fait bon. Tout est humide, gonflé, hésitant. J'aime aussi cette humidité lourde ou fraîche, les petites pluies sournoises.
Non il ne faudrait pas que je sorte le matin si je veux continuer à remplir ce cahier que je trimbale obstinément Il faudrait que je croie plus fort à l'importance de dire. Il ne faudrait pas que je sorte ; ils m'appellent tous : les fraisiers, les œillets d'Inde en nourrice, les pensées qui étouffent sous la croûte de terre. Va pour un petit coup de binette par-ci, un repiquage par-là, et me voilà, à midi avec cette certitude : ce sera pour demain.

A Mamounette, André et les autres....(suite de la vie continue)

Mamounette

Puisque tu veux bien venir cheminer un peu avec moi du temps où j’avais 63 ans, peut-être à peu près ton âge ? je vais finir notre promenade et merci de m’aider à ressusciter ce passé à travers ta sensibilité qui réchauffe la mienne. Alors voici la suite de ce séjour à Nasbinal

Nous fonçons sur la route mi-enneigée, mi-dégagée. Pas de chaînes, ni de clous. C'est pour les touristes, paraît-il. "Ici on a l'habitude."

Nous nous enfonçons dans un univers clos de partout par l’ouate blanche. C'est bien de n'être nulle part. A la station, il faut reprendre pied. Petite animation des châlets-restaus, comme partout. Les pentes entre les sapins. Les tire-fesses. Les skieurs amateurs. Un petit air du temps où nous emmenions les enfants quand ils étaient à nous, avec encore tout plein de possibles devant. Tout plein ? Non, seulement quelques trajectoires non abouties sur des pistes balisées.
Un grog, au chaud derrière la vitre, puis nous repartons. Pierre est à l'arrière de la fourgonnette, vide maintenant. L'atmosphère s'est un peu allégée, on aperçoit l'hôtel des Œuvres Laïques tout près d'Aubrac, quelques burons endormis, par ici, par-là, dans l'amorce d'un paysage lent et doux.

Savez-vous ce que c'est un buron ? Pas tout à fait une grange, pas tout à fait une ferme. Une bâtisse de pierre solide, une seule grande pièce aménagée sommairement sur une cave où attendra le fromage.
A partir du 25 mai les troupeaux montent aux alpages. C'est le grand départ pour les herbages parfumés. Une cinquantaine de kilomètres à parcourir de la pointe du jour jusqu'au soir.
Le buron c'est le point de ralliement des bêtes pour la traite le soir. Le lait dans les grands pots est mis à cailler près de la cheminée, puis la tome mûrit dans les moules de bois cylindriques en attendant d'être plus élaborée et transformée en fourme, bleus, etc...
Le 13 octobre on redescend aux mas. C'est pour moi une image très littéraire, comme un voile sur mon chagrin.
J'aimerais voir peut-être. Voir l'été ici, revenir dans ce petit troquet où nous prenons un "petit rouge".

Le matin suivant la nature en a rajouté au conventionnel de paix et de solitude : la neige absolument vierge. Un petit soleil tout jaune. Des capuchons blancs aux toits. Un sapin tout givré. L'odeur du fumier qu'un tracteur transporte. Il fait doux. On marche. Un bistrot.
Un bougnat de la Porte de Montreuil de retour au pays. Une parisienne aussi, rapatriée dans son lieu d'origine, légèrement insolite avec son maquillage de ville, le crayon noir des sourcils soulignant un regard fatigué.
Notre séjour s'achève. Nous rentrons demain.
J'ai bien tenu.

5.11.05

La vie continue (suite)

Nous allons voir la lingerie, les belles machines neuves et modernes, avec cartes perforées, les grandes tables où s'empile le linge à repasser. Tout est propre, net. Le petit atelier où le mari prépare les abat-jour. De grandes peaux achetées directement aux abattoirs attendent d'être découpées avec soin après avoir été tannées.
Cette rampe d'escalier dans l'entrée, c'est le mari qui l'a dessinée. Tout en chêne massif. Je me sens apprivoisée par ces gens, par ces choses en gestation.
La grande salle qui sent le bois, le feu de cheminée, les grosses pierres apparentes, tout cela est juste assez naturel, assez conventionnel aussi pour que mon esprit glisse sans accrocher. Pas de prise à la bête sournoise, meurtrie de brûlures inconscientes et qui dort. Ne pas l'éveiller surtout. Tenir en laisse un mince filet de vie. Tout simple.

La neige. Toute blanche. Toute propre. Mon ensemble de ski est tout à fait douillet autour de mon corps. A ma soeur je dois le confort des bottes de cuir fourrées, du bonnet et de la longue écharpe moelleuse.
Je pense à ses pieds qui marchaient dedans, à son souffle qui traversait la laine. Je ne suis pas triste. Je suis un peu elle. Je suis un peu morte à l'intérieur et elle... elle est bien à l'abri aussi. Mon esprit s'endort. De la neige fouettée me cingle les paupières. Je marche contre le vent. Il faut marcher. C'est une idée comme ça, que j'ai encore. L'idée que ça fait du bien. Il faut se faire du bien. On est venu pour ça. Je sens l'air entrer profondément dans mes poumons et sortir à longue haleine. On force un peu le pas, pas trop, juste ce qu'il faut pour sentir que l'on marche. Pierre marche aussi, sans rien dire, un peu en avant. D'accord. De parti pris, d'accord avec tout. Quitte à exploser, à l'improviste pour on ne sait quelle obscure raison, dévastant d'un seul coup notre fragile équilibre.
Une seconde j'imagine que je suis là, toute seule à marcher sur cette route inconnue.
Impossible. Je me repose sur lui. Je lui abandonne les repères, les distances, l'orientation des routes. Je force un peu mon indifférence à choisir ou reconnaître les lieux. Je préfère ne pas regarder, je marche comme une bête. Je vois un arbre tout blanc. Tout propre. C'est suffisant.

Nous rentrons un peu étourdis. Deux anoraks, deux paires de ski dans l'entrée, seuls témoignages d'autres êtres ici. On les apercevra à peine. Tant mieux. Lui un petit moustachu aux longs cheveux, elle une asiatique aux cheveux raides, noir jais.

Le lendemain la neige fond. Le ciel est tout chargé. La route grisaille. Diversion : l'hôtelier nous propose une virée à Laguiole, à une quinzaine de kilomètres. Il va là-bas, en 2CV, porter des tables au "collègue".
Je grimpe à l'avant …..

4.11.05

La vie continue

Février 1984.
11 mois après le décès de ma sœur.

Voyage à Nasbinal, sur le plateau de l’Aubrac.

En février, nous partons à Nasbinal sur le plateau de l'Aubrac.
Je suis pleine de crainte. J’ai peur de l'insertion de ma vie dans un nouvel espace. Moi qui essaie patiemment de ne pas me voir, je vais être cernée par des lignes inhabituelles, éclairée de lumières naïvement impitoyables. Et tourneront, tourneront tous les pourquoi de ma vie dérisoire. Non sois sage. Tais toi. Ma révolte fléchit comme cette dure pelote de noir chagrin dont le fil mincit avec la trame des jours.

Alors j'écume quelque mousse de bien être : l'installation dans le train du départ, avec un peu d'inconnu devant. Un roulement doux.
Pierre a tout prévu. Rien à faire. Rien à penser.

Arrivée à l'hôtel : léger, léger voile de plaisir. Confort. Propreté deux étoiles. Des pierres, du bois, des poutres, de la mosaïque, des moquettes. Rien de spécial. J'y jette pourtant un regard mi-curieux, mi-satisfait. Ce doit être cela le luxe. Pourtant ce très grand lit pour deux où l'on peut vivre sa nuit sans sentir l'autre vivre est bien excessif. Chacun a une belle lampe pour lire le soir. Bien. Bien aussi, cette grande tablette où lire, écrire à l'aise. Bien ce radiateur électrique où la manette individuelle délivre le degré de chaleur exacte. Ne pas économiser. On a payé pour ne pas économiser, pour utiliser toutes ces serviettes de bains d'une blancheur immaculée, qu'on change chaque jour à peine dépliées. J'ai payé pour faire travailler cette femme harassée qui change mes draps tous les deux jours. Petite nausée. A peine. C'est l'heure du repas.

Table ornée, mets imprévu, gourmandise flattée. Menus plaisirs.
L'hôtelière est gentille. Elle est contente d'avoir fait cette terrine, de vous la présenter :
- C'est fait maison.
Comment ne pas terminer cette grosse et succulente tranche de pâté ? cette côtelette sauce moutarde, et ces petites pommes de terre sautées, et le fromage, et la bonne tarte maison au sucre et au beurre ? Tant pis, pour une fois ! Merci Madame. C'est très bon.
- Ça vous plaît ? Voulez-vous plus ?
- Non merci, mais je grignote encore un peu de cette énorme part de quiche.
Cette fois c'est dit, j'en laisse et je m'excuse. J'ai payé. Je suis bien libre.
Tout à l'heure j'irai à la pharmacie acheter un léger laxatif.

J'ai mangé des tripoux que je ne connaissais pas : des tripes de moutons avec un peu d'ail, du persil, bien cousues dans un morceau de panse, agrémentés d'une petite sauce et de carottes. Délicieux. C'est l'entrée.
Suivent la dinde en sauce, les petits légumes, le fromage, la tarte.
Une autre fois je découvre l'aligot : de la tome fondue dans une purée de pommes de terre, avec de la crème fraîche. Splendide. Et le civet de sanglier donc, le grand ramequin de mousse au chocolat, celle que j'aime avec du vrai chocolat noir très fin ! Tout de même je ne finirai pas tout. Je m'excuse.
Le boudin aux pommes non plus. On a dit qu'il est de bon ton d'en laisser un peu. Cela prouve bien qu'on est comblé.

Nous bavardons avec la Patronne. Elle est simple et nous confie qu'elle soupe le soir d'un grand bol de bouillon de légumes et de fromages.

Elle a un bel hôtel, c'est sûr. Superbe. Avec son mari, ils l'ont fait construire et l'ont ouvert il y a deux ans. Elle raconte simplement. Ses parents tenaient un hôtel à une vingtaine de kilomètres de là. Bien plus petit. Mais le travail ne manquait pas. A dix ans, il fallait aider, pour le vin, pour la vaisselle, il fallait se tenir dans la cuisine. Le salon c'était pour les clients. Alors maintenant elle a son appartement séparé. Elle a une fille de vingt ans, en pension à Toulouse, qui a du mal à décrocher son Bac. Et qui ne viendra pas pour les vacances de février. C'est trop court. Voilà.

L'hôtel est bien calme en ce moment, c'est une chance car sa santé devient fragile. Elle fait le feu à la cheminée. Son mari finit la confection et l'installation de la lustrerie. De grands abat-jour de peau. C'est joli. "Oui, on a fait beaucoup par nous-mêmes. C'est nous qui avons proposé les plans, organisé tout l'agencement intérieur. Nous en avons eu du plaisir, plus même que maintenant où tout est à peu près fini".

Cette conversation simple me plaît. Moi aussi j'aime surtout les choses à faire ou en train de se faire.
à suivre..

3.11.05

j'ai fait des histoires pour rien

depuis plus d'une heure je ne pouvais plus accéder à mon blog et prête à invoquer tous les démons de la terre, ou tous les saints du paradis, ....non c'est Saint Antoine je crois qui retrouve les objets perdus!
merci à lui.

2.11.05

Il n'a pas encore gelé


Les coprins micacés

Toute une kyrielle de coprins micacés sont apparus sur la pelouse de mon fils, tout autour de la souche d'un cerisier mort abattu l'année dernière.

En effet ces petits champignons spectaculaires apparaissent au niveau des racines de nombreux arbres morts.

Ils sont fragiles comme tous les coprins et deviennent rapidement noirâtres. Ils doivent leur nom à de minuscules plaques brillantes sur leur chapeau, parfois difficiles à apercevoir par temps humide.



Ils sont comestibles mais sans grande qualité gustative; en les faisant revenir dans un peu d'huile avec ail et persil c'est tout à à fait convenable.

31.10.05

le G5

Je ne crois pas aux miracles ni à toutes sortes de médecines plus ou moins douces ou charlatanesques.
Je n’utilise ni suppléments de vitamines et autres oligo- éléments..qui font les affaires de tant de publicités…actuelles
« Si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal »…..encore que…. l’excès en tout est un défaut…bref je me méfie.
Ceci dit, ayant une arthrose cervicale sans remède médical que calmants dommageables pour estomac et autres fatigues, j’ai essayé le G5 que j’avais d’ailleurs déjà signalé comme bénéfique à tout point de vue..
Je retrouve dans un « comment » une allusion à ce médicament et me permets de le signaler à nouveau.

Si vous voulez des renseignements précis affichez dans Google : Loïc le Ribault.
Il manque une petite mise à jour, le G5 est maintenant fabriqué en Espagne.

On peut demander aussi des renseignements et doc. en envoyant un mail
À: <"website:info"@loic-le-ribault.ch>
Objet: G5 demande de doc.

En souhaitant qu’il puisse soulager quelqu’un….

Il n’y a pas que le corps qui vieillit, l’esprit aussi ou plutôt le cerveau, tantôt l’un un peu plus vite tantôt l’autre..mais je vois qu’on n’en n’a pas fini de vouloir séparer le corps et l’esprit…et d’avoir peur de vieillir, ou de mourir !! et de se mentir !

vers 1930 (voir hommage aux parents disparus)


Avant passage à niveau

et sémaphore

30.10.05

Parc dans une maison de soins


Non loin de Blois

la douceur et le calme

du jardin de la France

Encore un peu de mythologie.

Charon

Le mythe

Charon est le batelier des Enfers, le "nocher" du monde souterrain, comme le traducteur le désigne souvent.
Il accueille dans sa barque les âmes des morts que lui amène Hermès "psychopompe" ; moyennant une obole, il les prend à son bord et leur fait traverser le Styx ou l'Achéron, la frontière qui sépare le monde des vivants de celui des morts.

Malheur à ceux qui n'ont pas de quoi payer ! Il les laisse sur la rive où ils sont condamnés à errer près du rivage, sans trouver le repos, jusqu'à ce que l'on statue sur leur sort (pendant cent ans selon Virgile, Enéide, VI, 329). C'est pour cette raison qu'on avait coutume de placer dans la bouche des défunts une pièce de monnaie afin de leur garantir ce passage dans l'au-delà.

L'absence d'obole peut être en effet la preuve que les rites funéraires n'ont pas été accomplis dans les règles, criminelle impiété qui condamne le défunt à l'errance et l'empêche de passer au statut de "mort". (On se souvient d'Elpénor, le compagnon d'Ulysse, d'Etéocle, le frère d'Antigone, qu'il ne faut pas laisser "sans larmes, sans sépulture"(Sophocle, Antigone, 29) ou des généraux vainqueurs aux îles Arginuses, condamnés à mort pour avoir abandonné les cadavres des soldats tués).
Charon n'a pas de généalogie clairement attestée, même si certains en font un fils d'Erèbe et de Nuit , filiation d'ailleurs plus symbolique que proprement mythique.

Une seule aventure mythologique lui est associée : lorsque Héraclès descendit aux Enfers pour aller capturer Cerbère sur les ordres d'Eurysthée et par la même occasion délivrer Thésée et Pirithoüs, enchaînés par Hadès pour avoir essayé d'enlever Perséphone, il exigea de Charon de le faire passer dans sa barque.
Devant son refus, le héros s'empara de sa gaffe et lui en asséna de tels coups que le malheureux nocher fut bien forcé d'obéir. Il fut d'ailleurs puni pour avoir laissé passer un vivant et condamné par Eaque, le juge des Enfers, à rester toute une année enchaîné, selon Servius, le commentateur de Virgile.

29.10.05

hommage aux parents disparus

Extrait de mon journal; évocation de mes parents

"C'était l'heure où les voitures rentraient des champs, où les trains du soir se faisaient plus nombreux. La porte claquait. Un vent glacé nous fouaillait les jambes. On entendait les sabots de ma mère sonner sur le ciment de l'allée. Mon père soignait les bêtes. Selon la saison il allait au bois faire les "affouages", façonner les fagots, couper, fendre, empiler les bûches, ou donner un coup de main au cultivateur voisin pour la fenaison ou la moisson en échange de quoi nous recevions gratuitement un ou deux sillons pour y planter nos pommes de terre ou nos carottes, un morceau de boudin à l'abattage du porc, un demi verre de lait supplémentaire dans notre pot le soir.
Je le revois rouge, tout ruisselant de sueur, les veines de ses mains toute gonflées, quand il rentrait, à la brouette, d'énormes charges de foin, une corde passée sur son cou pour soulager ses bras.
Il savait aussi tresser des paniers, réparer nos chaussures, raser à la perfection, la première herbe tendre, ou la dernière un peu sèche, aux pentes des talus. Il fallait encore cultiver le jardin, faire des conserves, nettoyer le poulailler, les clapiers, courir à Chaumont les jours de marché pour y vendre quelques volailles.( en plus de son travail de nuit)
Maman, elle non plus, ne rechignait pas à la besogne. Elle confectionnait tous nos sous-vêtements, la plupart des vêtements courants, même des chaussons pour la maison, raccommodait jusqu'à la corde, tricotait, tannait la peau des lapins, tout cela entre deux galops pour la manœuvre des signaux ou des barrières."


C'est une petite corbeille tressée par mon père vers 1930, j'avais environ 10 ans. Je revois la scène comme si c'était hier: mon père est assis dans la grande cuisine-séjour, sur son genou, à l'aide d'un couteau à lame courbe, il lève des écorces de coudrier(noisetier) sur de longues tiges qu'il est allé couper dans le bois puis il pelure ces long rubans de bois qu'il met à tremper dans une grande bassine d'eau afin de les assouplir. Le reste de la tige sera soigneusement assouplie puis partagée pour constituer le squelette de la corbeille. Il se reste plus qu'à tresser les brins d'écorce.Je trouvais cela tout naturel même si ce n'était pas du tout son métier mais une sorte de savoir faire héritée des paysans d'autrefois.Ce n'est que tout récemment que je me suis prise d'admiration pour la finesse de ce travail et l'état de conservation de cet objet de tous les jours. Le bois à peine patiné a gardé l' éclat et la solidité qui n'est pas celui de l'osier .

28.10.05

LES FLEURS DE LA TOUSSAINT

Beaucoup n’aiment pas les fleurs artificielles, je trouve que c’est un moindre mal dans les cimetières.
Il y en a d’ailleurs de très jolies, de vraies réussites techniques, en soie par exemple comme celle dont nous habillons nos épaules et pas plus figées que celles fixées sur un cliché ou peinture…d’artiste.
Mon cœur se serre quand j’ai l’occasion de voir ces milliers de superbes chrysanthèmes, fruit d’une longue patience et savoir faire des maraîchers, offerts en sacrifice aux morsures de la gelée, la nuit suivante.*
Ca me fait penser aux sacrifices sanglants offerts aux dieux pour les honorer ou nous les rendre favorables.
C’est la coutume direz-vous, notre culture, nos traditions. Une manière d’honorer nos morts.

Non toutes les coutumes ne sont pas respectables et je cite souvent un cas extrème comme celui de l’excision par exemple..,encore pratiquée de nos jours, même en France.

Et du point de vue écologique, consommation de choses qui vont à la poubelle sitôt achetées n’est-ce pas un non sens ?

Chaque année j’achète une ou deux de ces superbes potées qu’on vend à la Toussaint, et je les mets chez moi, au moins elles sont soignées, admirées, sauvées et non ignorées des morts qui ne peuvent plus les voir.

Mais c’est sûr on ne peut pas toujours être rationnel comme on ne peut pas toujours dire avec des mots les nuances de nos sentiments ….

Alors pour me faire pardonner ou mieux comprendre,

j’ose recopier ce que j’écrivis 9 mois après le décès de ma sœur; sur l'instant c'eût été impossible

début du récit:....( 25 nov.1983: "Voilà 9 mois hier que Ginette est morte......"

fin du récit:

« Les obsèques auront lieu à Dammartin-sur-Tigeaux. C’est le plus simple pour nous. Nous voulons le minimum. Pas de faire-part. Pas de fleurs. Aucun luxe de bois ou de satin. Tout est désormais inutile, sans objet.
Jean nous accompagnera. A la levée du corps, un voisin : le plus proche. A l'arrivée, un ami de Pierre. Un clair soleil aussi.

Et, contradictoires comme ces impératifs venus du fond des âges*, la gerbe de fleurs de soie, si tendres, si fraîches, que nous avons choisie Catherine et moi en dépit de nos principes et qui tremble au vent léger.

"Elle" est là-dessous, dans sa chemise de nuit à petites fleurs mauves, festonnée au col, et sa robe de chambre couleur rose chair un peu passé.

La campagne que aimions est là tout autour. Ce n'était pas seulement le plus simple.
C'était le moins cruel des abandons.

gelée de novembre: dans tout le nord de la France, il gelait régulièrement dès les premiers jours de novembre .
Cette année ?? le réchauffement climatique??

impératifs venus du fond des âges: nous sommes inconsciemment conditionnés , plus qu'on le voudrait, par les traditions, dans les moments de forte émotion.

27.10.05

L'empire des morts:croyances ou légendes d'autrefois

c'est vrai il faut penser à lire à l'envers donc après le texte suivant :

Cerbère
De l'union des deux monstres, Typhon et Échidna, naquit Cerbère, qui gardait l'entrée des Enfers. Ce chien à trois têtes avait un cou hérissé de serpents, et des dents dont la morsure était empoisonné comme celle de la vipère.
Le chien tricéphale, qui se tenait devant une antre au bord du Styx , permettait aux ombres des morts de pénétrer dans les Enfers, mais leur interdisait d'en sortir. Les mortels téméraires qui tentaient de s'aventurer dans le royaume des morts étaient impitoyablement déchiquetés.

Parfois Cerbère n'était pas aussi impitoyable que la renommée l'affirmait, et certains mortels ou héros parvinrent à l'apprivoiser. Psyché, envoyée par Aphrodite auprès de Perséphone, donna à Cerbère un gâteau et réussit à l'amadouer.
La Sibylle de Cumes, Déiphobé, lui offrit également une sorte de pâte soporifique lorsqu'elle conduisit Énée aux Enfers.

Quant à Orphée, on sait qu'il parvint à charmer de sa lyre et de ses chants l'inexorable monstre.

Enfin avec Héraclès, Cerbère connut une humiliante défaite. Autorisé à s'emparer du chien et à le ramener sur Terre à la simple et difficile condition de ne pas recourir à ses armes, Héraclès, de ses seules mains, l'étouffa à demi et put le porter ainsi jusqu'à Mycènes.

Mais bientôt Cerbère, gardien sans égal, fut rendu à l'empire des morts.

26.10.05

je les laisse toujours dormir en paix

Toussaint 1996

Ils vont aller dans les cimetières
S’assurer qu’ils sont bien morts
Leur tirer les vers du nez
Et trafiquer leur histoire
Et se faire toute une gloire
De les dire encore vivants.

Mais qu’aucune main ne dépasse.
Bien relégués dans leur espace,
Bien empanachés de fleurs et d’inscriptions,
De pleurs et de fastes,
Les morts, les pauvres morts
Se font bouffer par les vivants.

Tous ces fabricateurs d’édifiant
Ces commerçants et ces cerbères
Qui font les importants
Et remuent ciel et terre
Pour nous faire croire
Qu’ils sont vivants.

Que bien jolie sera la place
Où nous aussi pourrirons
Tout embaumés de fleurs tenaces
De mensonges et d’illusions
Que font éclore tous les bigots
Des morts vivants.


M. L.
28 octobre 1996.

24.10.05

Mon rêve de cette nuit


j'étais sur la mer, entourée de la mer mais sur uns sorte de chemin ,

tenant par la main ma petite fille de 6 ans et je lui disais:

" regarde comme c'est beau , la mer était d'un bleu léger, à peine frissonnante..

et tout à coup le flot a monté : nous étions dans l'eau ,

vite il fallait nous sauver, c'était la marée montante ...

je ne sais pas si nous sommes arrivés à bon port

mais cette image me reste :

un écho je pense de tous ces gens engloutis sous les eaux...

22.10.05

Bougainvillée


Ma bougainvillée

est revenue à la vie


mais qu'en faire

pour cet hiver ?

Dernières floraisons



"une rose d'automne est,

plus qu'une autre, exquise"

a dit le poète

Dernières floraisons


petite plante grasse

et feuillage

dans les derniers

rayons d'automne

19.10.05

Egypte


j'ai trouvé cette image que je trouve très belle:

"Surle Nil"

à partir d' un logiciel:

afficher sur Google:EARTH
on peut télécharger gratuitement

15.10.05

INSOMNIE : pour bercer nos douleurs...

"De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair,
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose."
Verlaine.

et ce poème de Baudelaire

Recueillement

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma douleur, donne-moi la main ; viens par ici,
Loin d'eux.
Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;
Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Insomnies Pour Pierre et les autres.....

je n'ai pas l'habitude de faire de la pub pour quoi que ce soit
je suis très prudente voire réticente au regard de toutes les médecines dites douces ,y compris homéopathie et autres placebo mais chacun ses choix et expériences. Plantes ne signifie pas panacée sans danger:il y a des plantes très toxiques comme des animaux à venin...

je veux simplement indiquer un produit qui me réussit ,que j'ai découvert par relation de bouche à oreille. c'est absolument inoffensif, sans effets secondaires,facile à prendre , mais sur qq semaines, à base de silicium : Le G5 mis au point par un chercheur non reconnu: Loïc le Ribault. c'est un traitement de fond qui peut agir sur multiples dysfonctionnements, le stress etc ..
si cela vous intéresse envoyez une demande de documentation par mail à
"website:info"@loic-le-ribault.ch
attention:nombreuses contre façons de la formule originale.

13.10.05

MEDECINE



paru dans Sciences et avenir.
dernier ouvrage de wincker paru: les 3 medecins( edit.POL) 2004

MEDECINE

Témoignage .

U n spécialiste.

Un kyste est apparu sur ma paupière il grossit et me fait mal. J'alerte (entre 2 visites) mon généraliste qui ne peut me recevoir que dans 10 jours me signalant toutefois que cela relevait d'un spécialiste en ophtamologie.

je prends RV au service d'oph.de la polyclinique la plus proche pour le lendemain, où le spécialiste me déclare que cela relève de la chirurgie à l'hôpital A., rédige une lettre : 45 E.
à payer de suite ( pas besoin de ma carte vitale, pas de tiers payant, me remet une feuille de renboursement)
la visite a duré 5 minutes , ne pourrait-on refuser un service papier dont je pouvais très bien me passer en m'adressant directement à l'hôpital?

N'aurait-il pas été plus humain de dire: je ne peux rien pour votre cas, adressez-vous à l'hôpital A, et ne rien demander comme honoraires?

je téléphone à l'hôpital au service indiqué:
-- voulez-vous un RV en Public ou en Privé?
--en public
--le 20 novembre
--et en privé?
--le 2 novembre
-- et je devrai payer combien?
--110E
-- et je serai remboursée combien,
-- je ne sais pas!

Que penser de ces services coûteux pour la sécu et l'usager?

Comment mettre un peu d'huile dans les rouages du profit à tout prix? au détriment des services de santé ?

je crois que je vais essayer de brûler mon kyste moi-même.

12.10.05

NOS AMIS LES ANIMAUX


Je veille mais:


Entrez, je ne vous ferai aucun mal


si je lis l'amitié dans vos yeux.

Nos amis les animaux

Extrait du livre de NICOLAS HULOT: le syndrome du Titanic:

""L'amour du prochain et la compassion envers les animaux se nourrissent aux mêmes racines.

Vingt siècles après Plutarque, et à la lumière d'une histoire tragique, Marguerite Yourcenar n'exprime pas une idée différente :

"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'est fait la main sur les animaux. On aurait moins accepté les wagons plombés roulant vers les camps de concentrations si on n'avait accepté sans même y songer la souffrance des bêtes dans les fourgons menant aux abattoirs. Tout homme qui chasse s'endurcit pour la guerre"

cette affirmation, je la fais mienne sans réserve : le combat pour l'écologie ne peut être qu'un combat humaniste.""

11.10.05

secours d'urgence






document paru dans
SCIENCES et AVENIR octobre 2005:

" actuellement en cours de tests, cette paille filtrante pourrait subvenir aux besoins en eau de boisson d'un adulte pendant un an pou 2 dollars"

8.10.05

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Extrait:

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

7.10.05

Poême d''hier et d'aujourd'hui




LE MUR


C’était un grand village

Avec des cousins, des parents, des enfants.
Sur la place jouaient. . .

Parfois perdaient des billes...
Sur la place parfois chantaient...
Parfois venaient les filles
Pour un tour de valse
En leurs joyeux atours...

Il a plu sur la place

Ils ont construit le mur
Le mur de nos amours.
A chacun sa moitié
A chacun son fusil
Et depuis ce temps-là

Il pleut sur nos amours.

7 mai 1993

6.10.05

Nostalgie

Eh oui! le temps passe, les moeurs évoluent, l'ordinateur remplace la lecture, la ronge sournoisement, les blogs ( même s'ils sont pafois fugitifs) supplantent ces longues lettres qu'on guettait à l'arrivée du facteur . ( je n'ai plus guère qu'une correspondance de ce genre)
Non je ne regrette rien comme dirait Piaf..pourtant je retrouve avec un peu de nostalgie ce poème que j'écrivis en 1996 pour le dixième anniversaire de la bibliothèque de Bobigny.
Elle est toujours riche et accueillante mais "plus loin qu'avant".... pour mes jambes...


Dixième anniversaire de la Bibliothèque Elsa Triolet de Bobigny.


Elsa mon amour tu es venue
Vêtue de papier et de vent
Pour mettre au détour de la rue
- --L’estampille de ton nom.

Dans son béton de suie
Dans ses tours sans balcons
Le cœur de la cité mal-aimée
S’est pris d’amour-passion
Pour t’offrir la fleur tenace
De la mémoire et du pardon.
Pour t’ouvrir un peu d’espace
---Où bâtir cette maison.

Y sont venus tous les poètes
Toutes les folies des horizons
Des cœurs vaillants*, des ponts de pierre*
Des Jean Jaurès, des chefs de guerre
Eluard, Ronsard et Aragon
Et la jolie bergère *
---Qui garde ses moutons.

Depuis dix ans que cela dure
Que se chargent de rayons
Les mots serrés dans les grimoires
Les mots fugueurs, les drôles d’histoires
---Chacun y puise à sa façon.

J’y viens lorsque le jour décline
Et qu’il fait froid dans ma maison
Elsa mon amour ma jeunesse
Entends le doux bruit de la rue
---Qui monte ici épeler ton nom.

M.L. novembre 96.

vaillants,..pont de pierre...etc : allusion aux rues ou quartiers de Bobigny.
bergère: madame Tabah, directrice à l'époque.

Elsa Triolet: Elle rencontre Louis Aragon en 1928 à Paris dans une manifestation. Dès lors leur deux vies sont inséparables. A la fois compagne et inspiratrice du poète (il écrit pour elle "les yeux d'Elsa" en 1942),

4.10.05

Pour François...et les autres.....

- Le meunier son fils et l’âne.
- La Fontaine

Extrait (la fable est longue...J'ai cherché sur internet on y trouve presque tout ce qu'on veut..et en retraite on a le temps!....)

- " Parbleu ! dit le Meunier, est bien fou du cerveau
Qui prétend contenter tout le monde et son père”
……………………………………………………………
…………………………………………………………….
- Le meunier repartit : “ Je suis âne, il est vrai, j'en conviens, je l'avoue ;
Mais que dorénavant on me blâme, on me loue,
Qu'on dise quelque chose ou qu'on ne dise rien,J'en veux faire à ma tête.
” Il le fit, et fit bien.
Quant à vous, suivez Mars, ou l'Amour, ou le Prince ;
Allez, venez, courez ; demeurez en province ;
Prenez femme, abbaye, emploi, gouvernement :
Les gens en parleront, n'en doutez nullement. "

2.10.05

Les oiseaux aussi ont peur ou l'instinct de survie

Mémoire : extrait

"........... ce nid de mésanges, du temps où elle avait six ans, sept ans peut-être ? un nid comme tous les autres, caché dans un coin de haie, mais juste à la hauteur des yeux, juste à la portée d’une petite main d’enfant,… ces petits becs ouverts et qui piaillent de faim et ces parents qui n’en peuvent plus de sillonner le ciel !

Elle avait donc déposé tout près du nid une petite boîte en fer blanc avec de la nourriture dedans. Et les parents, pris de peur les avaient abandonnés !

Pour Miny, c’est plus qu’un souvenir poignant ; des petites vies d’oiseaux perdues, ça ne se compte plus. Ça ne compte guère même .

Ce qui lui reste, c’est une sorte d’émotion diffuse qui émane d’un tableau : la haie de charme taillé, le luisant des feuilles nervurées, l’écorce brune du rameau fourchu, la porte du jardin et ses lattes de bois délavé, le petit raidillon de terre et de pierraille qui y conduit, et l’allée qui file à l’ombre du grand cerisier, un beau jour de printemps.

En surimpression, une sorte de soleil noir, une tache... un jour d’automne, la haie arrachée, un affreux trou béant, une autre mort.

Son père avait osé. Sans rien lui dire...."

30.9.05

De l'incompréhension entre les êtres , les peuples

de La Bruyère
,…….. « au sortir d'un long dîner qui lui enfle l'estomac, et dans les douces fumées d'un vin d'Avenay ou de Sillery ……..
quel moyen de comprendre, dans la première heure de la digestion, qu'on puisse quelque part mourir de faim ? »

La Bruyère : les caractères.

de Montesquieu :Les lettres persannes.

"Dans le Paris du début du XVIIe siècle, Rica et Usbek, les deux protagonistes des Lettres persanes, ont quitté l’habit persan pour se vêtir à l’européenne. Dès lors, nul ne les regarde plus et, lorsqu’au hasard d’une conversation l’on apprend d’où ils viennent, chacun de s’étonner : « Ah ! Ah ! Monsieur est Persan ? C’est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ? »

Amour

je me contenterai d'une autre parole:

17 juin 1940 : Pétain s'adresse par radio aux Français : "Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur...."

28.9.05

hou la la !! mea culpa!!!!

C'est une erreur d'avoir attribué le récit ci-dessous " à Sartre dans "Les MOTS!"
un peu d'intuition m'aurait peut-être évité cette bourde! Comme il s'agissait d'un scan sur papier volant sans nom d'auteur je suis partie sottement sur titre en haut de la page :" MOTS"
(une amie avertie m'a fait signe)
Le plus gênant que je ne sais plus du tout qui est l'auteur de ce petit texte... En attendant que quelqu'un le trouve on se contentera du contenu qui est tout de même le plus important ??? et mille excuses!

bougainvillée (bonzaï)


je n'aime pas tellement les bonsaï, ces pauvres plantes qu'on mignaturise en les soumettant à des opérations chirurgicales sévères, mais enfin celui-là m'avait été offert....

et il a bien souffert de notre absence...

je crois qu'il commence à reprendre vie,

il ne sera pas taillé de sitôt!

je n'aurais jamais dû m'éloigner d'mon arbre...BRASSENS

encore un peu vert en cet automne,

mais si fragile

passera-t-il l'hiver?

26.9.05

L'irréparable

Excusez moi pour ce long texte qui suit .
je mélange un peu tout car je ne sais même pas établir des rubriques comme le font les bloggers un peu avertis. Alors je mets tout à la suite comme dans un placard mal rangé

Cependant il( le texte!) provient d'une association personnelle et immédiate en rapport avec cette chanson citée par Mamounette..."Car l'irréparable c'est d'aimer d'amour" de V. SAMSON

Ne cherchez pas trop, mais cet homme est-ce un lâche ou une victime d'un coeur trop généreux?
et cette femme aimait-elle d'amour?

25.9.05

l'irréparable.. cette nouvelle me touche comme la chanson de V SAMSON

Extrait de "annulé " je ne sais plus le nom de l'auteur!!!

Oui, dans un téléfilm l’autre soir – oui j’avoue que je regarde assidûment la télé, pour ne pas trop traîner dans la maison comme un zombie, silencieux, inactif, en pantoufle – donc dans un téléfilm sur la 3, un homme déclarait brusquement, s’adressant à la femme qui partageait sa vie, Je me suis trompé je ne t’aime pas ; derrière moi la porte a grincé. J’ai tourné la tête, j’ai vu Marie sur le seuil de la cuisine. Elle fixait l’écran, son torchon à la main. L’homme a repris, Je ne t’aime pas, je me suis trompé.

Ça paraît simple à prononcer. C’était simple. Des mots qu’on sert après dîner à celle qui vient de servir le dîner tandis qu’elle débarrasse la table. Des mots sans nuance sans ambiguïté que je n’ai jamais pu dire à Marie.
Pourtant j’ai toujours su.
Que je ne l’aimais pas. On a beau réfléchir, se raisonner. Guetter en soi un trouble pas encore nommé pas encore reconnu. Qui serait là depuis longtemps, aurait tardé à se manifester mais s’imposerait peu à peu. On ne sent rien. Il n’y a rien, c’est évident, c’est définitif. Alors ne faudrait-il pas être sincère ? Et dire.
Sans doute j’aurais pu l’autre soir mettre à profit l’occasion, m’approcher de Marie, lui faire face et annoncer, Tout juste comme moi Marie, je ne t’aime pas.
J’y pensais. J’ai hésité. Elle était déjà repartie vers ses travaux domestiques.

Vous allez me demander pourquoi je l’ai épousée. Eh bien. Elle attendait un enfant. En ce temps- là et dans ces circonstances soit on n’épousait pas et on vivait dans la honte, soit on épousait et alors on s’efforçait d’y mettre quelque bonne grâce.
Ce fut une noce de village, une jolie fête. Marie vêtue de satin blanc, cheveux noirs en un lourd chignon, visage lisse épaules souple robe très ample qui ne laissait rie deviner de son état je faisais des envieux, sûrement personne ne se doutait que j’étais là sous contrainte. Il y eut la musique et les chants, les pétales de fleurs qu’on lance à la volée, le tonneau de vin du pays, les friandises traditionnelles, les plaisanteries des invités leurs bons souhaits verre à la main.
Peut-être aurais-je dû lui dire, avant la première visite des parents, des braves gens ravis de ce qu’il croyaient être l’heureux dénouement d’une histoire d’amour, j’aurais dit, Ecoute ma belle, on a été imprudents, te voilà dans l’embarras par ma faute, je vais réparer le dommage, légaliser la situation. Mais une fois pour toutes et clairement-
Je n’ai rien dit. Je ne disais pas Je t’aime mais elle pouvait se figurer que cela tenait à mon humeur morose. J’étais un homme taciturne. Pour obéir aux règles du commerce je suis devenu plus loquace. Elle aussi qui au début de notre vie conjugale respectait mon goût pour le silence.

Bientôt il lui a fallu, quand je rentrais de mes tournées, me transmettre les messages des clients souvent irascibles et qu’elle jugeait sévèrement.
Ce gros père qui rêve de chauffage intégré ne raconte que des sottises. Et madame le présidente du Conseil général prétend chauffer la salle de réunion avec un convecteur 1 500 watts !
Il est certain que les clients avaient d’absurdes exigences. La chaleur à moindre frais, le grand confort à bas prix. Marie les trouvait mesquins, chicaniers. Elle était habile à les pacifier, à leur vanter la qualité du matériel fourni, l’excellence du service. Marie savait les convaincre.
Marie plaisait à mes parents. Ils disaient que j’avais bien choisi. Le choix s’était borné à un coït éclair chez Aliocha, la meilleure copine de Marie. Elle était institutrice, elle avait été nommée dans un village isolé. Quand elle organisait une rencontre entre amis Aliocha pressait Marie de rester pour la nuit. Dans le logement de fonction attenant à l’école, une vaste maison ancienne, marie avait sa chambre au fond d’un corridor donnant sur l’arrière cour. A l’abri des regards indiscrets. C’est là que Marie et moi un soir on a fait l’amour pour la première fois. J’ai su alors que j’avais baisé une fille encore vierge que tourmentait l’état des draps qu’elle avait tachés de son sang. Un souvenir qui a compté lorsque j’ai pris ma décision, il n’y avait guère de risques que l’enfant soit celui d’un autre. Elle disait que c’était le mien.

A la naissance du bébé aucun doute n’aurait pu subsister. Les visiteurs s’écriaient qu’il ressemblait étonnamment à son père et la ressemblance je le voyais moi aussi. Je l’aimais, cet enfant. J’aimais devoir à Marie un tel cadeau. Si je ne l’avais pas souhaité, il était mon bien le plus précieux. J’aimais Johann. Je n’aimais pas Marie.
J’ai voulu n’y plus penser. Je me suis forcé d’être patient, accommodant. De pourvoir largement aux besoins de la famille. Dans mon atelier j’avais mis au point un radiateur à gaz avec allumage piézo-électrique c’était nouveau à l’époque, les affaires étaient bonnes.
Bientôt Johann marchait, babillait, nous étions des complices. Jeux, promenades, taquineries, autant de prétextes à lui montrer ma tendresse. Je conversais très peu avec Marie. Elle et moi on n’échangeait que les propos nécessaires au cours régulier de la vie quotidienne. On partageait le lit. Elle était chaude et douce. Je ne l’aimais pas.
Je me répétais qu’un jour je le lui dirais et je partirais. D’abord c’était, quand l’enfant sera un peu plus grand. Ensuite, quand l’enfant nous quittera. L’enfant a grandi, li a eu un frère qui a grandi. Johann d’abord, Boris ensuite sont allés au collège, puis à l’université. Je n’ai rien dit.

J’avais déjà du mal à ne pas m’abandonner à cette tristesse que me causait l’absence des garçons -Johann surtout, mon préféré. N’importe, j’aurais dû parler. Faute de l’avoir fait plus tôt. Mais dites-moi, dites- moi franchement s’il vous paraît décent d’annoncer à une femme qui passe chaque semaine tant d’heures aux soins du ménage, qui pose pour vous chaque soir sur le valet de nuit une chemise impeccable, une cravate défroissée, qui toujours prend votre défense quand un client vous invective, s’il vous semblerait normal de lui demander – au bout d’un an deux ans cinq ans dix ans vingt ans de vie commune( cinquante ans même),Ecoute-moi, je t’en prie. Et elle essuierait ses mains contre son tablier se disposant à vous entendre.
Elle remettrait en place une mèche qui lui tombe sur l’œil depuis un demi siècle. Alors vous, pompeux, ridicule, j’ai à te dire que je ne t’aime pas.
Impossible.

Et pourtant.
Je ne l’aimais pas ce jour funeste, quand la guerre a commencé. Nos fils étaient encore des gamins. Je me suis plaint de leur départ pour les études dans une faculté lointaine après avoir mentionné leur petite enfance heureuse sans vous conter nos années de misère. La guerre. La ville assiégée. J’hésite à évoquer cette période effroyable. Je voulais oublier ce drame. . la division en deux camps où étaient remis en question d’anciens partages de territoires. Les vieilles querelles brusquement ranimées, violentes. Les luttes sauvages. Le désespoir. Je sortais le fusil à la main, enrôlé sans conviction avec les uns contre les autres. Cherchant en vain quelque sens à cette vie de soldat de hasard, je ne savais même pas viser. Les gosses avaient peur, avaient faim. En dépit de la douleur et des larmes je me surprenais encore à décider que je parlerais à Marie, quand l’angoisse se ferait plus légère, quand la guerre finirait, quand les garçons s’éloigneraient, quand Marie et moi aurions cent ans à nous deux et que deviendraient fragiles nos chances de vivre un grand amour.

Non, je n’ai pas eu de liaison. Certes, je l’avoue, au temps où je voyageais beaucoup pour mon commerce j’ai parfois cédé aux instances d’une cliente qui m’offrait l’aventure d’un soir dans une ville étrangère. A la maison Johann et Boris, fredonnaient, Maman est la plus belle. Et si je n’acquiesçais pas avec assez d’enthousiasme leurs regards s’assombrissaient. Alors je souriais et j’inclinais la tête.
Il est vrai qu’elle était belle, Marie d’un paisible autrefois, celle qui durant mes absences encourageait les gamins à m’écrire et je trouvais à mon retour leurs billets naïfs et tendres dans le tiroir de mon bureau. Celle qui fixait le cérémonial des souhaits et cadeaux pour mon anniversaire. Johann récitait un compliment, Boris sautillant d’excitation à son côté. Marie venait par derrière, apportant un gros gâteau. C’était toujours le même, mon gâteau favori. Œuvre de Marie, four chauffé à point par Marie, moule renversé sur un plat à dorures. Les enfants battaient des mains. Rien de plus ou seulement, Merci.


Johann et Boris sont des hommes à présent. Cela me paraît un miracle que nous ayons tous les quatre survécu à cette longue guérilla qui a ruiné le pays, a fait des morts par centaines. Marie savait convaincre nos garçons de ne pas aller jouer dans la rue quand la rue était dangereuse, de se mettre à l’abri dès qu’on entendait le tir, de ne pas gaspiller la moindre nourriture, de supporter la soif quand l’eau était souillée. Moi dans mon atelier je n’avais plus grand- chose à vendre. Les pièces de rechange étaient rares. Tout le pays grelottait chaque hiver. Le carnet de commandes restait vide et nous manquions d’argent. Mais l’argent ne valait plus rien.
Marie élevait chichement quelques volailles. Me demandait de l’aide pour défoncer la cour, arracher les pavés et bientôt nous disposions d’un modeste potager. Une assiette de soupe était un mets royal. Des temps très durs. Au cours des années calmes on ne se méfie de rien, on s’occupe de ses petites affaires, on se tracasse pour des histoires de tuyaux et d’interrupteurs, de résistances trop faibles, de brûleurs mal réglés, ou parce qu’un enfant a toussé dans la nuit, ou qu’on se sent accablé d’avoir lié sa vie à celle d’une épouse dévouée qu’on n’aime pas et soudain c’est l’horreur, la mélancolie fait place au tragique. On voit mourir des voisins des amis. Chaque matin on se dit que le malheur va frapper encore. Aujourd’hui et demain. Et après.

Après. Après la guerre. Il y a eu - malgré tout ce qu’on avait infligé, tout ce qu’on avait subi, le lugubrement des morts, des blessés des infirmes, les murs écroulés, les demeures dévastées, oui il y a eu un moment d’allégresse. Les survivants étaient rassemblés sur la place. On s’embrassait on souriait on pleurait. Les femmes se sont mises à chanter. Puis les hommes ont fait de même. Tous les rescapés chantaient en pleurant, chantaient, pleuraient, tendaient les mains vers le ciel. Marie chantait comme tout le monde. Et pleurait aussi.
Ce que je n’avais jamais dit ce n’était pas le moment de le dire.

Peu à peu le travail a repris. La vie ordinaire. Avec ses peines ordinaires. Et cruelles. La mort des parents. Les miens, ceux de Marie. Avec ses joies ordinaires. Mariage de Johann et Boris. Chez Johann naissance d’une fille. Puis la petite est tombée malade. Une méningite. Mère et grand-mère se sont relayées sans répit auprès d’elle, leur amour a dû contribuer à sa guérison. Lélie est belle, est brune et ressemble à Marie.
J’adore Lélie qui ressemble à Marie.
Pour elle je néglige mon commerce. Mais souvent elle me quitte au plus fort de nos jeux parce qu’elle doit- se souvient-elle- dire quelque chose à Marie.
Lélie a un frère à présent. Johann a voulu qu’il porte mon prénom. Chez Boris un enfant va naître

Parfois Marie décide qu’il est temps de réunir la famille trop dispersée. Elle s’active à ses fourneaux. Je l’aide un peu, de mauvaise grâce. Dans sa cuisine je me sens balourd. Elle commande, Passe-moi le tamis, l’écumoire, la pôle au double fond, le rouleau la cuiller de bois
Me voilà qui cherche et maugrée.
Elle accepte mes maladresses avec beaucoup d’indulgence. L’offense que je lui ai faite, elle n’en n’a pas conscience. Moi je me juge impardonnable.

Marie est vieille, je suis vieux, je mourrai bientôt. Il faudrait désormais parler vrai. Admettre en toute simplicité. Ce serait bon.
Supposons que je me décide. Un de ces soirs. Après les infos. De mon pas traînant j’irai dans la cuisine
Et je dirai.
J’essaierai. Je me joue la scène. Sans espoir. J’entends déjà Marie qui me coupe la parole.
J’entends. Hein, quoi ? S’il te plait, répète.
Pour dire, c’est trop tard. Maintenant Marie est dure d’oreille.

24.9.05

au coeur des blogs

je viens de rechercher une citation de Sarah Bernard sur le blog de Mamounette, sans doute l'avais-je mis dans un coin de ma têtre comme une accroche à ce qui vagabonde dans ma pensée. Pardon de te l'emprunter et merci . Alors voilà:
Citation "le mot de la semaine.com"
La vie est courte, même pour ceux qui vivent longtemps. Il faut vivre pour quelques-uns qui vous connaissent, vous apprécient, vous jugent et vous absolvent, et pour lesquels on a même tendresse et indulgence. Le reste est "foultitude" (….) de laquelle on n'a rien à attendre
Sarah Bernard -
qu'est-ce donc qui se passe avec les bloggers que nous privilégions....comment foctionnent ces petits liens d'amitiés qui s'installent peu à peu comme une petite résonnance familière, semble se greffer sur des souvenirs ou de émotions communes et qui déclenchent ou raniment en nous des choses en sommeil quelque part et c'est comme un bonheur de sentir se
réveiller des choses mortes :
Une histoire de champignons prélevés dans les enclos où défier les taurreaux et me voilà dans le parc loin de ma maison où paissaient des vaches tranquilles mais où surgit un jour le fils du propriétaire du champ, nous demandant à ma soeur et à moi de partager le contenu de notre panier de si jolis rosés des prés!! émotion! et c'est ce grand dadet là, un surperbe gars de la campagne qui me fit danser plus tard à la fête du village!!
et c'est comme ça , à partir de petits brins de racine commune que se tissent les liens privilégiés des amitiés virtuelles .
Un papillon de nuit, tout petit fragile et gris, recueilli en image précieuse et me voilà avec la certitude que ma petite corbeille en osier sera regardée avec des yeux de sympathie...sincère
Il ne faut pas beaucoup plus pour sentir, au coeur des blogs , des connivences qui réconfortent.

22.9.05

champignons



petit champignon blanc de neige qui pousse habituellement dans ma prairie mais plus tard et pour peu qu'il pleuve .

Curiosité de la nature


Bois trouvé au bord d'un ruisseau:

morceau de racine probablement

blanchie par les eaux puis sèchée..

après avoir peiné à trouver son chemin!

21.9.05

visite inopinée sur notre pelouse vendredi dernier:



que du matériel heureusement ! ça doit être comme ça qu'on apprend à maîtiser sa nouvelle voiture!

corbeille de coudrier: détails


la petite corbeille de papa

C'est une petite corbeille tressée par mon père vers 1930, j'avais environ 10 ans. Je revois la scène comme si c'était hier: mon père est assis dans la grande cuisine-séjour, sur son genou, à l'aide d'un couteau à lame courbe, il lève des écorces de coudrier(noisetier) sur de longues tiges qu'il est allé couper dans le bois puis il pelure ces long rubans de bois qu'il met à tremper dans une grande bassine d'eau afin de les assouplir. Le reste de la tige sera soigneusement assouplie puis partagée pour constituer le squelette de la corbeille. Il se reste plus qu'à tresser les brins d'écorce.
Je trouvais cela tout naturel même si ce n'était pas du tout son métier mais une sorte de savoir faire héritée des paysans d'autrefois.
Ce n'est que tout récemment que je me suis prise d'admiration pour la finesse de ce travail et l'état de conservation de cet objet de tous les jours. Le bois à peine patiné a gardé l' éclat et la solidité qui n'est pas celui de l'osier .

Quelques paroles du poète me reviennent en mémoire:
Objets inanimés avez-vous donc une âme
qui s'attache à notre âme
et la force d'aimer.

20.9.05

pas pu poster depuis le 9 septembre!

suite à divers tracas dont le moindre mais le plus impératif fut une panne de connection en bas débit à la campagne
il me faut rattraper le temps perdu .....
retrouver le moral à travers les signes d'amitiés et tant de nouvelles et riches communications que j'ai commencé par visiter, merci à ceux qui ont pensé à moi, merci de m'attendre pour j'aille fouiller dans quelques clichés récents ou pensées vagabondes.....de ces jours derniers.
amitiés à tous.
micheline.

8.9.05

Trouvé dans mon courrier aujourd'hui:quel agréable humour!

Méditation souriante : pour ceux qui sont toujours jeunes !

Le coin de ma rue
Est deux fois plus loin qu’avant !
Et ils ont ajouté une montée
Que je n’avais pas remarquée !

J’ai dû cesser de courir après le bus
Qui démarre bien plus vite qu’avant !

Je crois qu’on fait les marches d’escalier
Bien plus hautes que dans le temps !

L’hiver, le chauffage est
Moins efficace qu’autrefois !
Et avez-vous remarqué les petits caractères
Que les journaux se sont mis à employer ?

Cela ne sert plus à rien
De demander aux gens de parler clairement !
Tout le monde parle si bas
Qu’on ne comprend quasiment rien !

Les jeunes gens eux-mêmes ont changé :
Ils sont bien plus jeunes
Que quand j’avais leur âge !

Et d’un autre côté,
Les gens de mon âge
Sont bien plus vieux que moi !

L’autre jour,
Je suis tombé sur une vieille connaissance.
Elle avait tellement vieilli
Qu’elle ne me reconnaissait plus !

Je réfléchissais à tout cela, en faisant ma toilette, ce matin.
Eh bien !
Ils ne font plus d’aussi bons miroirs
Qu’il y a soixante dix ans !



Composition d’un parent de Pierre Cinnoti

(confié aimablement) Remerciements

5.9.05

Nietzsche (citation ):: à votre réflexion!

"La vie se fiche de la morale ».
Nietzsche reproche au christianisme de ramollir l’homme, d’offrir la consolation d’un au-delà inexistant, auquel nul ne croit plus et l’hypocrisie des chrétiens qui ne vivent pas en respectant ce en quoi ils prétendent croire.
« Dieu est mort! Dieu reste mort! Et c’est nous qui l’avons tué! »
L’être humain est forcé désormais de ne compter que sur lui-même, sans aucune espérance

4.9.05

Silence (extrait du Mont des oliviers)

Le silence
.......
........
Muet, aveugle et sourd au cri des créatures,
Si le Ciel nous laissa comme un monde avorté,
Le juste opposera le dédain à l'absence
Et ne répondra plus que par un froid silence
Au silence éternel de la Divinité.
Alfred de Vigny

la rentrée des Blogs.

C’est la rentrée !

Pour les blogs aussi
Ceux qui ont pris un vrai repos
Comme ceux qui ont tourné au ralenti !

Retrouvons donc tous ceux qui nous ouvrent leur porte
Les sérieux qui nous interrogent ou nous enrichissent
Les généreux toujours prêt à partager, à nous refiler un tuyau
Les artistes qui nous donnent à voir
Les naïfs qui nous font sourire
De chacun nous apercevons le bout de l’oreille !!


Et moi et moi !!!

Je serais tentée de me taire ..

La vie me quitte tout doucement
Et je quitte la vie sans forfanterie,
Essayant de suivre sa pente naturelle...

Pourtant j’ai encore pleuré ce matin en écoutant J Brel
Et frémi en relisant A de Vigny.

extrait de : Le Mont des Oliviers ALFRED DE VIGNY

Jésus, se rappelant ce qu’il avait souffert
Depuis trente-trois ans, devint homme, et la crainte
Serra son coeur mortel d'une invincible étreinte.
Il eut froid.
Vainement il appela trois fois :"Mon Père!"
Le vent seul répondit à sa voix.
Il tomba sur le sable assis et, dans sa peine,
Eut sur le monde et l'homme une pensée humaine.
- Et la Terre trembla, ......

2.9.05

un peu d'histoire:La Louisiane

Brève histoire de la Louisiane :
9 avril 1682 : Cavelier de la Salle baptise la Louisiane
19 mars 1687 : mort tragique de Cavelier de la Salle
3 mai 1803 : Bonaparte cède la Louisiane aus Etats Unis

Le 3 mai 1803, le Premier Consul Napoléon Bonaparte cède la Louisiane aux États-Unis d'Amérique pour 80 millions de francs (15 millions de dollars, soit 8 cents l'hectare). Ce territoire, qui occupe à peu près tout le bassin du Mississippi, est alors plus vaste que les États-Unis et à peine peuplé de 50.000 habitants, non compris les Indiens. Il s'agit de colons européens et d'esclaves africains.Il a été colonisé sous le règne de Louis XIV, à la fin du XVIIe siècle, après une première tentative malheureuse de Cavelier de la Salle

le plongeoir: trop tard le cliché!, Fanny toute petite, en bas à gauche, est déjà arrivée.

fanny sur le grand plongeoir

pour la première fois

fin de vacances de fanny


la piscine de Crécy
seine et marne

très agréable

pendant les jours chauds d'Août

30.8.05

Printemps , Eté :.... des fleurs et des enfants



encore quelques beaux jours

avant la rentrée

29.8.05

S'occuper pendant les vacances


Plaisirs de vacances

Oser toucher

plaisirs de vacances

observer et admirer d'abord

Agde

fruits de mer à déguster sur la terrasse

7.8.05

c'est encore les vacances,


de nouveau à Agde pour une semaine

quand on est bien reçu on revient!!!

et quanq il commence à faire gris à Paris!

mes nouvelles photos sont encore dans le
magnétoscope!

2.8.05

Statistiques


paru dans Science et Vie

août 2005

selon l'anthropologue Scott Atran,

le nombre des croyants dans le monde

et la force de leur engagement augmentent

1.8.05

pour les enfants


allez à photofarfouille

plein de petites animations rigolotes..
une manière de rester jeune...
à moins que vous soyez déjà revenus en enfance
il faut bien que sénilité se passe!!
gentiment!
c'est tout le mal qu'il faut nous souhaiter!